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Mais la Tradition, toute la Tradition, est un bon guide. Et
si le Saint- Esprit s’en mêle, alors tout sera sauvé !
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Une moisson d’espérance
nous a été offerte lundi 20 novembre 2006, au Palais de
la Mutualité de Paris. Sans tarder nous remercions l’Institut
du Bon Pasteur, sans lequel cette soirée n’aurait jamais
existé, peut-être…
Quand la ligne est tracée par
le Saint Père, il n’y a pas lieu d’attendre et encore
moins d’enfouir sous le boisseau notre Bien commun : La Tradition
catholique.
Le ton était donné
par l’annonce de cette soirée :
« Pour mettre en débat,
dans l’Eglise, ce dont on n’a plus le droit de parler depuis
quarante ans.
Pour commencer à réaliser ensemble les conditions d’une
véritable Paix de l’Eglise.
Pour congédier définitivement les illusions du funeste
XXe siècle. »
Les organisateurs de cette soirée
ont bien dû avoir quelques inquiétudes… Le ciel nous
mettait à l’épreuve. Pluie, véritablement
mouillante ! Mais le ciel n’est pas le Ciel. Et très
vite l’évidence était éclatante : la salle
était comble !
Six cents, sept cents, huit cents personnes ? Peut-être
plus. Dieu seul le sait…
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Il fallait commencer sans tarder. Présentation sobre
et efficace par Yves Amiot de « Sensus Fidei » :
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Mesurer le chemin parcouru. Sur le
chemin de la réconciliation, quelle force de conviction !
Aucun contretemps, aucune déception… Et à la force
de conviction, une force de proposition au moins égale !
A la tribune Philippe Maxence, rédacteur en chef de
« L’Homme nouveau », Christophe
Mahieu, journaliste et historien, Jeanne Smits, directeur de
la rédaction de « Présent » et l’abbé
Guillaume de Tanoüarn de l’Institut du Bon Pasteur.
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Philippe Maxence était « Monsieur
Loyal »
« Pour mettre en débat, dans
l’Eglise, ce dont on n’a plus le droit de parler depuis
quarante ans. »
Jeanne Smits ne laissait pas le temps s’enfuir
et décidait de mettre les pieds dans le plat. La tradition catholique,
notre bien commun ? Tout est contenu dans la Messe, dans la liturgie…
Nous le savons tous.
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Et Jeanne Smits de prendre acte : « Nous
attendons… rumeurs… certitudes… »
Le Motu Proprio semblait voler dans les airs. Motu proprio ?
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« Peut-être n’est-il pas pour nous, mais pour toute
l’Eglise. Nous ? Nous sommes servis, nous avons accès à
cette liturgie… Notre Saint-Père, le pape Benoît
XVI a un sens très fort de la liturgie… Nous ne demandons
pas le respect pour une sensibilité… La liturgie doit être
tournée vers Dieu, en esprit et en vérité…
Le Saint-Père a une certitude sur la liturgie. » Relire
le Cardinal Ratzinger.
« La vraie liturgie
montre où est la réalité, qui est au centre : Jésus-Christ. »
Et de nous rappeler les propos extrêmement profonds de Benoît
XVI, récemment en Suisse : « L’oraison,
c’est l’espérance en acte. »
L’abbé Guillaume de Tanoüarn
prenait la parole.
| « Le
Souverain Pontificat qu’il exerce, il l’exerce par le
Saint-Esprit. » Vérité on ne peut
plus catholique… |
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Certains verraient-ils un « sens
aigu de la stratégie ou non ? » « Sans
importance, ce pape n’a pas peur des mots. »
Il remet le mot « Vérité » à
la place que certains ont voulu lui faire déserter…
« Oui nous ne
parlons plus tant de la vérité que de la liberté.
