lundi 21 mai 2012

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Tout aurait commencé par un coup d’éventail…

Pas de quoi tuer une mouche, mais… Le Consul de France Duval, homme au demeurant pas toujours recommandable est celui qui est touché par l’éventail du Dey d’Alger.

Attaque d'Alger par la mer, par la flotte française sous le commandement de l'amiral Duperré. Tableau d'Antoine-Léon Morel-Fatio (1810-1871),
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon.

Trois ans après, le 24/25 mai 1830, commence une grande aventure. L’amiral Duperré part de Toulon et conduit l’escadre de l’expédition d’Alger…

Nos propos n’ont pas pour but de ré écrire l’histoire. Nous sommes les héritiers de toute notre histoire et nous entendons l’assumer.

Entre les scandales qui se bousculent, les corbeaux de la République, les manœuvres politiciennes et la course au pouvoir qui détruit tout sur son passage, nous entendons témoigner de la France. A-t-elle été plus grande ? Plus généreuse et plus vertueuse que les autres nations ? Le débat serait sans fin. C’est notre patrie et nous l’aimons.
Des Français de toutes origines ont tenu à se souvenir et nous nous honorons de partager avec eux ce qu’il est à la mode d’appeler un « devoir de mémoire ».

Alger ! Les troupes françaises débarquent en Algérie le 14 juin 1830 et Alger tombe le 5 juillet. Guerre rude dans un pays rude, alors sous la domination ottomane. Tous les objectifs se mêlent et s’entremêlent dans cette expédition. Il en a été ainsi de tout temps.

Le 14 juin 1830, les premiers canots accostent sur la presqu'île de Sidi Ferruch

Si l’expédition fut lancée par le roi Charles X, c’est la monarchie de Juillet qui traitera avec les chefs de guerre algériens. Guerre rude contre des tribus fières, menant une guerre sainte contre l’envahisseur français tout autant que l’Ottoman. Guerre rude au cours de laquelle se dressera la belle figure d’Abd el- Kader. Des princes de France aussi.

Il n’est pas question dans ces lignes de retracer l’histoire qui nous lie à cette terre. Tout et son contraire ont été écrit. Nous laissons la place aux historiens sérieux et sages.

Nous faisons simplement mémoire, autour d’hommes d’exception, tels Son Altesse Royale le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme et Joseph Attab Pacha qui se sont retrouvés le 25 mai 2006.

DEVOIR DE MEMOIRE

Un grand rassemblement a eu lieu à Toulon plage du Mourillon le 25 Mai 2006 pour rendre hommage au Corps expéditionnaire qui le 15 juin 1830 débarque à Sidi Ferruch pour libérer les esclaves chrétiens détenus dans cette Province Turque d’Afrique du Nord, aprés avoir réduit à néant la flotte barbaresque.

Cette cérémonie, organisée par un collectif d’associations, dont le C.R.A.F., a permis devant un parterre de plus de 200 personnes, de rappeler ces événements et de demander l’abrogation de la loi “ Taubira “. qui réduit l’esclavage à la seule traite négrière et qui, avec la journée commemorative de l’esclavage noir tend à une manoeuvre politique de CULPABILISATION de la France et des Français.

Au cours de cette manifestation il y eu plusieurs prises de parole : Maître Sylvain Naviaux responsable de ce collectif, Michel Lagros du cercle Algérianiste, Jean Pierre Papadacci de l’A.D.I.M.A.D, Joseph Hattab Pacha descendant du dernier Dey d’Alger et de S.A.R. Sixte Henri de Bourbon Parme descendant de Charles X .

Tous ont insisté sur le rôle globalemant positif de la colonisation française.

Notre ami Jean Pierre Papadacci souligna aussi que: “ Nous avions hérité d'un magnifique Empire, nos pères avaient fait flotter le drapeau tricolore au quatre coins du monde, cet Empire fut bradé par la IV République et achevé par De Gaulle Charles, avec la complicité des socialo-communistes.

Il ne nous reste plus qu'un hexagone qui est envahi par des populations allogènes qui revendiquent des droits supérieurs à ceux des indigènes, et réclament le paiement de dettes.

Le reniement de notre passé colonial est une CAPITULATION MORALE qui a pour but de légitimer et de favoriser l'invasion et l'occupation de notre territoire par ces populations.

Cette capitulation morale s'appuie sur deux notions :
- la responsabilité collective
- la repentance.

Nous rejetons cette notion de RESPONSABILITE COLLECTIVE ETERNELLE qui est d'origine Orientale et qui est étrangère à l'esprit et à l'âme de la civilisation Française.

Nous récusons aussi la notion de REPENTANCE qui relève du domaine individuel religieux et qui n'a rien à faire dans le domaine politique et historique. Il n'est pas digne de demander à un ennemi déja vaincu deSE RENIER.

