|
Le « Royalisme » butineur…
|
Royaliste, il est. Telle une abeille, Stéphane Bern butine, avec talent et sincérité.
Débordant de bons sentiments… L’ouverture d’un « Quid » dans les années 70…
Est-ce suffisant ? Bien faire son métier. Stéphane Bern le fait bien…
|
Nous vous présentons ses propos mis en ligne sur le site www.telestar.fr
L’affectif prime et nous savons que ses yeux pétillent à l’évocation des Princes qu’il a aimé et qu’il aime. Stéphane Bern se « donne » à sa passion et accepte toutes les déceptions et les trahisons passées et à venir. Stéphane Bern n’est pas rancunier. Il y a toutefois un grand vide, une grande absente dans sa passion…
La France.
L ‘ « Amour » que nous portons à nos Princes, ce n’est que la résultante de l’« Amour » que nous portons à notre pays. A la terre de nos pères. Notre histoire, l’histoire de France nous a toujours donné la réponse : Qu’Ils soient grands, beaux forts, puissants, doués de tous les talents ou malingres, laids, voire fous, nous avons toujours aimé nos Princes !
Nous faisons fi des paillettes, des ors, de toutes les courbettes…
Riches ou pauvres, fussent-ils pauvres parmi les plus pauvres du Royaume de France, nous « aimons » et nous aimerons toujours nos Princes. Nous faisons fi de tous les appétits de spectacles que notre société entretient…
Nous « aimons » leurs jours heureux et leurs jours sombres. Nous ne sommes qu’un tout petit maillon de la chaîne qui nous relie à ce pacte ancestral, pacte entre les princes de la Maison France, la Maison de France et les peuples de France…
Il y a toujours eut de l’instinct dans ce vieux pacte : « Ah ! Si le Roi savait… »
Si - Plaise à Dieu – que le Roi revienne, Il ne reviendra pas dans les limousines des puissants, Il reviendra à l’appel des petits, des humiliés, de tous ceux qui sont en souffrance de ce manque de France !
Il ne rayera pas de notre société les « puissants », les « riches »… Il aura pour vocation de brandir la Main de Justice, afin de rappeler qu’il n’est de richesse que l’homme… Il n’entravera pas ce goût, parfois immodéré, de l’homme pour l’entreprise. Il rappellera à chaque fois que cela sera nécessaire, les fins dernières. Il portera toujours un regard, plus loin, que nos vues immédiates. Et veillera, participera, à l’avenir de nos enfants…Tendant toujours sa main, la Main de Justice, aux plus faibles, et chaque fois qu’il sera nécessaire, les assurant de sa protection.
Monsieur Stéphane Bern fait son travail, avec ses affects. Et il commet, comme tout un chacun des injustices. Qu’importe si les « royalistes » en font les frais. Le ridicule aujourd’hui ne tue plus…
A la question :
Le mouvement monarchiste ne représente plus rien ?
Il répond du petit bout de sa lorgnette :
« Malheureusement non, sinon une poignée de réactionnaires qui me sont insupportables. Alors que l'idée monarchique ne s'est, à mon avis, jamais aussi bien portée. Regardez le succès du film « The Queen » ! Peut-être avons-nous la noblesse la moins douée d'Europe. En tout état de cause, la pensée royaliste équilibrée dans les années 70-80 par la Nouvelle Action Royaliste progressiste n'a plus guère d'échos ! C'est pour cela que j'essaie, à mon niveau, de promouvoir de façon plus efficace la monarchie à travers des émissions, des documentaires... »
Monsieur Stéphane Bern est trop occupé pour connaître la vitalité du mouvement monarchiste… Butiner demande beaucoup d’énergies… L’injure qu’il fait est pardonnable.
Et s’il maîtrise son sujet, il importe qu’il s’y tienne : Le mouvement monarchiste n’est pas représenté par une poignée de réactionnaires ! Il suffirait qu’il se renseigne, qu’il lise, qu’il assiste – pourquoi pas- aux Cercles des étudiants royalistes du C.R.A.F. , qu’il visite le « blog » : http://afe.new.fr/
Et qu’il suive les activités et les engagements de tous les royalistes de France…
Injure est faite aussi à nos amis de la Nouvelle Action Royaliste, qualifiée de « progressiste »… Mot digne d’une auberge espagnole dans laquelle on ne trouve que ce qu’on y apporte… Nos amis méritent bien mieux !
