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La
France unie (presque...)
Il ne faut jamais désespérer.
Seule l'union fait la force, face à l'adversité. Dans la
tourmente, nos politiciens s'unissent toutes idéologies confondues.
Les chamailleries ont été déposées aux vestiaires.
Rien ne pouvait tant réjouir notre France déboussolée.
Ils étaient tous là!
Le Parti socialiste affichait son toujours flamboyant Jack Lang et le
rassurant Dominique Strauss-Kahn. Papy Krivine représentait la
démocratique L.C.R, et Martine Billard toute rosissante de bonheur
avait été désignée par les Verts. Le maire
du Palais Delanoë affichait un sourire qui avait du mal à
ne pas être carnassier. Il était là pour être
bien dans sa peau. Le secrétaire national des jeunes U.D.F, Frédéric
Latour, s'affichait plutôt en queue du peloton non loin de Jeannette
Bougrab et de J.L. Roméro pour l'U.M.P. Noël Mamère
savourait son succès.
Tous étaient unis autour de la bannière de l'Inter-associative
LGBT et de son porte-parole Alain Piriou. Toute la France travailleuse
était réconciliée. Avec " Les Affranchis "
de la Poste nous pouvions espérer recevoir- enfin- les lettres
d'amour que nous attendons tous. Fini de faire le pied de grue en attendant
l'être aimé : " la Gare" de la S.N.C.F était
présente. Plus de bavure nous pouvions faire confiance à
" Flag" de la Police. Nous étions rassurés par
"Energay" d'E.D.F-G.D.F. Les belles lettres d'amour ne seraient
pas lues à la bougie. Plus d'inquiétude pour soigner nos
petits bobos:
" Rainbowpital" avait dit présent. Ils étaient
tous là et il serait fastidieux de les énumérer.
Tout ce monde fraternel bousculait les frontières politiciennes
et a défilé dans l'union lors de la Marche des Fiertés
organisée par l'Inter-associative lesbienne, gaie, bi et trans
(66 associations), le samedi 26 juin 2004 sous le soleil parisien.
Alain Piriou se faisait rassurant dans le journal "Libération":
"
La presse n'a donc pas à s'inquiéter du projet de loi
sur les propos discriminatoires, plus que tout autre mouvement, nous
nous savons mis à l'épreuve, dans la responsabilité
qui nous sera confiée, qui est celle de défendre les personnes
lesbiennes, gaies, bi et trans contre les discriminations. La loi n'est
qu'un moyen, elle sera utilisée avec parcimonie, pour condamner
l'insupportable comme l'est aujourd'hui l'horreur antisémite,
et non pour réprimer la liberté d'opinion. Le débat
démocratique lui, en est un autre plus efficace dans ses résultats
porteurs d'une véritable reconnaissance, il a même notre
préférence."
La messe est dite.
Ne nous y trompons pas, la mariée est trop belle...
Les revendications vont se durcir, "l'Europe" va s'en mêler
prenant appui sur les pays du Nord et l'Espagne. Monsieur François
Fillon qui a refusé jusqu'à ce jour de recevoir les associations
homosexuelles cèdera bientôt. Un livre qui vient de sortir
prépare le terrain. Il s'agit de " E... é! L'école
est-elle homophobe?" de Guillaume Tania. Il va falloir réécrire
toute l'histoire...
Monsieur Raffarin, en préambule, a reçu les associations
homosexuelles le jeudi 24 juin 2004, se montrant tout à fait favorable
à la création d'une commission sur le mariage, la parentalité
et la famille qui prendrait modèle sur celle qui avait été
présidée par Bernard Stasi sur la laïcité. La
"commission" c'est l'éternel lapin sorti du chapeau
Le gouvernement ne gouverne plus depuis longtemps. Sa vision de la société
se calque sur celle véhiculée par les émissions de
télévision du type "reality show", " La ferme
des célébrités", les "colocataires"
ou "Chantier".
La grande machine a broyer notre civilisation est en marche depuis bien
longtemps, avec la complicité frileuse des Biens pensants.
Tout nous a été dit
en son temps:
" A mesure que diminue la liberté
économique et politique, la liberté sexuelle à
tendance à s'accroître en compensation, et le dictateur
fera bien d'encourager cette liberté-là, pour contribuer
à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur
sort."
Aldous Huxley dans la préface de " Le meilleur des mondes"
ou
" On asservit plus facilement les peuples
avec la pornographie qu'avec les miradors." Soljenitsyne.
Nous n'entendons pas être les
défenseurs d'une hypocrite police de la pensée ou des moeurs,
mais nous tenons avant tout à la richesse du bien commun. C'est
ce bien commun qui est notre fierté!
Le Carnaval qui a toujours été la reconnaissance d'un jour
de toutes les "inversions", ne peut durer qu'un jour. Nous ne
sommes pas de la "patrie" de tous ces égos délirants.
Nous devons nous préparer au réveil.
Portemont, le jeudi
1er juillet,
en ce jour de la fête du Précieux Sang de Notre-Seigneur,
a.d. 2004.
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