Remettre la vérité à sa place, pour le peuple de
Dieu qui n’a pas fait de théologie. Comment ne pas penser
au catéchisme, aux enfants de 10 ans… »
N’ayons pas peur. Pas d’oreille bouchée…
« Un mot, un mot gros. Un sujet
qu’il ne fallait pas aborder : le Concile Vatican II »
Et de mettre le doigt là où certains ont mal. Rien n’est
pire que le mal qui se nourrit de fantasmes…
Sereinement, l’abbé de Tanoüarn
formulait une évidence : « Le
tabou conciliaire a sauté. Benoît XVI a fait du Concile
un sujet d’interprétation. » Ah ! L’herméneutique…
Recontextualiser… « Grâce
à Benoît XVI, nous constatons que Vatican II est un concile
qui a vieilli. »
Philippe Maxence prenait la parole. Réaction
de bon sens qui devrait être un « réflexe »
naturel chez tout catholique :
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« Soutenons le pape. Les catholiques
de France sont derrière Benoît XVI. Merci Saint-Père. »
« L’Eglise du Silence du monde occidental… »
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Retrouver l’essence du catholicisme. A quoi
assistons nous ?
« Aujourd’hui les choses changent.
Ces différents pans de l’Eglise du Silence se retrouvent,
la réconciliation est en marche. Faisons la fête ! ».
Nous avions envie de lancer « Noël ! Noël ! »…
Philippe Maxence d’appeler en témoignage
Chesterton, l’orthodoxie catholique ?
« Rien d’aussi périlleux
que l’orthodoxie. C’est la santé de l’esprit.
Merci Saint-Père »
Laisser s’exprimer la joie. « Le
secret gigantesque du chrétien ». Et ne pas
feindre une fausse surprise : « Le
Pontificat de Jean-Paul II, a préparé à sa manière
le Pontificat de Benoît XVI… l’aventure de la fidélité
au Christ ».
« Allons nous rester tranquillement
assis ? Nous « discuter »…
discutio ! »
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Et « Merci Saint-Père ! »,
Six cents, sept cents, huit cents personnes ? Peut-être plus,
Dieu seul le sait… applaudissant debout !
Qui ? Le Saint-Père ! Les catholiques de France sont
derrière Benoît XVI, en actes !
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Timidement, noircissant mon carnet de notes, Gérard
Leclerc, éditorialiste de France Catholique trépignant
à mon côté, je me risquais à écrire:
la salle est aux anges…
« Pour commencer
à réaliser ensemble les conditions d’une véritable
Paix de l’Eglise ».
Réaliser ensemble les conditions d’une véritable
Paix de l’Eglise… Est-il besoin de préciser l’Eglise
de France… Ah !
C’était encore mettre les pieds dans
le plat que de s’interroger sur les relations des évêques
de France à la Tradition… Introduite avec le sourire par
Christophe Mahieu, la question était attrapée au bond
par Rémi Fontaine :
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« Renvoyons leurs la balle ! »
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Introduire le choix de deux formes de rite latin ?
Résister à la tentation d’une religion à
la carte ?
« Les malfaçons
objectives de la liturgie de la nouvelle messe » permettaient
aisément de balayer les objections.
Ce n’était pas vain de rappeler que
nos évêques prenaient bien souvent leurs désirs
pour des réalités… et parfois s’interrogeaient
à haute voix. Nous avions en mémoire les propos de Monseigneur
André Vingt-Trois :
« Oserais-je vous dire que je
m'interroge souvent devant Dieu sur les silences dont on pourra nous
accuser dans quelques décennies ou siècles ? Quand
je dis « nous », je ne pense pas seulement aux
intellectuels éclairés dont les opinions ont si souvent
suivi le « politiquement correct » ou le médiatiquement
correct. Je pense à nous chrétiens et, premièrement,
à nous évêques qui avons reçu mission de
guider le peuple chrétien. »
Remi Fontaine ne brandissait pas son livre- réquisitoire,
« Livre noir des Evêques de France »…
Qui aime bien, châtie bien… Et Rémi Fontaine aime
l’Eglise !
Olivier Pichon enchaînait sans temps mort.
Sa voix puissante retenait l’attention :
« Les évêques ont eu quelques mots ces temps-ci,
qui nous permettent de leurs rappeler une vérité
de la tradition ».
