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« L’affaire était perdue,
mais la vérité était dite… »
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Nous étions nombreux à lui rendre un dernier
hommage... Et tout aussi nombreux,à nous souvenir du
combattant fidèle que fut toute sa vie Georges- Paul
Wagner...
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| Le
soleil était au rendez-vous, et ce n’était
pas pour lui déplaire. L’église Saint-Nicolas
du Chardonnet avait un air de fête malgré la tristesse
que nous partagions… |
Retenons tous les propos de l’abbé
qui lui rendait justice :
« Toute sa vie, il s’est battu
pour convaincre, non pas vaincre, passionné par les idées. »
Pugnacité et humilité.
Conviction et modestie. Force et gentillesse…
Il me semble entendre, reprendre les
versets de la Sainte Ecriture : « Qu’il
se repose de ses travaux car ses œuvres le suivent. »
Toute sa vie Georges-Paul Wagner gardait
en mémoire les paroles qui résonnaient dans le cœur
de Jeanne d’Arc : « Les
hommes d’Armes livreront bataille et Dieu donnera la victoire »
«
Servir passionnément. Il servait la vérité. Il
ne se servait pas de la vérité »
Et tous en silence nous pouvions réciter
avec lui, la prière du vieux soldat, son Maître :
« Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine
Entre les bras de l’Espérance et de l’Amour.
Ce vieux cœur de soldat n’a point connu la haine
Et pour vos seuls vrais biens a battu sans retour.
Le combat qu’il soutint fut pour une Patrie,
Pour un Roi, les plus beaux qu’on ait vus sous le ciel,
La France des Bourbons, de Mesdames Marie,
Jeanne d’Arc et Thérèse et Monsieur Saint-Michel.
Notre Paris jamais ne rompit avec Rome.
Rome d’Athènes en fleur a récolté
le fruit,
Beauté, raison, vertu, tous les honneurs de l’homme,
Les visages divins qui sortent de ma nuit :
Car, Seigneur, je ne sais qui vous êtes. J’ignore
Quel est cet artisan du vivre et du mourir,
Au cœur appelé mien quelles ondes sonores
Ont dit ou contredit son éternel désir.
Et je ne comprends rien à l’être de mon être,
Tant de Dieux ennemis se le sont disputé !
Mes os vont soulever la dalle des ancêtres,
Je cherche en y tombant la même vérité.
Écoutez ce besoin de comprendre pour croire !
Est-il un sens aux mots que je profère ? Est-il,
Outre leur labyrinthe, une porte de gloire ?
Ariane me manque et je n’ai pas son fil.
Comment croire, Seigneur, pour une âme qui traîne
Son obscur appétit des lumières du jour ?
Seigneur, endormez-la dans votre paix certaine
Entre les bras de l’Espérance et de l’Amour.
»
Clairvaux, juin 1950. Charles Maurras
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Cher Georges-Paul, le combat continue.
Viendra un jour où
d’autres que nous pourrons dire :
« L’affaire est gagnée et la vérité
est dite… »
Portemont, le 21 juin 2006.
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