Mais à chacun « son métier »… Et nous remercions Monsieur Stéphane Bern de faire aussi bien le sien…
Nous vous laissons à la lecture…
Portemont, le 17 décembre 2006
« STEPHANE BERN : UN AMOUR DE JEUNESSE... «
C'est au salon du livre du Figaro Magazine que nous avons rencontré Stéphane Bern. Entre deux dédicaces, l'animateur de L'arène de France et du Fou du Roi évoque le lien qui l'a unit à la Maison de France. Et ce à l'occasion de la diffusion, samedi à 23h05 sur France 3, d'un documentaire consacré aux Orléans, dont il est le co-auteur. Avec courtoisie et sans langue de bois, Stéphane Bern nous parle de son attachement à l'idée monarchique, de ses espoirs déçus et de celui qui fut longtemps le chef d'une famille d'exception...
« Comment est née cette idée de documentaire sur les Orléans, famille qui serait appelée à régner si la monarchie était rétablie ? »
« D'une volonté de faire connaître les aspects d'une personnalité complexe et mystérieuse ; celle de l'ancien Comte de Paris. J'ai raconté ce que j'en sais aux dirigeants de France 3, qui se sont dit intéressés. Nous avons élargi le documentaire à une série sur les héritiers de dynasties souveraines. Des hommes et des femmes souvent écartelés entre leur grandeur passée et le côté étriqué de la réalité. Des gens dont on attend qu'ils se comportent comme leurs ancêtres, alors qu'ils n'en ont ni les moyens, ni l'aura ! Par ailleurs, nous avons conduit ces princes dans des lieux inédits, intéressants ; ainsi, l'actuel Comte de Paris, que nous avons filmé dans des salles du château de Versailles d'habitude fermées au public ou Michel de Grèce qui est retourné au "Coeur Volant", le manoir où il a été élevé enfant, et où il n'avait pas remis les pieds depuis cinquante ans... »
« A quand remonte votre intérêt pour la Maison de France ? »
« Aux années 70. J'étais persuadé –à l'époque, j'avais 10-12 ans- qu'à l'instar du Luxembourg, tous les pays avaient une famille régnante grand-ducale. Dont la France. C'est là qu'on m'a appris qu'à Paris, il y avait un Président de la République (rires) ! Terriblement déçu, j'ai ouvert mon Quid et j'ai découvert qu'il existait un prétendant au trône de France qui s'appelait le Comte de Paris. Je me suis alors mis à lire tout ce qui avait été publié sur lui, puis j'ai demandé à le rencontrer. C'était en décembre 1983. A l'époque, j'étais sincèrement royaliste... »
« Au point de devenir le secrétaire du prince ? »
« Je n'ai jamais été le secrétaire du Comte de Paris. J'ai rédigé certains de ses discours, j'ai crée des associations à sa demande. C'est lui qui, trouvant que j'écrivais bien, m'a encouragé à devenir journaliste. Le fait de travailler pour un journal –même s'il s'agissait de parler du Gotha- m'a permis de prendre du recul vis-à-vis de cette famille que j'avais passionnément aimée... »
« Votre désillusion à l'égard du Comte de Paris serait donc venue rapidement ? »
« Non. Seulement en 1992. Mais je n'aime pas revenir sur les périodes troubles... Le comte était alors un homme malade, fatigué, sous l'emprise de sa gouvernante et compagne, Mme Frièse. Celle-ci avait décidé que je devais partir parce que j'énonçais trop de vérités, et le comte a obtempéré... Comme m'a dit un jour François Mitterrand, paraphrasant De Gaulle : "La vieillesse est un naufrage"... »
« Le comte était-il réellement fascinant en dehors du prestige qui s'attache à son nom ? »
« Oui, totalement. C'était un personnage à la fois angélique et diabolique. Comment vous dire... peut-être que j'y mettais trop d'affect, mais l'homme se montrait d'une culture, d'une intelligence exceptionnelles. Pourtant, alors qu'il était brillant dans l'exposé de ses idées, quand il fallait passer à l'action, il n'y avait plus personne ! Il reculait constamment devant l'obstacle. Or, j'avais envie que les thèses qu'il défendait puissent continuer à s'exprimer... Humainement aussi, il se montrait ambivalent. N'a t-il pas dit qu'il serait le "dernier" des Orléans ? »
« C'est le mystère de ce prince, tel qu'il est évoqué par son neveu Michel de Grèce. Un homme attaché à l'éducation de ses enfants mais qui, avant sa mort, aurait dit ne rien vouloir leur laisser. Ce comportement a priori incompréhensible ne trouve t-il pas sa source dans le traumatisme de la promesse non tenue par De Gaulle de le choisir pour lui succéder ? »