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Le « vivre ensemble » s’invitait
parmi nous…
« Vivre
ensemble, chiche, Messieurs les Evêques ! »
« Le vivre ensemble de nos épiscopes était
« politique »… le chômage, etc. »
Et de lancer une question ?
« Qu’ as tu fait de ton
frère ? Celui que tu as ostracisé… »
Il n’était pas question de faire
un procès. Juste de rappeler les temps qui avaient été
si difficiles… et ce n’était pas faire injure à
Messieurs les Evêques que de rappeler aussi leur complexe anti-romain…
Mais Olivier Pichon n’entendait pas s’attarder
sur ces temps d’ostracisme. Le présent et demain importent
bien plus !
« Des raisons
d’espérer : ce que nous voyons se terminer sous nos
yeux… c’est la sortie du cycle de la modernité, des
Lumières. Ce n’est pas la sortie de Mai 68 ou de Vatican
II… »
« Nos évêques
commencent à sortir du politiquement correct. Téléthon,
Ecole catholique, combat pour la vie… La modernité est
détruite. Le jeune clergé nous donne plein d’espoir
et nous avons plein d’espoir dans le jeune clergé. »
Si j’avais quelques douleurs dans les doigts
à force de faire courir mon porte-mine sur mon carnet, tout le
public n’allait pas tarder à avoir mal aux mains d’applaudir.
Et l’abbé Christophe Héry,
en athlète de la Foi de prendre le relais.
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« Je désire soulever une question en réponse
à Lourdes. En quoi notre différence est-elle structurante
pour la vie ecclésiale ? »
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Lourdes…
« Notre
« érection » est signe de notre communion
avec le Saint Père. La communion ecclésiale ? C’est
un espace d’échange, d’obéissance dans la
Foi ».
Confiance dans l’intelligence de la Tradition…
Et que dit Monseigneur Ricard ? « Il
ne faut pas être habité par la crainte et la peur. »
Et pour refaire une lecture paisible du Concile,
on peut compter sur l’abbé Héry !
L’Assemblée des évêques
de Lourdes « Un tournant
historique ». L’abbé Christophe Héry
pouvait s’appuyer sur la motion de confiance au Cardinal Ricard.
Et la Tradition n’a en rien été responsable de la
« désintégration
liturgique »… «
La religion à la carte n’a jamais été le
fait des tradis… » Qu’il est bon parfois
de pouvoir rappeler des évidences !
« En attendant
le Motu Proprio, nous prions avec confiance » De la
confiance, il en a fallu des brassées pour parcourir tout ce
chemin…
Le pupitre s’animait…
| La parole était donnée à
« L’entomologiste de la crise de l’Eglise »,
l’abbé Barthe. |
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Benoît XVI ? « Un
pape de transition » « Transition de Benoît
XVI vers le XXIe siècle »
Comme tout bon entomologiste, l’abbé
Barthe ne s’encombrait pas de fioriture. Des précisions
et encore des précisions, agrémentées de portraits.
A l’échelle du temps, du temps de l’Eglise, de 1958
à 2005, combien de secousses, d’espoirs mais aussi de mirages,
de la popularité de « Roncali » à
Jean-Paul II ?… Quel legs a reçu Benoît XVI ?
En Occident, un catholicisme – prêtres,
vocations, pratique des sacrements, influence sociale et culturelle
– exténué…
Silencieusement nous faisions tous – ou
presque – le même constat : Vatican II n’a pas
tenu ses promesses…Et une relecture « traditionalisante »
du Concile est urgente.
Et le choc, l’électrochoc, des discours
de Rastibonne ou de Vérone…
Benoît XVI ? Un pape d’intuition.
Et « Tout pousse les deux pôles,
traditionaliste et « ratzingerien » à établir
un front commun. Mission pastorale et liturgie. Et le travail se fait.
Pour preuve la revue « Résurrection » du
Père Michel Gitton ou le travail du Père Uwe Michael Lang
de l’Oratoire St Philippe Néri de Londres. »
Faire la paix ? Construire la Paix de l’Eglise ?