Le passé de la France ne doit pas être jugé par rapport aux valeurs frauduleuses du POLITIQUEMENT CORRECT d'aujourd'hui.

Etre Français c'est être solidaire de son pays, c'est assumer toutes les pages de l'histoire de France, les noires comme les blanches.

C'est pourquoi nous affirmons que nous n'avons pas à rougir de cette histoire et que nous n'avons RIEN à nous faire PARDONNER.

Nous n'ignorons pas le devoir de mémoire mais nous avons aussi LA MEMOIRE DE NOS DEVOIRS!et le premier de ces devoirs, c'est LA FIDELITE et LE RESPECT dus à l'oeuvre et au sacrifice de nos anciens.”

Il y eu ensuite un dépôt de gerbe à la stèle sur laquelle est inscrit dans le marbre :
« De cette rade, le 25 mai 1830, sur ordre du Roi Charles X, une flotte commandée par l’Amiral Duperré comportant 103 bâtiments de guerre et 500 navires de commerce armés par 20.000 marins, transportant un corps expéditionnaire de 35.000 hommes aux ordres du Général de Bourmont, Ministre de la Guerre, appareilla vers Alger afin de rendre la Liberté à la Mer et de faire de l’Algérie une terre de progrès que plus d’un siècle de travaux et de combats en commun devait unir à la France par des liens de fraternité »

L’assemblée pour conclure a chanté le “ Chant des Africains “.

Moment émouvant où S.A.R. Prince Sixte Henri de Bourbon Parme et Joseph Hattab Pacha se congratule devant la stéle aprés avoir proclamé que s’ils s’étaient rencontrés à l’époque, le cours de l’histoire eut été différent.

Gérard Pouységur Délégué de l’Action Française Provence

La plage du Morillon, en cette saison, n’est pas habituée à un tel rassemblement, aussi la presse locale s’est-elle attachée à relater cette commémoration avec plus ou moins de bonheur. Pour certains, la mémoire se doit d’être sélective et donc une telle cérémonie tenait lieu de provocation.

Quelques extraits de La Marseillaise du 28 mai 2006, sous la plume de Claude Gauthier, valant son peson de fiel…
« Une manif tout ce qu’il y a d’incongru en temps et lieux, comme l’est tout autant la stèle posée sur la digue, commémorant le départ des troupes de Charles X, en 1830, partant pour la conquête de l’Algérie, ce qui ne s’invente pas. » Et l’auteur de préciser qu’il reviendra sur le sujet, ultérieurement. Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, aussi pour le journaliste de La Marseillaise, il ne pouvait que s’agir d’une manifestation d’extrême droite ! Le titre de son article suffisait à lui seul :
« Ils sont toujours là » et en sous- titre « les bébêtes se réveillent »… Il y a des canonnades qui se perdent !

Var Matin, portait un regard plus sobre et plus juste quant à la réalité.
Relatant la cérémonie qui réunissait « un collectif d’associations patriotiques et de rapatriés », Var Matin, sous les initiales N.B., faisait part du déjeuner qui s’était tenu par la suite à Carquairanne, en présence de S.A.R. le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, descendant de Charles X et de Joseph Attab Pacha, descendant du dernier Dey d’Alger en précisant :
« Preuve que plus d’un siècle et demi après, la réconciliation a fait son œuvre entre leurs héritiers. »

L’avenir dure longtemps, et les photographies de cette journée se passent de commentaires. La réconciliation est une affaire d’hommes.

Un grand merci, encore, à Monseigneur le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme et Monsieur Joseph Attab Pacha, pour l’exemple qu’il nous ont offert et, toutes nos félicitations aux associations(*) qui ont oeuvré autour de maître Naviaux, de Michel Lagrot et Jean-Pierre Papadacci pour le succès de cette belle journée.

(*) Dont l'ADIMAD, les Cercles algérianistes d'Hyères et de Draguignan, Rassemblement des Copains de Maison-Carrée, L'Association pour la Mémoire de l'Empire Français, Le Collectif Aixois des Rapatriés représentant plus de 20 associations, Le Cercle National des Combattants, Le Cercle National des Rapatriés, SOS Ecole, Chrétien Solidarité, La Sépia, Veritas etc... etc...

Portemont, le 31 mai 2006

Monsieur Papadacci de l'ADIMAD, monsieur Joseph Hattab Pacha et S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon-Parme gravissent les marches conduisant à la stèle du Mourillon.

S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon-Parme rendant les "honneurs" à Joseph Hattab Pacha.

S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon-Parme et Joseph Hattab Pacha : "Quelles retrouvailles !"

En marche, ensemble, vers de nouvelles aventures !

 

 

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