« Certainement. Quand il a pris conscience que son action ne menait nulle part, que tout était fichu, il y a eu probablement une réaction d'orgueil de sa part. Il a dû se dire : "puisque ça s'arrête avec moi, il n'y aura plus rien après moi". En même temps, De Gaulle ne pouvait plus tenir sa promesse ; la situation politique avait changé. Par ailleurs, il y avait le problème de ses enfants : le Comte de Paris –et De Gaulle également- les a vus tels qu'ils étaient ; pas forcément aptes à prendre la relève. Lorsque la monarchie est installée, la question de la compétence des héritiers n'est pas insurmontable. Quand tout est à reconstruire, c'est plus problématique... »
« Vous croyez réellement que le général De Gaulle a imaginé restaurer la royauté ? »
« Oui. Parce qu'il était profondément monarchiste. Mais Mitterrand l'était aussi... Pour réconcilier tout le monde, je dirais que De Gaulle était monarchiste comme les catholiques croient au Paradis : pas pour tout de suite ! »
« Que sait-on aujourd'hui, concrètement, de la dilapidation de l'héritage des Orléans ? »
« Je ne pense pas que le défunt Comte de Paris a "joué" son héritage. Il l'a dilapidé en partie parce qu'il l'a dépensé, notamment dans une action politique qui coûte cher et ne rapporte rien. Il y avait son train de vie, également. Maintenant, que Mme Frièse et ses proches se soient servis au passage (silence)... Mais je ne parlerais pas d'enrichissement personnel. L'amour de Mme Frièse pour le Comte de Paris ne fait pas de doute. Ce qui est plus étrange, c'est l'amour du comte pour Mme Frièse. Je l'explique par le fait qu'il la considérait comme son totem contre la mort. Comme je vous l'ai dit, cet homme très croyant mais superstitieux était à la fois fascinant et décevant. Ce prince aura été l'homme des occasions manquées... »
« C'est parce que vous avez été échaudé que vous avez rallié, par la suite, le camp des « légitimistes » –concurrents des Orléans- en la personne du prince espagnol Louis de Bourbon... avant de vous rapprocher à nouveau des Orléans ? »
« Je vais être franc. J'aime beaucoup Louis de Bourbon. Je le considère presque comme un ami. C'est quelqu'un de bien, humainement, qui sait ce qu'est la gratitude... Il est vrai qu'à un moment, les Orléans m'ayant terriblement déçu, je leur ai tourné le dos. J'estimais qu'ils m'avaient maltraité et, du coup, je me suis comporté comme un amoureux trahi. Et puis, avec le temps, on se dit qu'on s'est emporté et, à présent, je suis revenu à une certaine objectivité journalistique. En outre, je n'aime pas être fâché très longtemps et, pour être juste, l'actuel Comte de Paris est un homme bon et touchant. Même si ce n'est pas une tête politique. De ce point de vue, mon opinion est que les choses sont foutues. Je pense qu'il n'y a plus d'espoir de restauration monarchique. En tout cas, pas dans l'immédiat... »
« Le mouvement monarchiste ne représente plus rien ? »
« Malheureusement non, sinon une poignée de réactionnaires qui me sont insupportables. Alors que l'idée monarchique ne s'est, à mon avis, jamais aussi bien portée. Regardez le succès du film "The Queen" ! Peut-être avons nous la noblesse la moins douée d'Europe. En tout état de cause, la pensée royaliste équilibrée dans les années 70-80 par la Nouvelle Action Royaliste progressiste n'a plus guère d'échos ! C'est pour cela que j'essaie, à mon niveau, de promouvoir de façon plus efficace la monarchie à travers des émissions, des documentaires... »
« Le mariage, puis l'installation en Amérique du Sud, de Louis de Bourbon relégitimisent-ils les Orléans ? »
« Je vais vous dire : il y a redistribution des cartes. Celui qui sera légitime sera celui qui consentira à descendre de son piédestal, à s'engager véritablement, à mettre les mains dans le cambouis. Parce qu'il existe trois légitimités : celle de l'Histoire, celle attachée au suffrage universel et le service rendu à la Nation, qu'incarnait par exemple De Gaulle. Sans ce service rendu à la Nation, la légitimité historique des Orléans ne sert à rien. Les Orléans ont été et sont toujours des artistes. Mais aujourd'hui, en politique, pour s'imposer, il me semble qu'il faut d'autres vertus... »
Propos recueillis par Olivier Rajchman pour Téléstar.fr |
 |
Le Bouffon au luth par Frans Hals (1581 / 1585-1666). Paris, musée du Louvre. |
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|

|