Prenaient place derrière le pupitre, l’abbé
Aulagnier , et la tribune recevait Daniel Hamiche, Jean-Pierre Denis,
éditorialiste de l’ hebdomadaire « La Vie »,
l’abbé Philippe Laguérie, Gérard Leclerc,
éditorialiste de l’ hebdomadaire « France Catholique »,
Bruno Larebière rédacteur en chef du mensuel « Le
Choc du mois »
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Pour faire la Paix, il faut se dire des choses… Discutio…
Autant vous dire que la tribune était prometteuse !
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Et le « routier » de la Tradition,
l’abbé Aulagnier n’y allait pas par quatre chemins :
« Homme d’action, je parlerai d’action.
La Messe tridentine reste au cœur du débat. Elle
est la pierre d’achoppement. Elle est notre joie, notre
honneur. »
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… Et « Elle
est raison de crainte, de doute pour nos évêques…
» « L’attachement à la Messe Tridentine
n’est pas un refus au Concile Vatican II. »
Mais de rappeler fermement la subversion liturgique qui a suivi le Concile.
Une évidence ? « L’Etre
historique de l’Eglise n’a pas commencé à
Vatican II »
Pour certains, la France commence en 1789, tout
comme pour d’autres l’Eglise est née en 1969…
Ah ! les belles années 70…
Jean-Pierre Denis, «trichant un peu »,
plaidait :
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« Je n’ai pas connu les années 70 …
Nous sommes en 2006, il est urgent que nous réfléchissions
ensemble. »
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Nous attendions, et notre attente fut brève…
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Abbé Philippe Laguérie : « Je
ne lui en veux pas » Un bon signe ? « Sa
présence ici » « Nous sommes sortis
des années 70. »
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Et, « Dire
ce qu’on pense, continuer à parler clair et franc »
Reprendre en écho les paroles de Benoît XVI, lors d’un
des « Mercredis du Saint Père » :
« Le témoignage de la
foi fort et clair, l’audace de la provocation ».
Toujours rappeler les évidences :
« La langue de bois de l’épiscopat
français », langue de « Monsieur
Trissotin ! »
Les années 70 ?
Gérard Leclerc :
« Je les ai bien connus…
Je suis le doyen de cette table. »
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Ne pas faire l’autruche. Et de rappeler :
« Le cardinal Henri de Lubac
a été de ceux qui ont pensé qu’on assassinait
la Foi… Ré ouvrir, les dossiers, tous les dossiers, nous
sommes fils de l’Eglise, les ré ouvrir en tant que fils
de l’Eglise. »
Bruno Larebière :
« Je suis celui qui ne
croit plus depuis les années 70… ancien pensionnaire
des « Frères des écoles chrétiennes »,
j’avais 15 ans. Je parle de l’extérieur…
L’Eglise suit des mouvements de société. »
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Il fallait que « Ca » se
précise… Jean-Pierre Denis avançait…
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Jean-Pierre Denis : « La
question qui est posée pour moi, c’est le refus,
l’interprétation du concile de Vatican II…
Interpréter, c’est accepter. De quoi parle-t-on ?
S’il y a refus il ne peut y avoir d’unité. »
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Logique de la part du rédacteur en chef
d’un journal qui affichait en première de couverture un
« Pourquoi cet homme devait rester dehors » à
l’attention de l’abbé Laguérie ! C’était
tendre un joli bâton à l’abbé…
Abbé Laguérie :
« C’est une vraie
question… L’Institut du Bon Pasteur, le 22 décembre
2005… Le pape nous a expliqué beaucoup. L’herméneutique
du Concile ne peut être l’esprit du Concile. Que
de crimes n’ a-t-on pas commis au nom de l’esprit
du Concile…L’esprit du Concile des années
70 a fait dire tout et le contraire de tout… »
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« Tous les jugements portés
sur le monde par le concile sont faux. La foi catholique ne nous lie
à aucune contingence… »
Gérard Leclerc :
« Ouvrir le dossier Vatican
II. Comment être concis sans trahir ? Il est impensable
d’extraire Vatican II de la tradition de l’Eglise.
