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Au numéro 30 du mois de décembre 2004


Le mot du Président
De la belle humeur, des connaissances historiques solides, des références de qualité et la capacité de nous transporter de 1802 à aujourd’hui en un rien de temps.
Tout commence par : « Ce siècle avait deux ans » et déjà Nicolas perçait sous Sarkozy !…
L’histoire se répèterait-elle ? Nicolas- Bonaparte se muera-t-il en Sarkozy- Napoléon ?
C’est toujours une histoire de jeunesse et d’homme providentiel. Certes, elle est favorisée par le vide et l’angoisse d’époques difficiles à traverser. Mais pour que la « mayonnaise » prenne, la recette est toujours la même : « …l’importance extraordinaire de la publicité qui ne doit jamais cesser ». Bernard Pascaud s’appuie sur Jean Tulard, et ce avec talent.
Rien n’ a échappé au Président Bernard Pascaud :
« Un destin c’est la rencontre d’une volonté et de circonstances ». Paroles de Sarkozy !
Le couperet tombe quelques lignes plus loin. Bernard veille et rappelle :
« Les personnages les plus malfaisants de l’histoire sont tous parvenus au pouvoir par cette voie « de la volonté et des circonstances » ! D’ailleurs, parler ainsi est l’aveu qu’on ne pense qu’à la conquête du pouvoir et non au service de l’Etat »
Et nous nous risquons à dire : Au service de la France…
Bernard Pascaud ne se contente pas de détruire l’image des hommes providentiels. Il pose les valeurs qui pourraient inscrire un destin politiquement heureux :
« Un destin qui soit politiquement heureux réclame un homme pour qui « servir » soit la raison d’être (plutôt que de satisfaire ses ambitions personnelles). Il convient aussi qu’il soit mis dans une situation de responsabilité telle qu’en toute affaire soit la recherche du Bien commun (et non la rentabilité électorale ou l’intérêt catégoriel).
La suite est de la même veine, c’est-à-dire de la meilleure.
Et de conclure :
« La France n’a pas besoin d’un nouveau Napoléon, ni d’aucun autre dictateur aux petits pieds qui ne fait que passer. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat réclame son serviteur naturel et humain : le roi. »
Nous partageons sans réserve !
En pages 2 et 3, vous découvrirez la plume de l’éditorialiste Georges Rousseau qui dresse de l’Amérique à la place de la France dans le monde, en passant par la Côte d’Ivoire et la mort d’Arafat, l’état du monde en novembre 204 : « Tout se complique ! »
Michel Franceschetti, en pages 4 et 5, passe au scalpel :
« Les contradictions de l’Union Européenne »
De la Turquie, et encore de la Turquie ! Soit. Avec des arguments sérieux, Michel Franceschetti attire notre attention sur les dangers que représente la Turquie dans l’Europe. Géographie, démocratie, religion et culture… Tout y passe. Il y a matière à réfléchir. Mais le fond du problème, c’est avant tout l’Europe et ses institutions…
Aussi, le « chirurgien » de ces contradictions ne pouvait pas ne pas rappeler les écrits du Comte de Paris, en avril 1998, qui nous précisait que l’Europe ne peut-être :
« qu’une Europe des Nations, c’est-à-dire un ensemble où chaque Nation conserve l’intégralité de sa souveraineté, et ne consente que des délégations de compétences continuellement contrôlables et toujours réversibles. »
Nous partagerons là aussi, la conclusion de Michel Franceschetti :
« La souveraineté ne peut exister sans souverain »
Les nouvelles du mouvement sont en pages finales, ainsi que le « Carnet ».

Portemont

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