jeudi 09 février 2012

Nous contacter



Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

C’était le mercredi 11 avril 2007…

Suivant le dimanche de Pâques…
Sans tapage ni grandes annonces, la Soupe du Roi continue son chemin. Une belle aventure riche des quatre années écoulées…

Chacun a pris ses marques et la remorque que tracte Paul a pris du ventre pour la bonne cause. Sur le parvis de la gare Montparnasse, nos tréteaux font partie du paysage un mercredi sur deux, hors la saison estivale. Equipe soudée, toujours quelques projets en tête… Ah ! Si nous organisions un petit-déjeuner le samedi matin ?

La Soupe du Roi - Noël 2006

Bien sûr, il y a toujours des petits « ratés »… Un mercredi où manque du pain, un mercredi où le sucre… Mais où est passé le sucre ? Et toujours le « noyau » d’amis. Ces visages familiers. Quand ils font défaut, on s’inquiète… Et pourtant, si un jour leur vie pouvait changer ?

Et pour aller toujours de l’avant, grâce à Marie-Laure et ses amies, il y a maintenant des offres de vêtements…

Mercredi 11 avril 2007 ? Un beau mercredi.

« Hier, notre rencontre du mercredi suivait justement le dimanche de Pâques et la Soupe du Roi proposait du gigot. Pour des raisons techniques liées à la distance qui sépare la cuisine de la salle à Manger (Rambouillet-Paris), il a fallu que le cuisinier, la mort dans l’âme renonce à la découpe devant le client telle qu'elle se pratique, m’a-t-on dit, dans quelques restaurants parisien comme le Crillon ou chez Maxim's (pas à la Tour d'Argent car là-bas c’est du canard). Mais ce fut bien quand même encore qu’un peu plus de sauce provençale eut été appréciée. N’empêche que les onze kg de gigot, les trois kg de tomates, les neuf kg de semoule dite « couscous », les carottes et les petits pois ont disparu des marmites aussi rapidement qu’un « pickpocket » qui sévit sur la ligne B du RER.  Mohamed, vieil habitué dans son éternel manteau gris, est ravi  : « C’est bon comme là-bas dis ! »
 
Lors de notre dernière sortie, nous avions remarqué qu’un de nos habitués avait arboré une tenue irréprochable, avec cravate et veste croisée. Aujourd'hui, la dominante vestimentaire du groupe est revenue à un classicisme plus conventionnel avec quelques affamés tels qu’on nous
en montre à la télévision les soirs de grande froidure.  Bah! ils sont mal vêtus, certes, ils n’ont pas fait d’abus ni de savon ni de rasoir, ça se sent, mais nous les aimons bien quand même et lorsque nous leur parlons ( c’est-à-dire à chaque rencontre ) nous sommes toujours étonnés
par ce qu'ils nous disent. Hier l’essentiel du débat ne concernait pas la future élection  mais le réchauffement climatique. Ils sont unanimes à s’en réjouir . "Qu’est-ce que t’en pense, Paul ( mon homonyme), de l’effet de serre ? » .Réponse nette et sans bavures : «  j’m’en tamponne  ! ».  J'en  parle avec un grand brun, bien silencieux  qui mange son gigot lentement comme Charlot mangeait sa chaussure et Soljenitzine son saucisson. Il est bien content de la douceur du temps et me dit qu’il peut enfin dormir. Mais il reste muet lorsque je lui demande s’il a un endroit sûr pour son repos. Il y a beaucoup de pudeur dans ce genre de silence et beaucoup d’éloquence aussi. Cinq minutes plus tard, pomme en poche, il disparaît sans mot dire. C'est que l’endroit sûr reste peut-être à trouver. J’aurai ce même silence chez une jeune femme que nous n’avions pas encore vue  et qui arrive en traînant derrière elle deux valises à roulette. « C'est votre maison ? » La réponse tarde un peu, hésitante et arrive dans un souffle :  «  Oui ! » Si faible que je me demande si je l’ai vraiment entendu. Je lui demande de bien vouloir revenir dans quinze jours pour que nous puissions parler plus longtemps.

Elle sera là dit-elle, avec un regard un peu moins triste.

Paul (l’autre) a collé une étiquette dans le dos d’un confrère, étiquette sur laquelle on peut lire «  Le Pen ,Vite ! ». La victime qui ne se rend compte de rien joue les « hommes sandwich » en allant de groupe en groupe et Paul est mort de rire . Comme le rire est communicatif, ils sont bientôt une quizaine à rire jusqu'à ce que l’étiquette mal collée d’avoir trop servi, roule dans le caniveau. Dommage que Marie-Laure n’en profite pas  (elle est bien trop affairée à distribuer des vêtements ), car  ce rire juste avant de se quitter est un fameux remerciement.

Nous n’en attendions pas d’autres, ni de meilleur. Dans la voiture du retour, comme je reconduis Isabelle qui nous aide beaucoup mais qui habite un quartier difficile, je ne peux m’empêcher de penser tout haut « Il est vraiment ressuscité ! »  . Si j’en avais douté, cette Soupe du Roi d’un jour de (presque-) Pâques m’aurait servi de pense-bête.

Paul T.

Portemont, le 2 juin 2007

Vous pouvez adresser des chèques à l'adresse suivante : " Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades ", 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI ; pour un virement, les coordonnées sont les suivantes : CRCA LES ESSARTS LE ROI , Banque 18206, guichet 00089, n° de compte 509 445 4 001 , n° IBAN FR76 1820 6000 8950 9445 5400 182, BIC AGRIFRPP882.

" Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades " vous remercient chaleureusement.

 

Noël 2006

A l'automne 2006 :

Dans sa quatrième année ! (cliquer sur le lien)


A l'automne 2005 :

Soixante ? Et pourquoi pas quatre-vingt, comme les chasseurs… (cliquer sur le lien)

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.