Vous avez dit bénévoles
?
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Le bénévolat a bon dos. Le mois d’août
2005 a permis la publication, en date du 10 d’un décret
et d’un arrêté autorisant des personnes « bénévoles »
à exercer les fonctions d’aides opératoires
et d’aides instrumentistes dans les blocs opératoires.
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Nous ne sommes pas dans l’arrière-cour
d’un garagiste.
Nous sommes dans les blocs opératoires des cliniques.
Il est vrai que fort souvent, le patient
sur « le billard » n’est pas à même de
reconnaître sous la blouse blanche la secrétaire du chirurgien
ou sa moitié…
Si secret il y avait, c’était
un secret de polichinelle : Certains chirurgiens du privé s’entouraient
au bloc opératoire qui de sa secrétaire qui de son épouse,
sans que ces collaboratrices « bénévoles »
aient reçu la moindre formation…
Le règne du « passez- moi une clef de 12 »
ou « passez- moi la scie » se déroulait en
douceur…
Les textes ne font donc que régulariser
une situation connue du milieu médical.
Et l’Etat n’est plus à une injure prêt à
l’égard des infirmières ou des infirmiers.
Le président du Syndicat des médecins libéraux, le
docteur Dinorino Cabrera enfonce le clou.
Tous ces « bénévoles »
certains faisant même des petits travaux de coutures, comme reformer
une paroi : « ont acquis, de par leurs longues années
de pratique, des connaissances réelles et un savoir-faire indiscutable…
Comme dans d’autres professions artisanales ou commerciales, les
épouses faisaient l’assistance de leurs maris. »
Ce bon docteur a la nostalgie du temps
des barbiers…
Vous devez vous douter que les infirmières et les infirmiers applaudissent
de telles mesures des deux mains.
Mais ces mesures ne sont que l’aboutissement
de textes adoptés en 1999, qui officialisaient la situation des
personnels salariés dans les cabinets. Après tout, faisant
preuve de quelques dons, pourquoi la standardiste qui tricotait à
ses moments creux ne pourrait-elle pas faire quelques travaux d’aiguilles
dans le bloc ? Non, vous ne rêvez pas. Il fallait donc officialiser
la situation des épouses…
Pour faire bien, la loi prévoyait
un contrôle des connaissances de tous ces « bénévoles »…
Les quelques questions qui ont été portées à
notre connaissance nous laisse sans voix, du genre : « peut-on
réutiliser une seringue… »
Tout est vraiment fait pour remonter
le moral des infirmières diplômées d’Etat…
Mais il est vrai que nous avons eu un grand ministre de la santé,
médecin de son état et qui a en charge nos affaires étrangères…
Portemont, le 27 septembre 2005.
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