La soif du pouvoir jusqu’à
plus soif…
Il est au « Politique »
ce que « la Mère Denis » était à nos
vraies lavandières…
Mais il ne s’appelle que Nicolas !
Ses remarquables déclarations
dans le pays de « Doublevoyou » Bush l’ont propulsé
pour nous, sous le petit nom de Nike…
Dans le Bushland, les « grands » hommes ont au moins deux
prénoms, et quand ils sont graines de dynasties ils s’accolent
un numéro en chiffres romains ou le label junior. C’est chic…
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Maintenant il est fin prêt. Nicolas Sarkozy qui était
devenu pour nous « Nike Sarko » devait secrètement
avoir pour idole un « Starsky » version
méchante…
La mue est arrivée à son terme. Voici venu le temps
de NSK !
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C’est Dominique Strauss-Kahn qui
doit être content… Nike Sarko-Karcher entre en scène !
L’assassinat d’un enfant de 11 ans qu’il s’appelle
Sidi Ahmed, ou Jean-François, tiré comme un lapin et qui
plus est par une balle « perdue » est chose terrible. Il est
vrai aussi que ces évènements sinistres sont plus fréquents
dans les stations balnéaires du type « la cité des
4000 » qu’en bordure du Bois de Boulogne, sur l’avenue
Maurice Barrés à Neuilly sur Seine. Juste pour prendre un
exemple… Nous pourrions en prendre d’autres.
Et voilà que débarque le Ministre de l’Intérieur
devenu par extension le Ministre du Grand Nettoyage.
Pièce I
La Courneuve
Acte I
« Les voyous vont disparaître,
je mettrai les effectifs qu’il faut mais on nettoiera la Cité
des 4000 ». Paroles de Nike Sarko reprises dans toute la
presse.
Acte II
Nike Sarko fait promesse devant la famille de la petite victime de:
« Nettoyer au karcher le quartier ».
Nike Sarko-Karcher est né.
Et après une pause, le président du groupe UMP à
l’Assemblée nationale, député de la Haute-Savoie,
Monsieur Bernard Accoyer, a du mal à cacher sa satisfaction :
« Sarko, lui, est populiste. Ce que
Fabius n’est pas, c’est pour ça qu’il n’a
pas d’avenir. »
Parole du président d’un groupe de députés
qui au soir du 29 mai 2005 ont tous fait de la glue dans leurs culottes,
en espérant pouvoir encore rester collé sur leurs fauteuils
de députés…
La soif du pouvoir impose tous les mauvais coups à l’honneur
et à la dignité de notre pays.
Le premier Ministre botte en touche et le Président est aux abonnés
absents…
Nike Sarko-Karcher est pris par le temps. Il nous l’a dit. Il ne
pourra pas rester au-delà de l’automne 2006. Présidentielle
de 2007 oblige.
Il faut donc mettre le paquet, le grand braqué. Le cycliste Nike
Sarko-Karcher le sait.
Pièce II
Place Beauvau :le 22 juin 2005
Acte I
Grande réunion des généraux et des commandants de
gendarmerie, le mercredi 22 juin 2005.
Nike Sarko-Karcher s’exprime sur l’affaire « Gateau
», soupçonné d’avoir tué Nelly Crémel
alors qu’il était en libération conditionnelle :
« Le juge doit payer pour sa faute »
« En conseil des ministres, j’ai
demandé au président de la république de demander
au garde des Sceaux ce qu’il allait advenir du magistrat qui avait
osé remettre un monstre pareil en liberté conditionnelle. »
Le Président à ma botte !
Et sans bruit, Pascal Clément le dit garde, répondra :
« La loi, toute la loi, a été
respectée. » Surtout ne pas demander au Nettoyeur
de se mêler de ses affaires… sait-on jamais…
Acte II
L’Assemblée nationale.
« Je ne retire rien, je ne regrette
rien » Nike Sarko-Karcher je suis, Nike Sarko-Karcher je
reste !
Et de préciser :
« … nous, nous allons faire reculer
l’extrême droite, la pauvreté et la violence. »
Apostrophant Philipe Martin, député du Gers qui s’inquiétait
quelque peu sur la « fragilité du comportement » du
Nettoyeur :
« Vous voulez être compris des
donneurs de leçons, je veux être entendu du peuple ! J’emploie
des mots pour être compris de tous… »
Le décor est mis en place. Nous savons sur quelle toile de fond,
les vaudevilles, les soirées de Guignol et les drames vont être
joués.
En son temps, des attitudes ou des propos de même nature qui auraient
pu être tenus par, disons un Jean-Marie Le Pen… Je n’ose
pas y penser…
Les problèmes sont réels, d’autres tragédies
vont se dérouler. Les causes sont multiples. Il faut de toute urgence
s’attaquer aux sources de nos maux. Au lieu de cela, la soif de
pouvoir aveugle les occupants du radeau ivre qu’est devenu l’Etat.
Les peuples de France ont toujours su
dans les moments les plus difficiles de notre histoire, faire preuve d’une
« noblesse » que Nike Sarko-Karcher ignore. S’il en
avait eu connaissance, jamais il ne se serait adressé à
eux ainsi.
Il est temps que l’arbitre que
notre histoire nous offre et les peuples de France se parlent.
C’est en passe de devenir vital
!
Mais nous ne pourrons pas faire l’impasse
de nombreuses remises en question…
Portemont, le 26 juin 2005.
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