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Le
lance-pierre ne serait-il pas l’arme d’avenir ?
Nous nous gaussons des malheurs budgétaires
de notre défense nationale, avec un cynisme tout gaulois. Nous
raillons les dérives budgétaires de nos programmes militaires
et quand notre porte-avions phare « perd » une hélice,
c’est l’hilarité générale.
Nous nous complaisons dans une culture du dénigrement. C’est
explicable par des décennies d’auto-culpabilisation…
Loin de nous de ne pas exiger la rigueur nécessaire à toutes
études et élaborations de projets sur lesquels repose notre
sécurité.
Aux Etats-Unis, un programme militaire de taille et non des moindres est
remis en cause.
En 1984, était lancé le programme LHX portant sur la mise
en œuvre de 2000 hélicoptères de reconnaissance et
d’attaque furtifs. Après les études et dépôts
de dossiers d’usage, les sociétés Boeing et Sikorsky
étaient retenues en 1991. Tout est long dans l’élaboration
de tels projets, même chez les états-uniens !
Le premier prototype nommé YRAH-66 sortait d’un hangar bien
gardé, en 1995. Ce premier prototype, porteur d’espoir, prenait
l’air en 1996. Son jumeau volait en 1999.
En avril 2000 l’U.S Army fixait ses besoins à 1213 appareils.
Admirez la précision !
Peu de temps après un contrat de développement était
signé pour 13 appareils, pour un coût de 3,1 Milliards de
dollars.
Le prototype était modifié en regards des exigences du client
et il volait en décembre 2000, et à terme, les besoins étaient
appréciés à 2000 appareils.
Sans que le malheur des autres fassent notre bonheur, la dérive
des coûts et certaines difficultés techniques portaient le
coût unitaire de ces oiseaux de malheur, de 12 millions de dollars
à 58 millions de dollars. Ce ne fut pas sans incidences sur le
moral des troupes…
En septembre 2002, les besoins étaient revus à la baisse
et les spécialistes ne tablaient plus que sur 650 appareils.
Le général Peter Schoomaker, chef d’état-major
de l’armée de terre étasuniennes et donc « patron
» de l’U.S. Army Aviation (aviation légère de
l’armée de Terre), annonçait le 23 janvier 2004, l’annulation
du programme « Hélicoptère RAH-66 Comanche ».
Il demandera sous-peu au Congrès de voter un amendement qui devrait
permettre d’affecter les crédits qui ont été
votés initialement (14,6 milliards de dollars de 2004 à
2011 pour l’achat de 126 hélicoptères), à l’achat
de 796 autres hélicoptères, moins onéreux et d’en
moderniser 1400 existants…
Cette « merveille » technologique qui échappe à
la détection des radars ennemis est donc mise -pour l’instant-
au placard.
Le secrétaire d’Etat à l’armée de Terre
a déclaré que cet hélicoptère ne répondait
plus « au nouvel environnement opérationnel rencontré
lors des deux années et demie de guerre contre le terrorisme ».
La démonstration de cette vérité a été
faite par la preuve par neuf…
En effet, tant en Afghanistan qu’en Irak, neuf hélicoptères
préfigurant le futur Comanche, ont été abattus par
de simples missiles anti-aériens portables ou avec « d’autres
moyens plutôt rudimentaires ».
Il convient donc, comme je vous y invite, de reconsidérer l’intérêt
du lance-pierre.
Sans étude préalable, nous pouvons assurer que les dommages
collatéraux seraient moindres.
Un très rapide sondage me permet de vous garantir un puissant soutien
des populations civiles…
Nous n’avons pas la science infuse, aussi avons nous visité
le site www.aerospacemedia.com
et nous remercions grandement leurs collaborateurs.
Portemont, lundi 15
mars 2004,
en ce de jour la Sainte-Louise de Marillac, a.d. 2004
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