A la mi-juillet, nous lèverons
nos verres…
Il fait partie des « heureux ».
Il a été reconduit dans son portefeuille.
Mais il a du pain sur la planche…
Il s’agit de Dominique Bussereau, ministre de l’Agriculture
qui s’entretient avec Héloïse Dion et Olivier Provost,
dans La Tribune du vendredi 17 juin 2005.
La crise qui frappe le monde viticole
est à l’ordre du jour. Elle ne date pas de hier… A
la mi-juillet, Dominique Bussereau réunira les professionnels de
Bacchus.
L’ouverture du plus grand salon
mondial des vins et spiritueux à Bordeaux (Vinexpo) permet au ministre
d’esquisser quelques perspectives.
Encore une fois il est question d’aides
: « Je vais leur rappeler toutes les
mesures que nous avons prises pour aider la viticulture : mise en place
de 500 préretraites, 4,5 millions d’euros pour le fonds d’allègement
des charges, 45 millions d’euros de prêts de consolidation,
17 millions d’euros pour les aides de trésorerie… et
25 millions d’euros de prêts de consolidation pour les caves
coopératives » ;
Nos amis viticulteurs doivent tourner
le dos à la politique de l’autruche. La consommation annuelle
de vin par personne est de 58 litres et baissera encore… le vin
n’est plus le carburant des usines, et c’est une bonne chose.
Vous me direz qu’il n’y a plus d’usines…
Chez nos amis viticulteurs il y a une
foule de bons petits soldats de la vigne, des bons et des très
bons. Il y a bien, aussi, des « frelatés ». Il en a
été ainsi de tout temps.
Mais nos petits soldats ont à
affronter des colosses. Le secteur viticole mondial connaît des
concentrations jamais vues. Le puissant californien Mondavi a été
racheté par Constellation Brands. La bière « Foster’s »
a mis la main sur l’australien Southcorp… Et ce n’est
pas fini…
La bataille du vin ne se gagnera pas
– hélas – sur le champ de la qualité, mais sur
le terrain de la commercialisation.
Le plus dur est à venir. Nous
vous en reparlerons pendant l’été. Et nous ne manquerons
pas de lever nos verres à la santé de tous nos Princes et
de Benedictus…
N’hésitez pas à
faire de même : avec modération !
Portemont, le 25 juin 2005.
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