Principe posé par le Saint Père. Vatican II a
été le plus prolixe des conciles. Il s’agissait
de faire une nouvelle évangélisation. Vatican
II devait permettre de dire : Voici qu’elle est l’Eglise
du Christ. Il y avait un immense chantier, une somme de considérations
incroyables… Vatican II a prévu la mondialisation…
Les rapports interreligieux allaient se poser différemment,
Il indiquait des directions. »
|
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« Si la réconciliation
a fait un grand pas, c’est grâce au Cardinal Ratzinger qui
a reconnu qu’il y avait des doutes à porter sur certains
points du Concile… repenser ensemble les grands défis…
»
Daniel Hamiche, qui se tenait en « apnée »,
interrogeait Jean-Pierre Denis : «
Que pensez vous de ces « dubia » ? »
|
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Et Jean-Pierre Denis de répondre :
« Je souscris à tous
les propos de Gérard Leclerc », mais « l’erreur
serait d’idolâtrer une année particulière »
Abbé Laguérie : «
On a mis trente ans pour expliquer aux prélats… qu’il
y avait un avant Concile… Le Concile a pris à son compte
la mondialisation et posé que l’Eglise avait à y
apporter sa pierre. On peut avoir une opinion différente. »
Bruno Larebière :
« De quelle église parle-t-on
en France ? De celle des catholiques pratiquants ? 4% ! Comment réintroduire
le Sacré dans la société ? Les années 70
? Le règne des idéologies matérialistes, de la
domination absolue du matérialisme ! »
Jean-Pierre Denis :
« Tant que nous serons déchirés
sur des questions liturgiques, nous ne pourrons pas apporter de réponse.
»
Daniel Hamiche : «
Réconciliation liturgique… »
Abbé Laguérie
: « Ce qui fatigue l’Eglise
c’est cette division. L’Eglise n’a plus assez d’énergie
et ceux qui ont introduit cette division auraient dû y penser
avant. »
Daniel Hamiche :
« Quelle solution trouver, une seule
liturgie ou deux liturgies ? »
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Jean-Pierre Denis :
« Vous célébrez
selon le missel de Jean XXIII, je vais à la messe avec
le missel de Paul VI »
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Gérard Leclerc :
« Pas d’objection
majeure au bi-ritualisme. » |
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« Cherchons la
voie de la véritable réconciliation. Je veux que l’on
continue la discussion, mais qu’on arrête la polémique.
Parlons de la Messe, de la force extraordinaire de l’Eucharistie.
A la Consécration, je ne peux pas faire autrement que de tomber
à genoux. La Tradition ? Le cardinal Newman, pour parler de la
Tradition, parlait du grand fleuve de la Tradition. C’est dans
cette grande Tradition que nous devons nous réconcilier. »
Abbé Laguérie :
« La liturgie est une question
clef. Seul le pape peut en décider. Nous attendons tout de
lui. Je suis poly ritualiste. Qu’on redonne la liberté
à la Messe de toujours. » |
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Et sans se départir
de son bel humour habité par la sincérité, l’Abbé
de lancer :
« Que Jean-Pierre Denis
continue ! L’absence de débat nous fait crever ! »
Je ne sentais plus mes
doigts collés à mon porte-mine et le nombre de ceux qui
ne sentaient plus leurs mains d’applaudir, grossissait à
vue d’œil…
Le temps de souffler ?
Il ne fallait pas y compter ! Il y eut pourtant deux poses, je
ne les ai pas vu passer…
A la tribune –
je devrais dire au tremplin, tant tous les propos échangés
portaient haut – Guillaume de Thieulloy, ouvrait le feu de
nouvelles réflexions :
« Herméneutique
de la rupture… de la continuité… »
Le Concile ? «
Concile original dans son but, dans sa forme ». « Des solutions
théologiques après Vatican II… »
 |
L’abbé Guillaume de
Tanoüarn rayonnait :
« Je crois que
le dialogue n’est pas un instrument de conversion…
Tout le monde pensait la même chose sans le savoir. Le
temps des antiquités théologiques est passé. »
Pour ou contre la mondialisation
? « Il s’agit
d’être contre la globalisation des esprits. Les
années 70 ? Globalité mentale ! C’est
une fantaisie de « l’homme blanc ».
