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Les grandes manœuvres ont commencé…

C’est la rencontre entre un vieux briscard rompu à tous les coups et un petit nouveau.
Imaginez un peu un « pacs » entre le damoiseau de Sète et le duc de Septicémie…

François Commeinhes, Maire UMP de Sète depuis 2002, élu à la surprise de tous, se lance dans les négociations préliminaires avec Georges Frêche. Tous deux n’excluent pas de créer une communauté urbaine à laquelle la Communauté de communes du nord du bassin de Thau serait associée. Et les « Promis » sont pressés…

Il serait souhaitable que le projet aboutisse avant les joutes électorales, législatives et municipales, de 2007 et 2008.
Cet accord mettrait à mal l’esprit de résistance qui a animé quelques communes proches de Montpellier comme Mauguio et qui ont quitté la communauté d’agglomération de Montpellier.

Si l’opération en vue aboutissait, l’agglomération de Sète, la Communauté de communes du nord du bassin de Thau et l’agglomération de Montpellier attendraient une population d’ensemble de plus de 490 000 habitants, et le seuil des 500 000 serait vite dépassé, générant un « bonus » de 15 millions d’euros. Georges Frêche, malgré une convalescence difficile est sur tous les fronts. Il rêve son « duché » comme une puissance incontournable entre Toulouse et Marseille. En filigrane se projette l’Arc languedocien qui réunirait Sète, Montpellier, Lunel, Nîmes et Alès, et ce, avec la bénédiction de la Datar qui souhaite faire émerger des métropoles de dimension européenne…

S’il est louable d’extraire nos provinces du carcan jacobin, il est primordial de ne pas les livrer à la férocité et aux appétits de nouveaux féodaux dont Georges Frêche est en passe de devenir l’archétype, non sans talent…

Pendant que les politiciens se livrent dans la capitale à une lutte sans merci, la France se déconstruit et se recompose, sans véritable vision d’ensemble. Et pour cause… Dans l’esprit de la majorité de ces politiciens, la France n’existe plus.

Portemont, le 12 juillet 2005.

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