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En ces temps où la France, chaque jour, se renie un peu plus, dimanche 11 décembre 2005, nous fêterons Saint Louis !

Notre roi rayonnera dans la cathédrale Saint-Louis de Versailles, à l’issue de la messe de 9h45…

Nous ne pouvons que remercier Monseigneur Eric Aumonier, évêque de Versailles, d’avoir eut l’inspiration de commander une sculpture du roi Louis IX. Saint-Louis est chez lui dans toutes les églises de France.

Cette volonté, que nous qualifions volontiers d’inspiration, est née d’une rencontre. Pour que naisse une œuvre, il faut un créateur. Cette œuvre a pris corps des mains de Catherine Cairn.

Etre sculpteur, en nos temps difficiles, est plus que jamais choisir la voie ingrate. Catherine Cairn l’a choisi depuis quelques années. Seule une Foi inébranlable ou une folle inconscience put conduire sereinement l’artiste à vouloir sculpter un buste de Saint-Louis.

L’aveu de Catherine tient du défi :

« Je dirais que, par-dessus tout, j’ai créé cette sculpture avec tout l’amour et toute la joie intérieure que j’ai pu puiser dans mon âme. »

C’est le cœur qui a modelé la glaise. Tout comme c’est le cœur qui a dicté le choix et murmuré à Catherine : Un buste, un buste reliquaire…
Et de le contempler avant sa révélation au public et aux fidèles, m’a dévoilé une évidence.

Catherine le dit si bien, le « buste torse » nous révèle l’essentiel :
« …la réalité intérieure de l’être humain. Le visage est plus visible, plus proche du « contemplateur » qui peut se sentir, à son tour, contemplé, et accéder à une relation plus profonde à l’oeuvre. Ce buste à échelle humaine permet d’accéder à toute l’expressivité du visage de la statue. Cela crée une atmosphère intimiste propice à la méditation. Cela crée une atmosphère intimiste propice à la méditation. »

 

Et c’est la main sur le cœur que le saint roi nous accueille. Jamais main de justice n’aura été plus parlante…

 

Elle apaise toutes les blessures et nous ne pouvons pas ne pas penser au cœur de l’enfant- roi, du petit Louis XVII, fils de Saint-Louis !

Est-il si loin le temps où la France entière se souvenait de ses racines ?
Qui se souvient encore qu’en 1970, lors du septième centenaire de la mort du roi, un gouvernement entier, un gouvernement français déclarait par la bouche de son ministre des affaires culturelles vouloir que l’année soit une année « Saint-Louis » ?

Et ce « … en hommage à un roi, modèle des plus éminentes qualités humaines, qui a bien mérité de notre pays et de son peuple, lequel a pieusement conservé sa mémoire »

Ainsi s’exprimait alors Edmond Michelet.
Cette année-là des festivités se déroulèrent un peu partout en France et la salle Saint-Louis du Palais de Justice de Paris abrita une belle exposition : « Le Siècle de Saint-Louis »

La France n’avait pas peur de son histoire…

Aussi, autour de notre ami Catherine Cairn, vous comprendrez aisément pourquoi nous serons nombreux dimanche 11 décembre 2005, en la cathédrale Saint-Louis de Versailles.

Et nous espérons que vous serez des nôtres…

Saint-Louis nous accueillera tous, la main sur le cœur !

Portemont, le 8 décembre 2005.

Visitez notre diaporama : « Saint-Louis »

Et découvrez les œuvres de Catherine Cairn sur le site :

http://membres.lycos.fr/catcairn/

 

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