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Cap à droite ?
« Le Choc du mois » Numéro 3 Juillet-Août 2006 Difficile d’imaginer Bruno Larebière en petit costume de marin. Toutefois, dans l’introduction du dossier « Comment la France met le cap à droite », il tente de lire dans l’obscur marc de café politicien. Et il s’en sort haut la main, quoique !… Salutaire rappel : « …les Français ont entrepris de reprendre en main leur destin, confisqué depuis trois décennies au moins par la dictature intellectuelle et médiatique de la gauche issue de Mai 68 à laquelle la droite avait fait allégeance. » Trois décennies ? Un peu court… Mais Giscard est bien ciblé.
Histoire d’amour entre une « certaine » droite
et l’accordéon… Le bellâtre danseur de tango,
qui n’était pas argentin, s’appelait en ce temps-là
Jacques Chirac…Et la « Gôôôôche »,
la pure et dure, celle des travailleurs, jouait du bulldozer contre un
foyer de travailleurs maliens… Et donc, les Français auraient
entrepris de « reconquérir
la place qui leur revient dans la société… »
Bruno Larebière entreverrait les signes précurseurs d’une
« révolution blanche » ! Une certitude : La lutte pour le pouvoir ne s’effectue plus à coup de programme. Pour gagner, il faut incarner des « valeurs ». A ce jour, deux bateleurs tiennent le haut de l’affiche : Marie-Ségolène et Nike Sarko… Entrons plus avant dans ce dossier. « Empirisme contre utopie
». Pierre-Jean Rivière nous fait là un beau
cadeau. Mais ce « pays réel », qui est-il ? Dominique Jamet nous fait partager
son regard sur ce pays de contradiction dans un entretien de haut vol :
« La force de la réalité l’a emporté
» Autorité, souveraineté, protection des faibles et des humbles… sont au cœur du problème. Les rapports entre les peuples de France et l’Etat sont d’une nature toute particulière. Avec finesse, Dominique Jamet nous la rappelle. Le poids et les richesses de notre histoire capétienne pointent encore inconsciemment dans la mémoire française… L’absence d’une authentique « main de justice » se fait cruellement sentir ! Entretien à lire absolument ! Dresser le bilan, faire l’inventaire :
« Pour en finir avec Mai 68 ».
Pierre Villedary se plait à cet exercice… Mais les fantômes de Mai 68 hantent encore les « petits bourgeois ». Pierre Villedary attend « le mandataire liquidateur de mai 68 au tribunal de l’histoire »… Bruno Wieseneck s’en donne à
cœur joie ! Lisez « La tête à Toto
va se venger du mammouth » Nous pourrions en rire s’il ne s’agissait pas de trois générations, voire quatre générations d’enfants sacrifiés sur l’autel de Scylla. Des enfants de France, nos enfants ! Mais la résistance marque des points… Bruno Wieseneck ne succombe pas pour
autant à l’optimisme et tire juste : Si Saint-Germain se désespère…
Arnaud Guyot-Jeannin ne sort pas son mouchoir. La plume joyeusement carnassière,
il nous annonce que « Même
les intellos désertent la gauche » Bruno Wieseneck reprend du service. Face à l’Education nationale, il menait une charge en « Chevau- Légers ». Avec efficacité, il avait trempé sa plume dans une encre au subtile goût de massacre… Dressé au-devant des néo-réacs, il endosse la tenue des fiers cuirassiers et leur lance : « Un peu facile, camarades. Néo-réacs, on n’a pas besoin de vous ! » Ce n’est plus la fête chez les anciens prêtres du sens de l’Histoire. Et les « Danton de sous-préfecture » en prennent pour leur grade. La charge est sans pitié. Tous des imposteurs ? Ne touchez pas à Péguy, Joseph de Maistre ou Bernanos ! N’approchez pas Bloy ! Vous ne méritez pas Destouches ! Et à la fin de l’envoi Bruno Wieseneck fait mouche : « Préposés autoproclamés au couvercle des poubelles de l’Histoire, nos pénitents feraient bien de le refermer sur eux, en nous épargnant leurs jérémiades. L’avenir de ce pays, de droite ou de gauche, s’écrit désormais sans eux. » Des noms ? Vous les découvrirez… J’en sauverais bien quelques-uns, ne serait-ce que par charité chrétienne, après une joyeuse correction fraternelle… mais je vous laisse Adler et BHL !