Accepter les différences, là, le dialogue est
plus difficile. Le dialogue de la différence. Ratisbonne.
Loin de l’utopie d’une certaine lecture du Concile. »
|
Et une grande autorité
prenait la parole :
Père Michel Lelong :
« Depuis le jour de la
Pentecôte, l’unité et la diversité se
font face… Saint Pierre et Saint Paul… Le débat
à l’intérieur de l’Eglise ne date pas
d’hier. L’Eglise a besoin de nous tous ! »
Et toujours la belle ligne tracée par Benoît XVI :
« Rendez compte de l’Espérance avec douceur et
sérénité, fraternellement. Il faut être
serein dans notre foi. » |
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La valeur n’attend
pas le nombre des années, démonstration éclatante
nous était faîte par l’abbé Sébastien
Leclère de la Fraternité Saint Pierre.
Abbé Sébastien Leclère
: « Le concile a été
enseigné pendant 40 ans. Privilégier un concile
au détriment des autres ? Herméneutique de la
réforme dans une fidélité dynamique. Rendre
intelligible la révélation».
Mais « on ne peut pas
douter ou supposer de la catholicité d’un concile »…
Pourquoi Vatican II est un concile très important ?
« Il a posé
le problème de la modernité. »
Mais pas de traitement particulier à l’égard
de ce concile.
|
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Père Michel Lelong :
« Vatican II a
été interprété malheureusement comme
tellement nouveau qu’évêques et fidèles
ont fini par croire qu’il n’y avait rien avant… »
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Passe pour les fidèles…
Mais les évêques ?
« Ré-interpréter
Vatican II à la lumière de la Tradition. Aidons Benoît
XVI et répondons à son appel. Il faut absolument que les
évêques soient accueillants à la Tradition. »
Il y eut bien encore
quelques échanges et belles réflexions des abbés
de Tanoüarn et Leclère, mais mes doigts n’en pouvaient
mais… Il fallait s’économiser pour le tonnerre d’applaudissements…
 |
Le mot de
la fin ?
« Merci Saint Père ! » |
Portemont,
le 26 novembre 2006
|
EN EXCLUSIVITE !
Extrait d'un article à paraître de Gérard
Leclerc dans l'hebdomadaire FRANCE CATHOLIQUE n°3049 daté
du 1er décembre.
"JE VOUDRAIS LIVRER
QUELQUES IMPRESSIONS"
ou
"MA PETITE PIERRE A UN DEBAT QU'UNE PROVOCATION COMME CELLE
DE L'ABBE BARTHE DEVRAIT RELANCER..."
(titre des Manants du Roi...)
Lundi 20 novembre, à
l’invitation de l’abbé Guillaume de Tanoüarn,
fondateur entre autres de la revue Certitudes, j'ai participé
à une soirée plutôt exceptionnelle. Toute
la presse s’est fait l’écho des perspectives
de réconciliation de Rome et de l’épiscopat
français avec les traditionalistes, ainsi que des débats
à propos d’un plus large accueil au rite liturgique
dit de saint Pie V. Les responsables du nouvel institut du Bon
Pasteur ont voulu montrer qu’ils n’étaient
pas étrangers à la culture du débat dont
leur intransigeance est censée les tenir éloignés.
J’ai donné mon accord pour une franche explication.
Mais je n’ai pas été le seul. Jean-Pierre
Denis, directeur de l’hebdomadaire La Vie qui, pourtant,
n’a pas ménagé les abbés de cet institut,
a eu la magnanimité de venir lui aussi. Nous participerons
à la même table ronde (il y en aura trois au cours
de la soirée).
Je ne peux faire un
compte-rendu détaillé. Pourtant cela en vaudrait
la peine. Toutes les interventions ont eu leur intérêt.
Mais les interlocuteurs étaient trop nombreux et plus de
trois heures de discussion ne se résument pas aisément.
