samedi 22 novembre 2008

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« La France au bois dormant »…

Notre pays en a vu de toutes les couleurs. Il s’est toujours ressaisi. Un pays ne se ressaisit que par le sursaut de tout son peuple. Il est grand temps que le peuple de France, dans toutes ses composantes, se réveille !

Il est primordial de rappeler aux Français qu’à l’issue de la Grande Farce à laquelle nous assistons, c’est l’avenir de notre pays qui est en jeu. Les Français devraient se poser tous les matins, une seule question : « Voulons-nous d’une France pérenne ? »

Pendant ce temps, savourant sa victoire, Marie Ségolène ne peut plus se retenir : « Je vis intensément ce moment de bonheur. » Tout ce cirque donc, pour le bonheur de Marie Ségolène… D’aucuns auraient pu croire qu’il s’agissait là d’une affaire sérieuse. L’avenir de la France… Non, ce cirque, la campagne des « primaires socialistes », ce n’était qu’une quête pour le bonheur…

Et le bonheur s’installe, pour conquérir un bonheur plus grand, rue Solferino, au siège du Parti… Rassurez-vous, si d’aventure Marie Ségolène sort victorieuse, elle ne manquera pas de nous la jouer Ségoreine Loyal, dans le genre : « Je suis le bonheur de tous les Français ! »

Jamais l’esprit de parti n’aura été plus néfaste aux intérêts de la France. L’esprit de parti règne en Maître.

En douteriez-vous ? Ceux qui étaient au palais des Congrès, lors du conseil national de l’UMP, ont pu apprécier l’esprit godillot. C’est Nicolas ou Nicolas, qu’on se le dise !

Michèle Alliot-Marie a pu apprécier la belle chorale qui est à la botte du ministre de l’intérieur. Comment ose-t-elle ne pas partager les propositions de Nicolas Sarkozy ?

Le « nain de la rupture » voudrait-il d’un président de la république, chef de l’Etat en première ligne ? MAM lui rappelle que « le président n’est pas un super-Premier ministre. Il n’est pas le président du peuple de droite ou du peuple de gauche. Il n’est pas le président d’un parti politique. Il est le président des Français ». MAM connaît ses classiques aux accents gaulliens… Et de se faire copieusement huer et siffler…

Et le « nain de la rupture » de connaître aussi ses classiques : « S’il ne faut rien changer à la Ve République, il fallait garder le septennat. On ne peut pas demander à 60 millions de Français de se déplacer pour élire un président qui regarde passer les balles et commande de temps en temps »

Le combat politicien est une lune de miel permanente ! Monsieur le Premier ministre faisait profil bas et Jean-Louis Debré tentait de jouer le pompier de service… alors que Messieurs Raffarin et Juppé étaient applaudis ! Et dans le même temps, histoire d’oublier les affres du quotidien, des Français se résignaient à boire le Beaujolais nouveau…

Toute cette farce porte bien plus à conséquence que « Les fourberies de Scapin ». Il faudrait que les Français se réveillent ! Monsieur Sarkozy est bien bon pour nos pompes, en s’offusquant que l’on fasse déplacer les Français tous les cinq ans pour élire un président qui regarde passer les balles… C’est vrai que nos semelles vont en prendre un coup en 2007 !

Et tout ce cirque n’en est qu’à ses débuts… Imaginons que Monsieur Hulot et ou le José décident d’entrer en piste ? La liste n’est pas exhaustive…

La « Res Publica » n’est plus que l’ombre d’elle-même. La République française l’a rendue famélique depuis belle lurette ! Les lecteurs de Jean Bodin le savent depuis longtemps : La « Res Publica » n’est bien défendue que par le Roi !

Envie, besoin, désir de rupture ? Il faut changer de régime et en appeler au Roi !

Tout le reste n’est que grande farce…

Portemont, le 17 novembre 2006

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