Du col Mao au Rotary… Lucien
Valdès fait tout pour nous mettre de bonne humeur : Et au pupitre pour diriger tout ce
beau monde, Georges W. Bush tenant sa baguette à deux mains. C’est
Yves Roucaute, laquais d’honneur qui tourne les pages : Les
Etas-Unis sont le « navire amiral
des Républiques justes ».
Quelques extraits : « l’ensemble
du corps social est en demande de sécurité… »
Et peut-être la « communauté » plus que toute
partie de notre corps social ? Et donc, « Certains
juifs de droite ont ou vont voter pour Le Pen, ce qui eût été
inimaginable il y a encore quelques années » Notre ami Pierre Pujo recadre les enjeux : « La France retrouve des bases de réalisme politique. Si elle semble synonyme d’ordre, la droite est-elle, pour autant synonyme de nation ?… L’objectif ne doit pas être de rassembler toutes les droites mais de défendre des idées vraies et l’intérêt national. » Salutaire rappel du directeur de « l’Action française 2000 » qui défend depuis toujours la nation, bien au delà des idées de droite ou de gauche : sans roi, la nation se défait ! Fabrice Robert lui succède.
Entrons dans le vif du sujet… Frédéric Pichon, président
de « Europae gentes », ferme la marche : « L’idéologie
dominante est fondamentalement de gauche » En une seule page, des idées et des vérités fortes à méditer… Un demi-siècle de vie politique…Quatre
pages qui permettent à Jean-Marie Le Pen de s’exprimer : Ne pas jeter le bébé
avec l’eau du bain… Toujours des bonnes idées, parfois
des intuitions percutantes. Mais… L’avenir est aux esprits
libres. Et in fine, ce dossier se devait de
nous rappeler que depuis la nuit des temps, le vrai rire, le rire franc
est réac !
Ce manuel est destiné aux élèves de terminale français et allemands, optionnel certes, mais il faut un début à tout. Il traite de « L’Europe et le monde depuis 1945 ». Bainville nous a quitté bien trop tôt. Il est urgent que ses « héritiers » se mettent au travail ! Quand l’Ukraine sème le
bazard… Michaël Rabier ne s’est
pas fait enlever par un condor. Il est toujours dans les Andes et nous
donne des nouvelles de la Colombie : « La lutte
à mort d’Uribe contre la guérilla »
Daniel Hamiche a vu tout rouge. Un film va sortir très bientôt sur les grands écrans : « Color of the Cross ». Bonne nouvelle ? Jésus était et est , de toute éternité noir ! La couleur de Dieu le Père n’est pas dite. Mais nous savons qu’il est tout puissant… pas de quoi fouetter un chat noir, si possible le soir. Depuis belle lurette dans les crèches de par le monde, Notre Bonne Mère et le Très Bon Joseph sont de toutes les couleurs. Et depuis bien longtemps le ridicule ne tue plus ! « Jésus ? Un gosse de Harlem ? » C’était la rubrique faisons nous peur. Après Religion-fiction, Politique-fiction ! Et toujours des bons papiers à
vous désespérer : Où mettre tous les livres
que nous aimerions acheter ? Coûte que coûte trouver
de la place pour le « Corneille » de Brasillach,
serrer encore pour « Mes petits papiers » d’Antoine
Blondin. Voilà un livre qui vous incitera à faire de la
place dans votre cave… à vin, évidemment ! Toujours penser aux plus petits que soit. Ils grandiront. Francis Bergeron nous offre l’occasion de penser à eux. Ce sont les aventures des Bordesoule : « La réaction en culottes courtes » est-il besoin de vous dire que Noël approche ? Et donc de trois ! Un numéro qui tient la distance, peut-être mon « préféré ». Portemont, le 25 septembre 2006
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