Au numéro 56 (juin,
juin, juillet) :
L’éditorial est de poids.
Michel Masson ne plaint pas son encre. Se féliciter de ce non
qui a dit non à « une
Europe concoctée pour le marché, les marchands et leurs
suppôts, mais non pour nos personnes, nos familles, nos métiers…
Sous le prétexte – légitime – d’établir
un cercle supplémentaire entre les peuples d’Europe et
le Monde devenu le village planétaire avec lequel nous sommes
désormais en contact virtuel quotidien… on a voulu faire
sauter le verrou « Nations », laissant les personnes
et les communautés qu’elles constituent…seules et
sans défense, diluées dans un vaste conglomérat
au contour flou et poreux… »
Michel Masson n’est pas dupe. Les « ouitistes »
forcenés sont toujours en embuscade. Dire non « au
totalmondialisme et à la société de consumation »,
c’est bien. Mais ce n’est pas suffisant.
« Les
hommes se sont toujours entourés de cercles destinés à
les contenir, à les protéger
et à communiquer. Des territoires claniques,
ils en sont venus à former des territoires composites que leur
Histoire commune a lentement transformés en Patries,
puis en Nations… toutes deux unies par des Etats. »
Il ne faut pas craindre un cercle supplémentaire. Toute la problématique
est de choisir le bon cercle…
« A
l’évidence, un homme hypothèse et des réalités
rêvées président à l’élaboration
de leur Europe… Un solide sens des réalités et du
bien commun aurait exigé plus d’humilité et de prudence.
Ors, ces deux vertus sont au cœur du concept de Subsidiarité
dont se servent cependant les instances européennes… mais
pour en inverser les pôles. »
Et de valoriser avec pédagogie une organisation subsidiaire en
rappelant les écueils à éviter.
La trinité « Patrie-Nation-Etat »
colle à nos semelles, à nos cœurs et à notre
histoire. Elle est aussi au cœur de notre raison.
Savoir à quoi nous pouvons dire « Oui »
donne encore plus de poids à notre « Non »…
Et pour certains d’entre nous nous avons à qui nous pouvons
dire « Oui ».
Vous faire un aveu.
L’équipe de « l’escritoire »
s’est un peu précipitée pour réaliser la
mise en page de la revue. Sa lecture pourrait bien ressembler à
un jeu de piste ou à un jeu de l’Oie si vous n’y
mettiez pas bon ordre. Mais un petit « Erratum »
vous guidera…
Danièle Masson tire le rideau sur l’enquête sur « la
laïcité » et dresse le bilan. Nous aimons
bien les expressions d’Antoine de Crémiers : « une
catégorie obsolète de la modernité »
et « la dernière illusion universaliste des Lumières »…
Danièle Masson ne quitte pas
sa plume et enchaîne :
« La démocratie en action : Le Non au référendum
du 29 mai »
Quelques rappels salutaires :
« Quand on ne peut pas changer
le peuple, il faut changer de peuple, ou ne pas lui demander son avis… »
Danièle Masson passe en revue toutes les délicatesses
qui nous ont été dispensées par la « bien-pensance »
qui règne en maître dans l’univers médiatique.
Le mépris était en gras à tous les coins de page…
Mais ne nous désolons pas, notre sourire pas ringard pour deux
sou, finira bien par leur donner une jaunisse carabinée ! Principe
de subsidiarité oblige…
Clairement dénoncer l’adversaire
: « … et NON à la domination financière ! »
Antoine de Crémiers nous offre une de ses belles colères
rentrées, mais bien étayées.
La varie question ? « Dieu ou Mammon ? »
« La culture du développement
de la croissance qui constitue aujourd’hui l’unique credo,
le tout de la culture, l’idolâtrie du marché de la
concurrence, du travail et de sa productivité … Ce prurit
nouveau, véritable eczéma qui s’est étendu
à l’ensemble du corps social, constitue l’aboutissement
logique de l’idéologie libérale qui accouche enfin
de son enfant le plus légitime : « Le communisme de
marché ». La domination de l’économique
est démontée, méthodiquement.
Et « in fine »,
au travers de ses lunettes, armé d’un regard de Hun, Antoine
de Crémiers taille une minijupe à Chantal Delsol…
Nous avons bu du petit-lait !
Et s’il n’en reste qu’un ?
Notre ami Michel Michel présente
« Le dernier homme »
Cet homme est passé sous la toise, ausculté et examiné
à la loupe depuis bien longtemps, à l’échelle
de notre temps. La crise de la modernité, la fin des idéologies
et la crise d’identité remettent au goût du jour
cette passion d’entomologiste… Les sousbresauts « pré-
mortem » de l’idéologie de la libération
apportent du bon terreau aux réflexions de Michel Michel.
Prométhée n’est plus qu’un « zombie »
« que chevauche l’Esprit du Temps. »
De Maistre à Hugo en passant
de Galbraith à Baudrillard de nombreuses petites lumières
s’étaient mises à clignoter. Michel Foucault avait,
lui, allumé une grande torche. Michel nous rappelle que Nicolas
Berdiaeff exprimait tout cela autrement :
« L’humanisme des temps
modernes est périmé, et sur tous les plans de la culture
et de la vie sociale, il fait place à son contraire, en nous
amenant proprement à la négation de l’image de l’homme…
Là où il n’y a point de Dieu il n’y a point
d’homme, telle est la découverte expérimentale de
notre temps. »
Une surprise de « Toute dernière minute ! »
Réponse de Michel Fromager
« à propos de l’Homme tridimensionnel »
A découvrir comme un deuxième dessert…
Sur le sujet, Michel Masson monte sur les remparts. Ce dossier agite
bien des consciences. « Fondements théologiques
et philosophiques de l’homme tridimensionnel »
A vos dossiers et relire au calme.
Le docteur Charles Ogier, président
de la « Société de Psychanalyse »
s’introduit dans les « Considérations sur l’égalité »
Il nous livre : « Egalité et psychologie individuelle »
« La Petite histoire économique »
continue son chemin, il y a un peu du chemin des Dames…
« Le financement des guerres 1914-1918, 1939-1945,
l’entre-deux-guerres » Nous devons ce chemin
de Croix à Janpier Dutrieux.
Une belle pause. Si la vie d’Agrippa
d’Aubigné fut un tumultueux roman, le rude calviniste a
tâté autant de la plume que de l’épée.
Remercions Bernard Pouyé-Poyet d’avoir « déniché
» le joli sonnet à une Diane…
Le Professeur Pierre Gourinard poursuit sans faiblir la présentation
de l’Algérie.
« Un aspect de la guerre révolutionnaire :
la stratégie intérieure et extérieure du F.L.N. »
sans oublier « Comprendre le 8 mai 1945 ».
Un long et remarquable travail.
Jacques Lermigeaux conduit lui aussi
un dossier de qualité : « La Révolution
française, ses causes et ses bilans » Acte
IV : « La chute de Louis XVI »
Pour vos lectures, vous feuilletterez le « Hors champ »
Dans sa catégorie, « l’escritoire »
est devenue un poids lourd alerte…
Portemont, le 15 septembre
2005.
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