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L’Action Française 2000

Le premier et troisième jeudi de chaque mois. Abonnement 1 an : 75 euros.
Chèque à l'ordre L’Action Française 2000,
10, rue Croix- des- Petits- Champs, 75001 Paris.
tel : 01 40 39 92 06
Site Internet : www.actionfrancaise.net

 

Marteler, marteler sans cesse…

Hors la Nation, point de salut ! Et à la Nation, il faut le Roi…
Inlassablement, « L’Action Française 2000 » rappelle cette vérité du Maître de Martigues.
Charles Maurras pouvait-il, à la fin de sa vie, prévoir jusqu’à quel point la souveraineté de la France serait bradée ?
Les sujets ne manquent pas à Pierre Pujo pour dénoncer tous les abandons de souveraineté.

« L’ACTION FRANCAISE 2000 » N° 2694,
du 2 au 15 février 2006

Le titre était clair et annonçait l’éditorial : « L’acier français menacé »
L’O.P.A. contre Arcelor venait d’être lancée par le « Maharadjah de Versailles… », Lakshmi Mittal. C’était l’occasion pour Pierre Pujo de rappeler la fausse solidarité des partenaires européens et de dénoncer l’impossible « patriotisme économique européen » qu’appelait le Premier ministre. « … il n’y a pas de patrie européenne ». Et Pierre d’enfoncer le clou, remontant jusqu’en 2003, épinglant Jean-Pierre Raffarin qui rêvait tout haut en proclamant :
« Il s’agit de créer une nouvelle nation ».

La nation ne peut pas survivre sans l’émergence d’un « politique » fort.
Mais « L’acier français » n’était plus français depuis longtemps et nous connaissons au jour d’aujourd’hui l’issue de cet te O.P.A.

Le dossier de ce numéro collait aux passions récurrentes du moment…
« Pour en finir avec l’esclavage »
Comme toujours, Michel Fromentoux en était le chef d’orchestre et il donnait le « La » avec : « Quelques vérités bonnes à dire… »
Ne pas tomber dans le piège de juger les temps anciens avec les critères de notre temps. Tout historien sérieux le sait. Michel Fromentoux le sait et le rappelle. Ni Platon ni Aristote ne le contredirait. Nous nous complaisons dans l’auto flagellation. Mais nous nous gardons bien d’identifier un des acteurs principaux du commerce d’esclaves. Faire silence sur la traite musulmane. Et taire aussi le travail patient des missionnaires. Il y a tant de vérités à rappeler sur un tel sujet… Michel Fromentoux s’y attache méthodiquement.

Jean-Marc Hémery, bien que trop tôt disparu, venait en renfort grâce à un de ses articles de mars 1994 : « La monarchie et l’abolition » Guadeloupéen et descendant d’esclave, Jean-Marc Hémery remettait les pendules à l’heure. Toujours recommencer…rappelant « la politique généreuse de la monarchie et du dernier de nos rois ».

Sans que sa moustache ne bouge d’un poil Bernard Lugan pouvait lancer :
« La Traite des esclaves fut d’abord une opération interafricaine »
Bernard Lugan ne se laisse pas démonter par l’air du temps. Le sujet est passionnel et les « lobbies » pèsent lourd. Mais tous les mythes s’effondrent.
« La traite des esclaves fut d’abord le fait d’Etats esclavagistes africains qui n’ignoraient pas la loi du marché et qui savaient raréfier ou réguler le « produit »… une partie de l’Afrique s’enrichissait en en vendant une autre. »

La loi du 10 mai 2001 est passée au tamis par Marc Frangi : « Quand le législateur interprète l’Histoire… » n’était pas exempte d’arrière-pensées électoralistes.
Alors que tous les historiens établissent que cette « traite négrière », certes établie au profit de marchands européens, ne pu s’accomplir qu’avec la complicité active de marchands arabes, il n’était pas question d’en faire état. Et encore moins de rappeler que de nombreux chefs africains voyaient dans cet expédient, « un moyen commode de se débarrasser d’opposants ou de prisonniers de guerre ».

Dans la loi, sont passés en pertes et profits tous les Européens qui, du Moyen Âge au début du XIXe siècle, furent capturés par les pirates barbaresques et réduits en esclavage en Afrique du Nord…
En fait cette loi ne se réduit qu’à une forme « de repentir européocentré », ne s’appliquant en fait qu’à la question de l’esclavage dans les anciennes colonies . Un peu court…

Et que dire de l’anachronisme d’une loi qui qualifie de crime contre l’Humanité, « une activité qui, avant la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, n’était pas illicite au plan international, bien qu’ayant été condamnée par diverses législations nationales. »

Quand le législateur interprète l’histoire, son constat n’est jamais neutre…
Brillante démonstration de Marc Frangi, aussi pouvons-nous recommander vivement son travail consacré aux « lois mémorielles » dans « Revue de droit public » janvier 2005.

Un dossier clair, argumenté, qui n’a pas pour objectif d’occulter une pratique détestable, mais qui entend mettre les pendules à l’heure…
La présentation que fait, en suivant, Michel Fromentoux, de la première encyclique de Benoît XVI, vient à point nommé : « L’amour vrai »
Tout est dit dans « Deus caritas est »

Le Saint Père s’est fait fort de rappeler l’essence de la charité chrétienne :
« Elle n’est pas un moyen pour changer le monde de manière idéologique et elle n’est pas au service de stratégies mondaines, mais elle est la mise en œuvre ici et maintenant de l’amour dont l’homme a constamment besoin ».

