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Un air de déjà vu…
Bientôt un an. Un anniversaire
qui ne donne pas le goût de la fête.
Entre le 6 et le 9 novembre 2004, plusieurs milliers de Français
avaient été « exfiltrés » à
la sauvette de Côte d’Ivoire.
Souvenez-vous, c’était
l’épisode de « la chasse aux Blancs ». Depuis,
comme c’est souvent le cas en de pareilles situations, des associations
se sont constituées :
l’Association des rapatriés de Côte d’Ivoire
(ARCI) et l’Association de défense des entreprises sinistrées
de Côte d’Ivoire (Adesci). Près de 150 entreprises
à capitaux français ont été saccagées.
Pour les entreprises adhérant à l’Adesci, les dommages
sont évalués à 60 millions d’euros.
Rien de nouveau.
Le nombre de Français rapatriés
de Côte d’Ivoire depuis 2002 s’élèvent
à environs 16 000 personnes.
S’appuyant sur un texte de 1961, péniblement élaboré
au « bénéfice » des rapatriés d’Algérie,
et le modifiant, la République toujours bon prince, a versé
750 euros par personne aux rapatriés de 2004… De généreuses
promesses de relogement ont été formulées…
Dans les faits, c’est avec plus
ou moins de « bonheur » que les rapatriés
obtiennent la couverture maladie universelle ou le revenu minimum d’insertion.
La manne de 750 euros a été étendue aux réfugiés
de 2002 et 2003, mais sans texte officiel. Et donc « Les préfectures
continuent de ne pas en tenir compte » déclare et déplore
la secrétaire de l’ARCI.
Gabrielle Véron qui dirigeait
une entreprise spécialisée dans les emballages à
Abidjan précise : « Nous voulons surtout du travail.
A l’ANPE, on m’a conseillé de rayer de mon CV le fait
que je travaillais en Côte d’Ivoire. On nous colle l’image
d’expatriés passant leur temps à se bronzer autour
d’une piscine. »
Un air de déjà vu…
Trois mille Français demeurent
encore en Côte d’Ivoire alors que les tensions s’accroissent…
Les gouvernements peuvent bien changer, la République reste égale
à elle-même. Elle se drape dans le mépris à
l’égard des Français qui ont contribué au rayonnement
de la France.
Sombre lecture du quotidien «
Les Echos » du jeudi 6 octobre 2005.
Portemont, le 18 octobre 2005.
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