|
Le
grand jour ?
Le
17 octobre, Monsieur le Chancelier Gerhard Schröder a remis, pour
quelques heures, son casque à pointe, à Monsieur le Président
de la République Jacques Chirac. Le Président avait pour
mission de présenter les positions du Chancelier. Le Chancelier
devait être à Berlin, au Bundestag, pour un vote d'importance
qui conditionnera l'avenir de son gouvernement. Les amis servent à
celà.
La
réciproque pourra être vrai. C'est dit. Monsieur Prodi était
aux anges.Il se dit que récemment, notre Chevalier du quai d'Orsay,
Monsieur de Villepin, avait pu quitter, il y a peu , une réunion
des ministres des Affaires étrangères des Quinze, en déclarant
que si nécessaire, Monsieur Joschka Fischer pouvait préciser
les vues de la France.
Nous sommes rassurés. La France a des vues.
Pendant
ce temps, la classe politique se préoccupe, se torture: Faudra-t-il
réviser la Constitution française avant la ratification
de la Constitution européenne? Cette perle de Monsieur Giscard
sera-t-elle approuvée par un référendum?
La première question à nous poser est plus simple: La France
veut-elle encore exister ?
Nous
souhaitons Paix, prospérité, et mille bonne choses aux Allemands.
Mais les symboles, comme les mots, sont chargés de sens.
Nous sommes Français, et entendons l'être et le demeurer.
Le mois de novembre pointe ses frimas. La France est à reconstruire,
elle dispose de fondations superbes, de traditions, d' expériences,
de femmes et d' hommes qui l'aiment.
Sans
esprit de revanche, le 11 novembre, souvenons-nous des jeunes françaises
et jeunes français, qui à cette même date, en 1940,
se retrouvaient autour de Jean Ebstein-Langevin ancien militant de l'Alliance
royaliste d'Alsace, autour de l' Arc de Triomphe, pour témoigner
de la France.
Portemont
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|

|