« L’ACTION FRANCAISE 2000 » N° 2696,
du 2 au 15 mars 2006

En ce temps-là, nous étions en crise… Nous sommes toujours en crise, une crise chassant l’autre… Grippe aviaire, « Méchant Moustique », un « Clemenceau » qui fait des ronds dans l’eau, et un Villepin recourant à l’article 49-3…

Le titre ciblait Villepin : « Villepin défie la démocratie », et Pierre Pujo, dans son éditorial se faisait le thermomètre de la chute de la popularité du Premier ministre… Comédie parlementaire et Sarkozy dans le rôle du traître….
Un pouvoir qui n’a ni autorité, ni temps devant lui, ne peut corriger les « scléroses françaises ».

Et quand sa légitimité n’est qu’illusoire, le pire est encore devant nous…
Notre ami Ahmed Rachid Chekroun poursuivait son enquête auprès des immigrés. Dans le numéro du 16 février 2006, la première génération avait la parole. Dans ce numéro, la deuxième génération était entendue : « La crise des banlieues : Les immigrés parlent…(2) »

Grande est la déception … La réussite scolaire n’a pas effacé les discriminations.
A quand une véritable volonté politique pour s’attaquer au fond du problème ?
Dossier ? « Un maître de l’Action française »
Jacques Bainville, depuis quelques années, devient à la mode. Il n’a jamais été mis au placard à L’Action française. Plus que jamais, ses leçons et plus encore ses réflexions sont d’actualité.

Nous en retiendrons une, tout particulièrement :
« Le désarroi de l’esprit public n’est que le reflet de l’incertitude qui règne au gouvernement »
Pierre Pujo, Pierre Hillard et Gérard Baudin nous présentaient le grand Bainville.

Il est urgent de remettre la « méthode bainvillienne » au présent, ne serait ce que pour rappeler que :
« Il n’y a pas de politique nouvelle. Il y a la politique tout court, fondée sur l’expérience historique, sur la connaissance des hommes et des peuples ».

« L’ACTION FRANCAISE 2000 » N° 2698,
du 6 au 19 avril 2006

C’était le temps du C.P.E. Le temps de toutes les pirouettes.
Le titre du journal frappait fort : « La France livrée à l’anarchie »

Et Pierre Pujo, dans son éditorial, ne pouvait que faire le constat qui s’impose depuis longtemps : « On a le sentiment que l’Etat n’a plus de direction. »
Henri Letigre dans ce même numéro y voyait « L’apothéose du régime »…

A l’écart des tumultes stériles qui sont le quotidien de notre société, nous avions failli ignorer une journée de réflexion enrichissante. C’était le 19 janvier 2006. Rendons grâce à

Pierre-Frédéric Danjou d’avoir veillé à rendre compte de cette journée organisée par la Coordination pour l’Afrique de Demain. « Royaumes Africains : Un héritage toujours vivant »

Le thème de la journée était explicite : « L’actualité des royaumes africains » et y participaient des universitaires de qualité : Mmes Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur émérite de l’Université Paris VII et Claude-Hélène Perrot, historienne, professeur émérite de l’Université Paris II, ainsi que M. Bokolo, directeur de recherche à l’Ecole des Hautes études en Sciences sociales. Le rôle pacificateur que peuvent jouer les autorités traditionnelles dans la gestion de crises internes n’a pas échappé à nos universitaires. Et d’observer que l’on assiste en Afrique à un retour des « chefs ». Catherine Coquery-Vidrovitch allait même jusqu’à comparer ce retour à la restauration de la monarchie espagnole !

Pour illustrer ces réflexions, le sud-est de la Côte d’Ivoire était pris en exemple et l’action du « roi » de l’Indénié, Boa Kouassi, était mise en valeur, action qui permettait que se maintienne la paix civile au sein d’un pays en grave crise depuis plusieurs années.
Mais qui en parle dans la presse française ?

Dossier ?
Le Dossier est toujours fidèlement au rendez-vous. Michel Fromentoux, infatigable chef d’orchestre, a pour la circonstance revêtu une blouse blanche :
« La grande misère des hôpitaux »

Le Docteur Jean-Pierre Dickès ne pouvait pas manquer à l’appel et il rendait un premier diagnostique : « Le mammouth pléthorique »

A coup de chiffres, le bon docteur nous donnait le vertige : « L’hospitalisation publique représente 950 000 salariés, 80 000 praticiens, 55 milliards d’euros de budget annuel, 1050 hôpitaux. 150 millions de consultations aboutissent à 8 millions d’hospitalisations de jour et 13,5 millions d’hospitalisations de plus longue durée. 500 000 patients sont reçus chaque jour ».

Et tout va de plus en plus mal…
Poursuivant l’examen du patient, notre bon docteur enchaînait : « Un malaise grandissant »

Avec lui nous pénétrions dans l’exception française et nous prenions la mesure de la gravité de la crise : « Les institutions perdent le sens de leur mission. La gestion se fait désormais au coup par coup. Et après nous le déluge… »
Oui, grande est la misère dans les hôpitaux… la démobilisation est généralisée.
« La vie hospitalière est déracinée. Le sens du travail et du dévouement disparaissent ».

Les hôpitaux et les personnels peuvent mesurer chaque jour les conséquences des 35 heures ainsi que de la croissance abusive de l’administration…
Pour Jean-Pierre Dickès, l’optimisme n’est pas de mise : « Il n’est pas né celui qui nettoiera les écuries d’Augias… »

Le Docteur André Charles , de Limoges, témoigne de son expérience « provinciale » et ne nous remonte pas le moral : « Ethique ? Vous avez dit éthique ? »

« Rationnement des soins. Nombre d’actes limités. Rentabilité à tout prix. Durée de séjour limité. Mise au pas de la médecine par l’administration. Telles nous paraissent les grandes lignes de la médecine en France à l’aube du XXIe siècle. »

Baisser les bras ? Non ! Pierre Lafarge nous invite à regarder plus loin, plus haut :
« