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Honte !
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Il est noble, après la bataille, de soigner l’adversaire
auquel la Fortune des Armes n’a pas souri… Mais il
est vil de se confondre en courbettes devant un ancien ennemi
qui vous crache à la figure dans le mensonge.
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Le port d'Alger dans les années 50. |
Et c’est pour cela que la République Française
reçoit une fois encore Monsieur Abdelaziz Bouteflika, à
l’Hôpital des Armées du Val de Grâce.
Les dernières déclarations du président
algérien se passent de commentaires :
« La colonisation a réalisé
un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre
langue, de nos traditions »
La presse algérienne avait ironiquement qualifié
d’ « échec » le voyage de Monsieur Douste-Blazy
les 9 et 10 avril. La France se trémousse dans tous les sens dans
l’espoir de signer un traité d’amitié franco-algérien.
Elle se trémousse en vain.
Monsieur Bouteflika doit donner des gages aux islamistes
qui se rallient, et mieux encore, comme le disait Mohamed Bedjaoui à
Washington les 12 et 13 avril – après donc le séjour
de notre grand diplomate à Alger – patron de la diplomatie
algérienne : La France n’avait pas le même poids, en
Algérie, que les Etats-Unis…
Les Etats-Unis sont devenus le premier partenaire algérien
avec 12 milliards de dollars d’échanges.
Mais pour ses bobos, Monsieur Bouuteflika préfère
la France, histoire peut-être de l’humilier un peu plus…
Léon Areva, le 21 avril 2006
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