vendredi 21 novembre 2008

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

C’était écrit ! Et pas dans le marc de café…

Depuis bien des années, la rue gouverne. Elle gouverne d’autant plus que nos dirigeants font les fiers…
Souvenez-vous. Un grand cru que 1986…

Manifestation conte la loi Devaquet (Paris, 1986)

Il était question de l’autonomisation des universités, d’augmenter les droits d’inscriptions et de parfaire la sélection. Le projet de loi avait nom « Monory-Devaquet ».

Le 27 novembre de cette belle année, 500 000 manifestants envahissaient Paris. Vous parlez d’une horde !

Le fier Jacques, ministre de la cohabitation martelait haut et fort : « Je ne cèderai pas ! »

Question d'homme?
Non! Question de régime…

Le 5 décembre, jour de la « bavure » par excellence : Mort de Malik Oussekine. L’émotion prend le pas sur toute réflexion. Devaquet démissionnera et le projet sera mis au panier.

Les bouillons de la gauche n’apportent pas de trêve.

Prenons 1993. La rose socialiste connaît la débâcle aux législatives. Un beau cru aussi, un cru Balladur. Nous sommes en décembre et le Conseil constitutionnel ne « fusille » pas le projet de loi visant à développer l’enseignement privé par des fonds publics. Le fantôme de Falloux en prend un sérieux coup. Exit ! Balladur se dégonfle.

Une autre grande année que 1994 !

Edouard Balladur

Monsieur Premier, c’est encore Edouard. Un dur de dur le Balladur !
C’était le temps du CPI. A une lettre, nous y étions déjà… Il s’agissait d’un smic sur mesure pour les jeunes, permettant de les payer un peu moins que le salaire minimal.

Le CPI est adopté à l’Assemblée, assemblée des élus du Peuple, rappelons le !

Les manifestations s’installent dans notre paysage national. Mais un vrai dur se dresse alors : Michel Giraud, ministre du Travail.

Plus raide dans ses bottes qu’un Jupé avant l’heure, il lance aux manifestants :
« Comme à Verdun, on ne passe pas ! »

Nous en frémissons encore d’émotion.

Michel Giraud

Quelques jours après, Balladur se mue en croque-mort et enterre son CPI. Exit !
Mais nos politiciens sont tenaces et de quelque bord qu’ils soient, ils ont de la suite dans les idées.
Ils ne faiblissent pas. Le sieur Fillon, à la tête des universités, tente un projet sur les IUT en 1995. Retiré !

Cette même année, un dur « froid » se dresse. Alain Jupé !

Alain Jupé

Il recueille une ovation digne d’un stade au cœur de l’Assemblée nationale. Tous debout les députés de la majorité…
C’était le plan de « sauvegarde de la Sécurité sociale ».

« Je ne céderais pas ! » Du vrai Jupé. Reculade et enterrement.

Ferry le Philosophe, l’homme de la grande société civile, concocte un projet sur l’autonomie des universités. C’était en 2003. exit !

Luc Ferry

Nous n’accablerons pas ce qu’il est commun d’appeler la Droite. La Gauche n’est pas plus heureuse dans ses tentatives. Et nous nous sommes grandement réjouis en 1984, lors de l’échec du projet Savary… Ne détenons-nous pas un record de manifestants, un vrai record ?

L’éternel donneur de leçons, l’impayable Michel Rocard, a baissé les bras face aux infirmières et c’était une défaite méritée !

Michel Rocard

 

Le triste Jospin a fait de même face aux étudiants.

Lionel Jospin

 

Il était donc écrit qu’un Villepin ferait comme ses prédécesseurs.

Notre régime politique inscrit en lettres d’or la phrase de Bismarck :
« Une fin désastreuse vaut mieux qu’un désastre sans fin »

Dominique de Villepin

Il ne faudrait pas que ce perpétuel jeu de massacre dure trop longtemps. Il faut faire partager à tous les Français nos espérances. Elles reposent avant tout sur un changement radical de régime…

Saluons l’excellent travail de Robert Schneider dans son article publié dans « Challenges » du 16 mars 2006. Tout était écrit avant l’heure.

Portemont, 6 mai 2006

Transmettre à un ami
Imprimer

Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.