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Pourquoi tant de silence ?
Monsieur Raffarin a « le souffle
coupé ».
Dans le « grand » quotidien du soir, en date du 26 janvier
2005, il y va de son trémolo : « L’antisémitisme
est inacceptable. C’est une déviance de l’esprit humain.
Il insulte les valeurs de notre République. »
Le Président Chirac n’est pas en reste. Il invite «
la France à se souvenir de ceux que Malraux appelait nos frères
dans l’ordre de la nuit. »
Nous n’épiloguerons pas. Nous laissons le soin, avec affection,
à notre ami Fabrice Hadjadj de nommer le Mal.
Nous invitons Monsieur Raffarin à
visiter la France. Je dis la France. La République, « sa
République » ne se visite pas.
J’invite Monsieur Raffarin à se rendre du côté
de Savenay. Je lui conseille de se munir d’une bonne paire de charentaises
et lentement de marcher dans les traces de ceux qui ont péri dans
la Virée de Galerne. Si le Président Chirac veut bien l’accompagner,
qu’il lui offre des coups à boire, de petit vin blanc. A
la santé des Blancs et de Westermann.
Ce bon et brave Westermann. François Joseph Westermann qui écrivait
à ses employeurs, après le 23 décembre 1793, soit
à peine plus d’un an après la proclamation de la République,
de la République aux valeurs tant chéries par Monsieur Raffarin.
« Il n'y a plus de Vendée
, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants
Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant
les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les
enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au
moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas
de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...]
Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de
la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire.
»
N’ayons pas peur ! Tentons le
tout pour le tout afin que le Mal soit démasqué une fois
pour toutes.
« Jumelons » Savenay et
Auschwitz. Les Lucs et Dachau.
C’est sous la Première
République, aux valeurs si chères à Monsieur Raffarin,
que des hommes de France ont tanné la peau d’hommes de France.
Il y a encore une trentaine d’années, personne sur les bords
de Loire, ne voulait « jouer » au Vendéen, pour le
tournage d’un film.(cf. la communication de Monsieur Jean-Clément
Martin, historien Université Paris I : « Histoires et mémoires
de crimes de masses. » CERI).
Le « bassement politicien » pollue notre mémoire, la
mémoire de la France, afin de sauvegarder celle de la République,
si pure…
Au nom de la « Res Publica »,
jumelons Savenay et Auschwitz, Les Lucs et Dachau.
Rendez-nous un service : n’en
parlez pas à l’Arménien de Vendée.
Et il faudra bien un jour nous occuper
de Turreau dont le nom insulte la France entière, gravé
dans la pierre de l’Arc de Triomphe, afin de rappeler à Monsieur
Raffarin, les « valeurs de la République »…
Léon Areva, le mercredi
9 février,
Mercredi des Cendres, a.d. 2005.
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