vendredi 21 novembre 2008

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Et si le temps des grands hommes était revenu ?

Le 7 décembre dernier, l’Occident était sous le choc devant l’écrasante victoire de Vladimir Poutine aux élections législatives Russes. Voici un Pays en effet, rongé par la corruption et les pratiques mafieuses, que le monde satisfait et repu regardait encore hier avec un soupçon de contentement, sombrer dans une anarchie, dont on pensait qu’il ne se relèverait jamais. Et soudain un homme apparaît, ni communiste, ni libéral. Il fait tomber les grandes féodalités, et il réunit la majorité des suffrages. Il adopte des positions non « correct » au plan international, il s’attaque aux sources du fondamentalisme musulman qui prétendait s’implanter aux portes de son grand pays Orthodoxe, avec le soutien de la quasi-totalité de son peuple. Bref il gouverne son pays librement et souverainement. C’est à des signes de caractère de ce type que l’on reconnaît les grands hommes, ils ne cherchent pas à plaire, ils oeuvrent seulement au redressement de leur pays avec détermination, sans écouter les leçons de morale que leur infligent des « alliés » trop satisfaits d’eux-mêmes. Peu importe en effet ce que pensent les contemporains, pour lesquels la démocratie est devenue une formule incantatoire, un petit peu comme l’eau bénite dont les bigotes aspergeaient ceux qu’elles croyaient possédés par le démon. C’est l’Histoire qui les juge. C’est aussi la mesure de cette Histoire qui guide les vrais chefs d’état à la tête d’une nation chargée de tradition, d’épopées et de civilisation. C’est la certitude que tout n’est pas fini, qu’il n’est pas encore temps de se soumettre à l’unicité, l’uniformité, la platitude planétaire voulue par les marchands apatrides.
Les démocrates devraient bien mesurer que ces hommes là sont aimés du peuple, des peuples.
Qui se souvient que quand le prévôt des marchands voulut livrer Paris aux Bourguignons, il fut tué par la foule en colère, cette foule qui courut acclamer le roi, incarnation de la résistance. Gardez vous de mépriser le peuple, vous les pieux démocrates qui vous inquiétez de la montée du populisme. Tôt ou tard, dans notre beau pays de France, l’élection se fera au pavois, par acclamation et nul n’y pourra rien. Parce que la médiocrité ne peut toujours l’emporter, parce que les épiciers ne peuvent tout vendre et tout acheter, parce qu’il existe des hommes capable de reprendre à leur compte l’Histoire de leur pays, il y en a même qui font déjà partie de l’Histoire.
Que nul ne s’inquiète, je ne suis pas tombé de ma chaise, ni dans la quête désespérée de l’homme providentiel. Celui là n’existe pas en tant que tel. Cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas attendu. Il y a toujours un temps pour les Napoléon ou pour les De gaulle. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils eurent raison politiquement, et qu’ils auraient mieux fait d’agir autrement… Mais les peuples, après avoir été traités comme des clients et/ou des marchandises, soupirent après un nouveau César.
En l’absence de souveraineté incarnée dans le temps présent et dans l’Histoire, la place est aux aventuriers audacieux, pour notre bien comme pour notre malheur, mais sortir enfin de la grisaille et de l’hypocritement correct…
N’est ce pas ce qu’aurait compris un certain Nicolas Sarkozy qui caracole dans les sondages au grand dam des pisses vinaigres qui gèrent la boite ?

O D, le jeudi 11 décembre 2003,
en ce jour de la Saint-Damase.

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