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Démocratie
participative
Le mot est à la mode chez les
chercheurs en sociologie aussi bien que chez les praticiens de la chose
sociale.
On dit que la démocratie est en panne et qu’il faut rendre
la parole à ceux pour qui au départ elle était inventée.
Ce mouvement, qui était purement intellectuel ces dernières
années, va s’amplifiant et commence à intéresser
les média.
Il est vrai que des lieux comme les centres sociaux ou les maisons de
quartiers que l’on trouve dans les banlieues, comme dans les zones
populaires des grandes villes, ont pour objectif déclaré
de faciliter une prise de conscience « citoyenne » face à
l’indifférence et l’incivilité largement répandues
dans notre société dont les édiles sont si fière
par ailleurs de son service public (le plus cher du monde).
Las, nos élus et leurs administrations formant la classe des notables
d’aujourd’hui, remplis de leurs certitudes méritocratiques,
ne l’entendent pas de cette oreille. Où plutôt, s’ils
acceptent le discours du bout des lèvres, ils s’empressent
de tuer dans l’œuf toute initiative qui viendrait contester
le bel ordonnancement de leur ville, leur département ou leur région.
(Le phénomène serait le même dans les syndicats…).
On ne plaisante pas avec le pouvoir.
Mais de quoi s’agit il au juste ?
Il semble qu’il s’agisse ni plus ni moins d’une remise
en cause de plus en plus radicale de la démocratie dite représentative,
vous saisissez la nuance ? C'est-à-dire cette "p…"
de démocratie imposée dans le sang et par la poudre dans
notre pays il y a un peu plus de deux cents ans. Un système qui
a vu les pseudo représentants du peuple se parer du pouvoir dans
des luttes fratricides jusqu'à dégoutter tout le monde de
cette caricature de politique que leur affligeant spectacle nous impose
quotidiennement. Et ceux là ils ne sont pas près de le lâcher
leur pouvoir ainsi que les privilèges nombreux qui l’accompagnent.
Ce que l’on appelle aujourd’hui la démocratie participative,
me semble fort ressembler à la résultante de ce que nous
sommes quelques uns à appeler le principe de subsidiarité,
développé dans la doctrine sociale de l’Eglise et
généreusement appliquée dans les faits, par les Capétiens
de l’ancienne France.
Je propose qu’on en reparle dans la nuit du 4 août 2004.
O.D.,
2 nov 2003
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