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Qui est la vache à lait de nos politiciens ?

La vache à lait de nos politiciens, c’est nous ! Notre propension, à la moindre crise, à la moindre alerte, à crier : « Allo Etat bobo ! »

L’Etat depuis belle lurette ne gouverne plus. Il nous administre. Il administre nos bleus à l’âme. L’Etat est devenu obèse et notre société lui emboîte le pas. Il amplifie nos peurs, les entretient et ne cesse de nous entretenir d’illusions.

C’est écrit avec talent dans le quotidien « La Tribune » du mercredi 8 mars 2006, par Mathieu Laine, avocat et maître de conférence à Sciences Po :
« … sur tous les sujets, l’Etat nounou nous borde et nous protège. Il nous promet un monde propre, sans risque, tolérant et solidaire et ne cesse de nous donner la conduite à tenir. »

Alors que l’Etat s’épuise à trouver mille tours de passe-passe pour se sauver, nous l’appelons comme des oisillons, le bec ouvert, vacillant sur le bord du nid…

Se souvient-on des « campagnes, cousues d’eau de rose, pour nous inviter à « faire du sport », « monter et descendre les escaliers » (car c’est bon pour la santé) ou à « ranger nos affaires pour éviter les chutes » (sic), nos dirigeants nous prennent par la main et nous déresponsabilisent. »

En fait, c’est nous qui, au moindre courrant d’air, à la moindre bise, tendons la main tel un noyé.
Mathieu Laine lance un cri d’alarme : « Va-t-on bientôt faire imprimer sur les barres chocolatées, que « le sucre fait grossir » ou, sur le fronton des maternités, que « naître fait mourir » ?
« Cette spirale interventionniste et sécuritaire, véritable tyrannie de la précaution, brise les énergies individuelles, étouffe la croissance économique et anéantit l’esprit de responsabilité.
Nous avons oublié que le risque, c’est la vie…
« Et qu’aujourd’hui, à force d’intervenir, c’est l’Etat lui-même qui devient le plus grand risque pour les Français. Car ce système, qui taxe tout ce qui bouge, nous dit qu’il ne faut pas boire, pas manger gras, pas fumer et qui définit arbitrairement le temps de travail et l’âge de la retraite, rend la liberté présumé coupable et brise les initiatives. »

L’Etat s’est invité à notre table, dans nos bibliothèques – l’historiquement correct… - et dans notre lit !

Mathieu Laine d’en appeler à un sursaut : « Reprenons donc le contrôle de nos vies, croyons à nouveau en nous-même… Un seul mot d’ordre, désormais : brisons les barreaux de la grande nurserie ! Il est encore temps. »

Pour cela il nous faudrait un grand souffle…

Portemont, le 23 mars 2006

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