Je voudrais livrer quelques impressions. D’abord sur le
climat. La polémique n’était pas absente.
Mais elle n’a jamais été discourtoise ou gratuite.
Dominait, de la part d’un public acquis à la cause
de “la Tradition”, une évidente satisfaction,
voire une joie, de rentrer dans une pleine communion avec l’Eglise,
grâce à un pape unanimement estimé. Par ailleurs,
l’accueil fait à Jean-Pierre Denis m’a plus
qu’impressionné. J’ai été littéralement
transpercé par la vague d’applaudissements qui a
salué sa venue. Décidément, quelque chose
se passait. On avait des désaccords graves, mais ce soir
ils ne rebondissaient pas contre un mur d’incompréhensions,
ni n’amenaient à des invectives. Les dossiers étaient
ouverts pour qu’on s’ex plique le plus largement possible.
Autre impression :
la grande variété des positions traditionalistes
malgré une sensibilité commune, un attachement unanime
à la liturgie d’avant la réforme. Les jugements
portés sur Vatican II sont extrêmement contrastés
et il arrive même que certains orateurs émettent
successivement des avis presque contradictoires. Je ne dis pas
cela pour prendre quiconque en défaut. C’est simplement
le reflet de la complexité du grand œuvre de Vatican
II qui a ouvert tant de chantiers et esquissé des intuitions
programmatiques à propos desquelles il est tout à
fait légitime de s’interroger. Je suis quant à
moi persuadé que les lignes de forces principales du Concile,
constituent une ressaisie de la grande Tradition ecclésiale
au sens de Newman. Il était impérieux que cette
réflexion fût menée dans la perspective historique
des années 60, mais nous sommes loin d’avoir été
au bout de ce que le corpus conciliaire peut nous inspirer pour
l’expansion moderne de l’Evangile.
Je prolonge mon compte-rendu
de la Mutualité du 20 novembre pour aller plus loin dans
les conclusions possibles. J’ai distingué, en effet,
l’intervention de l’abbé Claude Barthe - animateur
avec Bernard Dumont de la revue Catholica -, et dont on sait qu’il
aime à se dire parfois joliment “en apesanteur canonique”.
Intervention passionnante, bien structurée et qui, à
certains égards, rompait le climat consensuel de la soirée,
sans que cela puisse être considéré comme
un casus belli. En deux mots, l’abbé Barthe ne renonce
pas à son analyse péjorative de la Réforme.
Celle-ci aurait engagé l’Eglise - je traduis avec
mes mots - dans un rapprochement avec la modernité et un
acquiescement au mouvement intellectuel, politique et social surgi
des Lumières. Or c’est le projet contraire qu’il
persiste à soutenir, en somme un projet que je définis
comme intégralement contre-révolutionnaire. Jean
XXIII, conservateur modéré, s’est trouvé
initiateur, sans trop le vouloir, d’un Concile révolutionnaire
qui a chamboulé l’Eglise. Benoît XVI n’est
pas exactement un contre-révolutionnaire, mais il pourrait
être - du moins est-ce l’ardent souhait de l’abbé
Barthe - l’agent providentiel d’un vaste mouvement
contraire.
Voilà qui évoque
bien des choses. Joseph de Maistre : “La contre-révolution
n’est pas une révolution contraire, mais le contraire
de la révolution” [dans les Considérations
sur la France, qui viennent d’être heureusement rééditées
et commentées par Pierre Manent, aux éditions Complexe].
Nous sommes aussi ramenés à ce qu’Emile Poulat
appelle l’intransigeantisme catholique du XIXe siècle,
avec cette nuance considérable, rappelée par l’historien,
qu’il y a une double intransigeance : une de droite et une
de gauche dans ce catholicisme d’après la Révolution.
