Entre le "Non-Non",
le "Non,peut être", le "Oui de combat", le "Oui
résigné", vos petits coeurs balancent-ils?
A en croire Arnaud Montebourg qui livrait
un entretien au quotidien "Le Parisien" du lundi 20 septembre
2004, ça balance dur chez ses petits camarades socialistes...
Laurent Fabius, le champion socialiste du "Non" ferait des émules.
Henri Emmanuelli et ses amis, des anciens rocardiens comme Manuel Valls
ou Jean-Pierre Masseret, des proches de Dominique Strauss-Kahn, et dans
toutes les sections des militants douteraient ou seraient des partisans
du "Non".
Pour le trublion Montebourg, le "oui
de combat" de François Hollande serait celui d'un combat "...
aux côtés de Raffarin et de Berlusconi qui, eux, ont fait
de leur victoire un horizon euphorique..."
Ce n'est pas très gentil pour notre bon Raffarin. Certes, il a
le tort de ne pas porter un bandana (interdit dans les écoles,
il est vrai...), de ne pas se faire corriger le portrait et de ne pas
nous agresser avec un bronzage éternel, mais tout de même!
Nous préférons une paire de charentaises aux escarpins vernis
chéris par tous les "mafiosi" de la botte...
Ne croyez pas que nous boudons l'Italie, mais tout sauf Berlusconi!
Reprenons les belles pensées
d'Arnaud Montebourg :
" Un socialiste ne peut se résoudre,
à la limite, qu'à un " oui résigné"
compte tenu du rapport de force actuellement favorable à la droite
en Europe."
Ces pensées sont nulles. L’électeur
socialiste qui voudra faire connaître son "oui
résigné", comment procèdera-t-il? Sur
le bulletin "oui" portera-t-il la mention " résigné"?
Un tel bulletin sera comptabilisé "Nul". Sans commentaire.
Mais Arnaud Montebourg est un faux
sot:
" Cette Constitution est un piège
antisocial. Ce texte organise l'impuissance politique en matière
sociale et fiscale: il est conçu pour cela."
Encore un effort Monsieur Montebourg,
ce texte organise l'impuissance politique. Un point c'est tout!
Le député de Saône
et Loire de continuer :
" C'est le meilleur carburant pour
les extrêmes droites européennes qui sont, hélas,
en plein renouveau."
Voilà un beau clin d'oeil au
chancelier Schröder. Son parti fait jeu égal en Saxe, avec
le NPD qui ne cache pas sa filiation avec le national-socialisme...
Cet Arnaud n'a pas été élevé à Port-Royal.
Il assène:
" Quoi qu’il arrive, ratification
ou non, la Constitution n'entrera pas en vigueur avant 2009. Nous aurons
donc largement le temps de réécrire un traité plus
acceptable..."
De belles paroles pour ne pas désespérer
le militant de base.
Interrogé sur les propos de Ségolène Royal qui déclarait
que les socialistes perdraient les élections présidentielles
s'ils votaient "Non", la locomotive du Nouveau Parti Socialiste
répond:
"
Je n'ai jamais eu une très grande confiance dans les analyses
prédictives de Ségolène Royal... Les militants
ont le droit de faire leur choix librement. Toute opération de
chantage ne peut être que contre-productive."
En son temps, Monsieur Chirac faisait
du Ségolène sans le savoir... Entre l'appel de Cochin et
Maëstricht, vous souvenez vous?
En fin d'entretien, Monsieur Montebourg nous réservait un grand
moment de tendresse, s'exprimant sur le camarade Lionel Jospin:
"
Jospin fait partie de ces dirigeants qui nous ont expliqué depuis
quinze ans que si nous n'avions pas obtenu de contreparties sociales
aux concessions faites aux droites européennes cela viendrait
la fois suivante... Et c'est sûrement ce qu'il s'apprête
à dire s'agissant de la Constitution. A force, sa parole s'use
et perd de son crédit."
En attendant les mêmes élans
de charité et de clairvoyance du côté de l'U.M.P.
et de ses "alliés", ne ménageons pas nos efforts.
A la question qui sera posée, faisons valoir qu'une seule réponse
est possible:
"Non, Non et Non!"
Le "Non" doit gagner. C'est la seule voie possible pour que
la France puisse renouer avec elle-même.
Il nous restera encore bien du travail
à accomplir, mais ce "Non" est le passage obligé!
Portemont, le samedi
25 septembre,
en ce jour des quatre-Temps, a.d. 2004.
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