Revue de la pensée française
N°2, mai 2004
Géopolitique de la
langue française
Dense. Le numéro un de cette
revue vous a été présenté.
La présentation du numéro
deux diffère peu. Il est question dans ce numéro de nous
faire prendre conscience du joyau qui nous relie avec les parts lointaines
de notre héritage.
Ce « diamant », c’est
notre langue.
Raphaël Dargent, dans son éditorial, ouvre le feu :
« Car si la langue n’est rien
en elle-même, elle est tout, elle est l’essentiel, par ce
qu’elle représente, par ce qu’elle permet, par ce
qu’elle implique et engage ».
Nous retrouvons les plumes d’amis et de doctes « inconnus
». Christian Gambotti, mais aussi Michel Clapié et le «
percutant » Charles X. Durand, Nicole Thomas-Mauro et d’autres…
Faisons silence sur l’attitude de nos républiques à
l’égard des langues de nos terroirs, mais nous n’oublions
pas.
Raphaël Dargent trouve des mots justes :
« La réalité est que
si le français décline, recule, se perd, la responsabilité
en est d’abord française. C’est nous, et nous seuls,
qui négligeons notre langue, ne l’aimons pas. Si nos jeunes
parlent si mal le français, leur propre langue, est-ce la faute
aux Américains ? Si un jeune français de Montfermeil parle
si mal le français et baragouine un mélange de verlan,
du mauvais anglais et de mauvais arabe, est-ce la faute aux bretonnants
? Non… »
Nous profitons, dans ce numéro, des transcriptions d’interventions
prononcées par Charles Mathieu, Charles Durand et Denis Griesmar,
dans le cadre de la journée d’études doctorales
organisée le 22 novembre 2002 à l’Université
de Pau, par Jean-Gérard Lapacherie. Pau, belle « capitale
» à la tête de laquelle son maire parle un aussi
« beau et bon français » qu’un « béarnais
» de bel aloi…
La beauté de notre langue pouvait lui éviter d’être
l’instrument d’asservissement que les républiques
ont brandi… Aujourd’hui les jeunes générations
se tournent vers une langue « exotique » et appauvrie. Aimer
notre Pays, c’est aimer toutes ses langues et la langue qui nous
unit. Vous gagnerez à lire ce numéro, à le relire
en guise de munitions…
Les Tribunes sont ouvertes à Philippe Séguin, Pierre Hillard,
Max Gallo, Nicolas Dupont-Aignan, Claude Rochet, Paul-Marie de la Gorce
et Jean Sévilla. Nous laissons la conclusion de cette partie
de la revue à Jean Sévilla :
« Nous sommes tous des héritiers »
Les chroniques sont au rendez-vous avec Dominique Jamet, François
Broche ou Alain Larcan. Jean-Gérard Lapacherie et Raphaël
Dargent y sont fidèles.
Les notes de lecture vous donneront l’envie d’agrandir votre
bibliothèque. Vous redécouvrirez Jeanne d’Arc, Louis
XI le bâtisseur, et ferez «
un petit séjour en France »…
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir