Le « viel pople fier et libre »
en prend un coup…
Le Bordelais envisage une campagne d’arrachage
portant sur 8000 à 10 000 hectares.
Les ceps de vigne se font tout petit…
Dans le Languedoc-Roussillon, certaines
organisations professionnelles s’apprêtent elles aussi à
faire la demande de plans d’arrachage.
Le mouvement est déjà amorcé dans les Pyrénées-
Orientales, l’Aude devrait suivre.
La quasi-totalité des représentants
syndicaux était opposée à de telles mesures, mais
la « base » n’en peut plus…
Jean Huillet, président de la
fédération des vignerons coopérateurs de l’Hérault
brandit haut et fort l’étendard de la résistance :
« Plus on arrachera, plus on laissera la concurrence grignoter
nos parts de marché à l’export ». Le Gard
s’associe à l’Hérault.
Le salut est dans l’exportation,
mais la reconquête des marchés perdus ou la conquête
de marchés nouveaux appelle une véritable « révolution ».
Depuis 1985, le Languedoc-Roussillon a payé un lourd tribut : 90120
hectares ont été arrachés.
Jean Huillet fait valoir que les primes
d’abandon définitif sont trop peu attrayantes : de 4200 à
6300 euros l’hectare…
Il propose le financement de la « vendange en vert ».
Ce n’est ni plus ni moins que la mise en « jachère
» des terres, tout en préservant le potentiel de récoltes
futures.
Il y a de la méthode Coué chez Jean Huillet.
Certaines coopératives ne sont
pas loin de présenter un encéphalogramme plat…
Les prochaines vendanges n’apporteront pas que de l’espérance.
Nous sommes entrés dans le cycle
infernal de la surproduction, générant distillation, arrachage
et manifestation.
En sortir, va demander à nos
amis vignerons beaucoup de courage et des sacrifices qu’ils n’oublieront
pas de sitôt…
Portemont , le 25 juin 2005.
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|