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La vérité
en face
Notre faiblesse majeure est de refuser
de voir la vérité en face.
Notre coq gaulois, depuis quelques décennies- hélas trop
nombreuses- s’est mué en autruche.
Dans son ouvrage « Des Royalistes dans
la Résistance » (Flammarion), François-Marin
Fleutot rappelait le premier reportage de Xavier de Hauteclocque, en 1933,
alors qu’il était journaliste au journal Gringoire. Le titre
se passait de tous commentaires : «
A l’ombre de la croix gammée ». Xavier de Hauteclocque
concluait : « Si vous voulez traiter
avec l’Allemagne (et surtout avec le III ième Reich qui dépassera
bientôt en puissance tout ce qu’on pourra imaginer) soyez
militairement plus fort que votre partenaire. Ne désarmez sous
aucun prétexte. Sinon faîtes la guerre, faîtes-la vite,
ou nous périrons tous. »
Pendant toute l’année 1933, il martèlera le sujet.
En 1934, de février à avril, il publiera sans baisser la
garde, de nombreux reportages sous le titre éloquent : «
Nuit sur l’Allemagne »
Un an après la prise de pouvoir par Adolphe Hitler, Xavier de Hauteclocque
confiait : « S’il suffit
à un jeune hitlérien de contempler la silhouette d’un
Français, assis pacifiquement à la même table, pour
voir rouge, que se passerait-il en cas de conflit, si le choc avait lieu,
non pas au café Sturm de Berlin, mais dans les rues d’un
de nos villages envahis une fois de plus ? Est-ce que l’immonde
menace du S.S ne deviendrait pas une réalité sanglante ?
Quand Monsieur Hitler entraîne militairement, quand il prépare
au combat, quand il décide d’armer un million de ses jeunes
S.A et S.S dont nous venons de voir un échantillon au naturel,
que vaut le pacifisme de Monsieur Hitler ? »
Nous connaissons la suite…
Été 1997. Que nous dit le commandant Ralph Peters des forces
armées des Etats-Unis ?
« Nous entrons dans un nouveau siècle
américain au cours duquel nous deviendrons encore plus riches,
encore plus tueurs du point de vue culturel, et de plus en plus puissants
(…). Il n’y aura pas de paix (…). Le rôle de facto
des forces armées américaines sera de maintenir le monde
comme un lieu sûr pour notre économie et un espace ouvert
à notre dynamisme culturel. Pour parvenir à ces fins, nous
ferons un paquet de massacres. »
Ces propos sont relatés dans le livre de l’ancien commissaire
Pelligrini « Cols blancs et mains sales
» aux éditions Grancher. Monsieur Pelligrini est aujourd’hui
spécialiste en analyse de risques.
Les inquiétudes, les interrogations et les prospectives ne sont
pas prises en compte par la presse aseptisée, faussement offusquée
au quotidien ou à la petite semaine, et mensuellement éthérée,
dans des postures élégantes et complices !
Depuis peu, la presse économique ou considérée comme
telle, seule, dessine les véritables enjeux et la donne des cartes…Les
esprits chagrins trouveront à redire…Tout n’est pas
exempt d’intérêts. Mais nous ne pourrons pas dire :
nous ne savions pas…
Pour ce faire, accédez au site : www.usinenouvelle.com
et lisez le numéro 2863 du 20/03/2003.
Certes, la face de la barbarie a changé de visage. Elle se pare
de visages multiples. De nouveaux Oradour- sur- Glane se préparent,
sans les violences charnelles du passé, mais tout aussi destructeurs.
À coups de boissons gazeuses et de douceurs, de reality-shows et
de series, nous devenons obèses de corps et gélatineux d’esprit…
Le temps d’oser frappe à nos portes. Ne soyons pas des autruches
sourdes !
Portemont, le samedi
13 décembre 2003,
en ce jour de la Sainte-Lucie.
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