Synthèse de Rayane,
algerie-dz.com
D’après Liberté
L’Algérie et la Turquie signeront
un traité d’amitié
L’Algérie et la Turquie devront signer
un traité d’amitié à l’occasion
de la visite à Alger du premier ministre turc, Recep Tayyip
Erdogan, reçu au palais d’El Mouradia par le président
Abdelaziz Bouteflika.
lundi 22 mai 2006.
Un traité devait être signé avec la
France, mais c’est à la Turquie que l’Algérie
offre un traité d’amitié, sans conditions,
ni réticence. “Les Algériens et les Turcs
ont vécu ensemble et librement pendant 300 ans”,
relate Ercümend Ahmet Enç, ambassadeur de la Turquie
à Alger. L’histoire de la présence
ottomane chez nous, certes, n’est pas rose, mais ne regorge
pas de pages aussi sombres que le passé colonial français.
Comme pour mieux creuser cette dissemblance, M. Ercümend
regrette que l’arrivée de la France en 1830
ait “cassé les liens très profonds”
entre les deux peuples. Mais pas pour de bon. “Nous
avons été éloignés par les vicissitudes
de l’histoire, mais nos relations reprennent”, se
réjouit le diplomate qui animait hier au siège de
sa résidence une conférence de presse, peu avant
l’arrivée à Alger du Premier ministre Recep
Tayyip Erdogan.
Le recouvrement de cette proximité historique
est célébré dans la solennité à
travers la ratification d’un traité d’amitié
sur lequel M. Erdogan vient apposer sa signature à côté
de celle du président Abdelaziz Bouteflika. C’est
la seconde fois dans les annales des deux pays, depuis la chute
de la Régence d’Alger, il y a deux siècles,
qu’un officiel turc visite la capitale algérienne.
De son côté, l’Algérie n’avait
jamais pris ce genre d’initiative jusqu’à l’année
dernière, quand M. Bouteflika se rendit en visite officielle
à Ankara, la première depuis l’indépendance
du pays. Le seul à l’avoir précédé
est l’Émir Abdelkader. Très féru de
détails historiques, l’ambassadeur de Turquie, qui
rapporte cette information, se projette également dans
l’avenir. “Nos relations n’ont pas de plafond”,
note-t-il enthousiaste.
Défendant son gouvernement de vouloir
promouvoir des liens exclusivement mercantiles, il s’attarde
sur l’attachement sentimental des deux peuples qui ont eu
à exprimer leur solidarité, l’un envers l’autre,
en des circonstances douloureuses, comme les séismes d’Izmir
et de Boumerdès ainsi que les inondations de Bab El-Oued.
Ces retrouvailles s’expriment, par ailleurs, à travers
le nombre d’Algériens (40 000) qui se rendent chaque
année dans le pays du Bosphore. Sur le plan politique,
l’ambassadeur trouve que l’Algérie et son pays
“occupent des positions charnières dans le pourtour
méditerranéen”, faisant d’eux des partenaires
stratégiques d’une collaboration très étroite
au sein des organisations internationales comme l’ONU, l’OCI
(Organisation de la conférence islamique), l’OSCE
(Organisation de la sécurité et de la coopération
en Europe), l’OTAN et prochainement au sein de l’OMC
(Organisation mondiale du commerce).
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