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C’était écrit ! Et
pas dans le marc de café…
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Depuis bien des années, la rue gouverne. Elle gouverne
d’autant plus que nos dirigeants font les fiers…
Souvenez-vous. Un grand cru que 1986…
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Manifestation conte la loi Devaquet (Paris, 1986) |
Il était question de l’autonomisation des universités,
d’augmenter les droits d’inscriptions et de parfaire la sélection.
Le projet de loi avait nom « Monory-Devaquet ».
Le 27 novembre de cette belle année, 500 000 manifestants
envahissaient Paris. Vous parlez d’une horde !
Le fier Jacques, ministre de la cohabitation
martelait haut et fort : « Je
ne cèderai pas ! »
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Question d'homme?
Non! Question de régime… |
Le 5 décembre, jour de la « bavure »
par excellence : Mort de Malik Oussekine. L’émotion prend
le pas sur toute réflexion. Devaquet démissionnera et le
projet sera mis au panier.
Les bouillons de la gauche n’apportent pas de trêve.
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Prenons 1993. La rose
socialiste connaît la débâcle aux législatives.
Un beau cru aussi, un cru Balladur. Nous sommes en décembre
et le Conseil constitutionnel ne « fusille »
pas le projet de loi visant à développer l’enseignement
privé par des fonds publics. Le fantôme de Falloux
en prend un sérieux coup. Exit ! Balladur se dégonfle.
Une autre grande année
que 1994 !
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Edouard Balladur |
Monsieur Premier, c’est encore Edouard. Un dur de
dur le Balladur !
C’était le temps du CPI. A une lettre, nous y étions
déjà… Il s’agissait d’un smic sur mesure
pour les jeunes, permettant de les payer un peu moins que le salaire minimal.
Le CPI est adopté à l’Assemblée,
assemblée des élus du Peuple, rappelons le !
Les manifestations s’installent dans notre paysage national.
Mais un vrai dur se dresse alors : Michel Giraud, ministre du
Travail.
Plus raide dans ses bottes qu’un Jupé avant l’heure,
il lance aux manifestants :
« Comme à Verdun,
on ne passe pas ! »
Nous en frémissons encore d’émotion.
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| Michel
Giraud |
Quelques jours après, Balladur se mue en croque-mort
et enterre son CPI. Exit !
Mais nos politiciens sont tenaces et de quelque bord qu’ils soient,
ils ont de la suite dans les idées.
Ils ne faiblissent pas. Le sieur Fillon, à la tête des universités,
tente un projet sur les IUT en 1995. Retiré !
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Cette même année, un dur «
froid » se dresse. Alain Jupé !
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| Alain
Jupé |
Il recueille une ovation digne d’un stade au cœur
de l’Assemblée nationale. Tous debout les députés
de la majorité…
C’était le plan de « sauvegarde de la Sécurité
sociale ».
« Je ne céderais
pas ! » Du vrai Jupé. Reculade et enterrement.
Ferry le Philosophe, l’homme de la grande société
civile, concocte un projet sur l’autonomie des universités.
C’était en 2003. exit !
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| Luc
Ferry |
Nous n’accablerons pas ce qu’il est commun d’appeler
la Droite. La Gauche n’est pas plus heureuse dans ses tentatives.
Et nous nous sommes grandement réjouis en 1984, lors de l’échec
du projet Savary… Ne détenons-nous pas un record de manifestants,
un vrai record ?
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L’éternel donneur de leçons, l’impayable
Michel Rocard, a baissé les bras face aux infirmières
et c’était une défaite méritée
!
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| Michel Rocard |
Le triste Jospin a fait de même face aux étudiants.
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| Lionel
Jospin |
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Il était donc écrit qu’un Villepin ferait
comme ses prédécesseurs.
Notre régime politique inscrit en lettres d’or la
phrase de Bismarck :
« Une fin désastreuse
vaut mieux qu’un désastre sans fin »
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Dominique
de Villepin |
Il ne faudrait pas que ce perpétuel jeu de massacre
dure trop longtemps. Il faut faire partager à tous les Français
nos espérances. Elles reposent avant tout sur un changement radical
de régime…
Saluons l’excellent travail de Robert Schneider dans
son article publié dans « Challenges » du 16 mars
2006. Tout était écrit avant l’heure.
Portemont, 6 mai 2006
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