Laissons l’Histoire provisoirement pour questionner librement
le projet de Claude Barthe. Faut-il s’indigner du présupposé
politique qui soutient l’idée d’une contre-Réforme
à la suite de la Réforme ? Peut-être et même
sans doute. Mais dans ce cas, l’abbé Barthe est fondé
à reprocher à ses contradicteurs qu’eux-mêmes
sont liés à une conception politique du monde dont
ils sont d’ailleurs souvent bien en peine de définir
ou de démêler les contradictions. Ainsi, se mettre
à la remorque de l’individualisme des Lumières,
n’est-ce pas épouser jusqu’à un certain
point la logique nihiliste ? De même, sacraliser la démocratie,
n’est-ce pas donner son blanc-seing au relativisme sans
cesse dénoncé par un Joseph Ratzinger ?
Par ailleurs, la contre-révolution
n’est-elle pas une chimère, une utopie, comme elle
l’était déjà au XIXe siècle
? Il est vain de vouloir fixer l’Histoire et de s’opposer
à ses créations ou développements imprévisibles.
C’est en ce sens que je comprends mal l’abbé
Barthe et ne suis pas persuadé qu’il se comprenne
complètement lui-même. J’émettrai une
seule hypothèse. Il y a eu, certes, dans les années
soixante, tentation d’imaginer le cours de l’histoire
sous l’emprise du seul paradigme progressiste. L’Eglise
n’avait qu’à se rallier au mouvement d’émancipation
des Lumières, en lui révélant simplement
qu’il était un prolongement du christianisme s’ignorant
comme tel, un peu sous le mode des chrétiens anonymes de
Karl Rahner. [Le Père Laurent Sentis avait développé,
lors du Congrès de Résurrection de samedi, une thèse
complexe à propos des rapports incestueux entre Loi naturelle
(ou “loi adamique”) et Droits de l’Homme, dont
l’abbé Barthe qui était présent n’avait
visiblement pas perdu une miette, et qui avait d’ailleurs
suscité des remarques passionnées de Rémi
Brague et de Roland Hureau.] Le problème ne serait-il pas
qu’au cœur de l’histoire cahotante qui se fait,
le christianisme doit conserver intacte sa force d’inspiration,
sa liberté souveraine, afin de poursuivre, selon des modalités
toujours à revoir, l’œuvre de la grâce,
qui corrige, guérit, mais surtout garde la possibilité
de toujours faire ressurgir la nouveauté inépuisable
du Christ dans des formes contingentes et évolutives ?
Je ne prétends rien régler mais voudrais simplement
apporter ma petite pierre à un débat qu’une
provocation comme celle de l’abbé Barthe devrait
relancer plutôt que gâcher, avec un retour redoutable
aux batailles de tranchées et aux clivages inexpiables.
Gérard Leclerc
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Les acteurs de la soirée :
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Vous tous ! |
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L'Institut du Bon Pasteur |
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Monsieur l'abbé Aulagnier |
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Monsieur l'abbé Laguérie |
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Monsieur l'abbé de Tanoüarn |
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Monsieur l'abbé Hérie |
| De la grande
Famille de la Tradition |
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Monsieur l'abbé Jayr
de l'Institut du Christ Roi |
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Les Dominicains de la Fraternité
Saint-Vincent Ferrier |
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Monsieur l'abbé Leclère
de la Fraternité Saint-Pierre
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| Haut dessus
de la mêlée |
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Le Père Michel Lelong |
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Monsieur l'abbé Barthe
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| Des "ratzingeriens"
de choc... |
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Monsieur l'abbé Guy Pagès |
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Gérard Leclerc
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| Les mousquetaires
de la plume... |
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Jeanne Smits |
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Olivier Pichon
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Philippe Maxence |
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Bruno Larebière |
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Daniel Hamiche |
| La génération
qui monte |
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Guillaume de Thieulloy
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| Un grand
fidèle |
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S.A.R. le prince Sixte-Henri
de Bourbon-Parme
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| Les
"petites mains" des Manants... |
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Anne-Dominique du Sable |
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Portemont
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Alienor qui est toujours de
l'autre côté de l'appareil photo ! |
| Quelques
amis... |
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Monique Lainé |
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Philippe Prévost
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Pierre Hillard |
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Vous tous, en attendant la prochaine
fois... |
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| Et
celui que nous n'avons pas laissé dehors... |
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Jean-Pierre Denis ! |
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