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« La France au bois dormant »…
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Notre pays en a vu de toutes les couleurs. Il s’est toujours
ressaisi. Un pays ne se ressaisit que par le sursaut de tout son
peuple. Il est grand temps que le peuple de France, dans toutes
ses composantes, se réveille !
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Il est primordial de rappeler aux Français qu’à
l’issue de la Grande Farce à laquelle nous assistons, c’est
l’avenir de notre pays qui est en jeu. Les Français devraient
se poser tous les matins, une seule question : « Voulons-nous
d’une France pérenne ? »
Pendant ce temps, savourant sa victoire, Marie Ségolène
ne peut plus se retenir : « Je
vis intensément ce moment de bonheur. » Tout
ce cirque donc, pour le bonheur de Marie Ségolène…
D’aucuns auraient pu croire qu’il s’agissait là
d’une affaire sérieuse. L’avenir de la France…
Non, ce cirque, la campagne des « primaires socialistes »,
ce n’était qu’une quête pour le bonheur…
Et le bonheur s’installe, pour conquérir un
bonheur plus grand, rue Solferino, au siège du Parti… Rassurez-vous,
si d’aventure Marie Ségolène sort victorieuse, elle
ne manquera pas de nous la jouer Ségoreine Loyal, dans le genre :
« Je suis le bonheur de tous les Français ! »
Jamais l’esprit de parti n’aura été
plus néfaste aux intérêts de la France. L’esprit
de parti règne en Maître.
En douteriez-vous ? Ceux qui étaient au palais
des Congrès, lors du conseil national de l’UMP, ont pu apprécier
l’esprit godillot. C’est Nicolas ou Nicolas, qu’on se
le dise !
Michèle Alliot-Marie a pu apprécier la belle
chorale qui est à la botte du ministre de l’intérieur.
Comment ose-t-elle ne pas partager les propositions de Nicolas Sarkozy ?
Le « nain de la rupture » voudrait-il
d’un président de la république, chef de l’Etat
en première ligne ? MAM lui rappelle que « le
président n’est pas un super-Premier ministre. Il n’est
pas le président du peuple de droite ou du peuple de gauche. Il
n’est pas le président d’un parti politique. Il est
le président des Français ». MAM connaît
ses classiques aux accents gaulliens… Et de se faire copieusement
huer et siffler…
Et le « nain de la rupture » de connaître
aussi ses classiques : « S’il
ne faut rien changer à la Ve République, il fallait garder
le septennat. On ne peut pas demander à 60 millions de Français
de se déplacer pour élire un président qui regarde
passer les balles et commande de temps en temps »…
Le combat politicien est une lune de miel permanente !
Monsieur le Premier ministre faisait profil bas et Jean-Louis Debré
tentait de jouer le pompier de service… alors que Messieurs Raffarin
et Juppé étaient applaudis ! Et dans le même
temps, histoire d’oublier les affres du quotidien, des Français
se résignaient à boire le Beaujolais nouveau…
Toute cette farce porte bien plus à conséquence
que « Les fourberies de Scapin ». Il faudrait que
les Français se réveillent ! Monsieur Sarkozy est bien
bon pour nos pompes, en s’offusquant que l’on fasse déplacer
les Français tous les cinq ans pour élire un président
qui regarde passer les balles… C’est vrai que nos semelles
vont en prendre un coup en 2007 !
Et tout ce cirque n’en est qu’à ses
débuts… Imaginons que Monsieur Hulot et ou le José
décident d’entrer en piste ? La liste n’est pas
exhaustive…
La « Res Publica » n’est plus
que l’ombre d’elle-même. La République française
l’a rendue famélique depuis belle lurette ! Les lecteurs
de Jean Bodin le savent depuis longtemps : La « Res Publica »
n’est bien défendue que par le Roi !
Envie, besoin, désir de rupture ? Il faut changer
de régime et en appeler au Roi !
Tout le reste n’est que grande farce…
Portemont, le 17 novembre 2006
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