Libres
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Libres
Revue de la pensée
française
N°1, premier semestre 2003
« En finir avec
la France ? » |
Imaginez une petite armée de
francs-tireurs, attachés à leur terre. Leur terre c’est
aussi notre « pré carré ».
Ils vont livrer sur les Marches des escamourches en attendant les grands
combats. Tous ne montent pas à l’assaut sous la même
bannière, mais pour qui savent lire les signes, toutes les bannières
arborent l’amour de la France. L’amour pour une France libre,
autant que peut se faire…
Cette petite armée se regroupe et prend la plume au sein d’une
revue qui répond au nom prometteur de « Libres ».
Vous vous doutez bien qu’elle ne pouvait pas nous laisser insensibles.
Dans ce numéro un, qui nous pose la question : «
En finir avec la France ? », nous retrouvons des amis,
des proches et aussi des « qui nous hérissent le poil »…
Mais l’enjeu vaut que nous nous « entendions » pour
la défense de notre bien commun.
L’éditorial est de Raphaël Dargent. Il nous réchauffe
de « La flamme de la pensée
française ».
Cette flamme grille les sourcils tristes des bradeurs de la France :
« Voici donc que resurgissent les
idéologies du renoncement, les conformismes confortables et les
anciennes brigues des intérêts particuliers ou des petits
calculs politiciens. Voici le réveil des féodalités
rêvant de faire triompher leurs caprices qui ne mènent
qu’à l’abaissement de l’Etat, c’est-à-dire
au délitement de la nation…Voici la cohorte des défaitistes,
de ceux qui savent, la cohorte des soi-disant malins qui annoncent la
fin programmée de l’Histoire et celle, inévitable,
de la France et qui viennent nous crier : « Vous êtes la
dernière génération de Français ! »…
Le ton est donné.
Suit une série d’articles qui pourront vous ravir ou déclancher
l’ire antique :
« La réalité française
» par Pierre Messmer, «
La crise de la conscience nationale » par Raphaël
Dargent, « L’indispensable
Etat-nation » par Charles Saint-Prot.
Thierry Mariani s’interroge : «
En finir avec le gaullisme ? ». Michel Clapié, Professeur
des universités, bien connu de nos jeunes amis montpelliérains,
fait écho en lançant : «
En finir avec la Ve République ? ».
Jean-Louis Debré ne pouvait pas se dérober devant : «
L’Etat et la décentralisation », et notre
ami Pierre Hillard gardait en réserve : «
L’Europe régionalise la France ». Les cartes
européennes jaillissent devant nos yeux…
Charles Saint-Prot récidive avec «
Le rôle international de la France », et Monsieur
l’Ambassadeur Salon, président du Forum Francophone International,
pose « La question de la langue »
Charles X. Durand nous livre « L’image
des sciences et des techniques françaises », remarquable
réflexion « Entre amnésie
collective et indifférence » et nous rappelle que
quand le dessin animé « Notre Dame de Paris », des
studios Walt Disney, a envahi nos grands écrans, le nom de Victor
Hugo avait été omis…
Jean-Gérard Lapacherie conclut cette stimulante série
par « De la France universelle ».
Les Tribunes tiennent la place des cerises sur le gâteau : vous
lirez le Général de l’armée de l’air
(C.R) Pierre-Marie Gallois qui nous fournit la réponse à
« Pourquoi l’Irak ? »
Jacqueline de Romilly, de l’Académie française,
nous remémore « L’héritage
grec en question », et Jean Tulard de l’Institut
s’habille en grognard : « Napoléon
: si ce n’est pour la gloire ? »
Nous suivons la route de Samuel de Champlain avec Gilbert Pilleul :
« Champlain et l’Amérique
française » et nous ne manquerons pas l’occasion
de le remercier d’évoquer pour nous « Nouste Henric
»…
Denis Griesmar rend hommage à Luc Beyer de Ryke et à son
livre : « Les Lys de Flandres »…
Ce numéro de « Libres » se referme sur des chroniques
et des notes de lectures, riches en bonnes surprises : « Don Juan
» que vous avez découvert avec « Stalker »,
croise le fer avec notre ami Lapaque. Georges, le grand Georges Bernanos
hante le pré… Nous veillerons à poursuivre ce fraternel
duel de l’esprit avec une dive bouteille !
Nous saluons le président à vie, le seul qui mérite
un tel honneur, Alain Paucard, souverain du royaume des Ronchons…
Sacha Guitry veille sur son royaume pour notre plus grand plaisir.
Tout est à lire. Nous ne regimberons pas devant l’absence.
Il nous manque une sincère évocation de l’origine
des liens qui ont donné naissance à cet amour : l’extraordinaire
aventure capétienne. L’œuvre de nos rois et de leur
alliance sans cesse renouée avec les peuples de France.
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