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Surprise, surprise…
Le Conseil des impôts met son
grain de sel.
Nous avons eu maintes fois l’occasion d’attirer votre attention
sur la France qui gagne et de protester contre les cris d’orfraies
du « politico-économiquo-correct ».
Si tout va mal en France, c’est la faute aux 35 heures, à
l’impôt sur la fortune, aux fonctionnaires, à tous
ces mauvais Français qui ne pensent qu’à se bronzer…
La France a plus que jamais besoin d’un grand et authentique projet.
Vous n’êtes pas sans connaître maintenant nos convictions.
Il faut que tous ensemble nous convenions des changements nécessaires.
Dans son rapport annuel remis au Président de la République,
le Conseil de l’impôt estime que la France n’est pas
en si mauvaise posture dans la concurrence fiscale entre Etats…
L’I.S.F ne jouerait qu’un
rôle négligeable dans les délocalisations.
Premier rappel : quand quelques particuliers fortunés quittent
la France, leurs entreprises ne déménagent pas avec eux…
Je ne vais pas vous assommer avec des chiffres. Mais prenez le temps de
consulter ce rapport qui est disponible sur le site : www.lesechos.fr
Nous ne nous voilons pas la face… La France est vulnérable.
Ce qui la rend vulnérable, c’est avant tout ses institutions.
Le poisson pourrit toujours pas la tête.
Tout laisse à penser que ce rapport
connaîtra le même sort que le précédent de 2003
:
«
En 2003, le Conseil des impôts avait concentré ses travaux
sur la fiscalité dérogatoire, plus connue sous le nom
de niches fiscales. L’institution avait critiqué la tendance
des pouvoirs publics à céder à tous les lobbys
pour accorder des avantages « mal maîtrisés »
sur le plan budgétaire et souvent inefficaces économiquement,
avant de formuler douze propositions de réforme. En plein débat
budgétaire, la commission des finances de l’Assemblée
nationale s’en était immédiatement emparée
pour rédiger des amendements au projet de loi de Finances, dont
la plupart avaient été rejetés. En arrivant en
avril 2004 à Bercy, Nicolas Sarkozy avait à son tour embrayé
sur le sujet en déclarant la guerre aux niches fiscales. Mais
aucune suppression n’est finalement intervenue. »
Ce dangereux commentaire, très
certainement rédigé par un non moins dangereux gauchiste,
vous le trouverez dans « Les Echos » du mercredi 29 septembre
2004.
Faites silence et tendez l’oreille, vous entendrez les mots doux
du président du Medef…
Merci à Guillaume Delacroix, le dangereux gauchiste c’est
lui, et merci aux « Echos ».
Portemont, le samedi 2 octobre,
en ce jour des Saints Anges Gardiens, a.d. 2004
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