Y a t il un pilote dans l’avion
?
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Il a quitté sa locomotive et passe aux commandes d’Airbus.
Puisse-t-il être seul aux commandes…
Tous nos vœux accompagnent Louis Gallois !
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Il sera toujours possible de tirer à
vue sur l’usine d’Hambourg et faire porter tout le chapeau
au partenaire allemand… Les déboires d’Airbus prennent
leur source dans « le patrimoine génétique d’EADS »
(La Tribune du mardi 10 octobre 2006).
EADS fut avant tout une création
« politique »… Et Monsieur Dominique Strauss-Kahn
ne fut pas le dernier à se pencher sur le berceau de la nouvelle
née…
Se souvient-on de la fusion de Aérospatiale-Matra
et Dasa ? Se souvient-on du « montage » à
partir de la Sogeade entre l’Etat français et Lagardère ?
Cette « belle fusion franco-allemande » fut réalisée
« à parité » et a installé
à la tête du groupe un système à double commande.
Et ce système fut reproduit de haut en bas, à tous les étages…
A l’encontre de toutes les règles qui régissent une
bonne chaîne de commandement !
Des guerres larvées, sournoises,
se sont développées à tous les étages entraînant
lourdeur voire inaction… En veut-on un exemple ? Le fiasco
total quant au rachat de Thales en 2004… EADS s’est mué
en nid de vipères qui n’ont eu de cesse de développer
leurs appétits après le décès de Jean-Luc
Lagardère. « Clearstream », la belle affaire !
L’intervention de Jacques Chirac… Forgeard contre Camus. Et
la guerre de tranchées que se sont livrés patrons français
et patrons allemands… Difficile de remettre en cause des implantations
industrielles incohérentes…
Les enjeux vont au-delà de l’Airbus.
Il y a aussi des avions militaires et des deux côtés du Rhin
des hommes qui maintenant doutent quant à leur avenir…
Cette affaire laissera des traces et
les Allemands en sont à envisager de faire entorse à la
règle qui interdit à l’Etat allemand d’investir
dans les secteurs concurrentiels : « Nous
devons empêcher que la France tire trop la couverture à elle ».
Propos de Franz Joseph Jung, ministre de la Défense…
Dans cette affaire, l’Etat français,
incompétent, s’est tiré une balle dans le pied et
a gâché savoir faire et enthousiasme de milliers de Français…
Tous les talents d’un homme tel
que Louis Gallois et le consensus franco-allemand qui s’est réalisé
sur son nom ne doivent pas masquer la réalité : notre
régime politique discrédite la France.
Jusqu’à quand les Français
pourront-ils le supporter ?
Léon Areva, le 15 octobre 2006
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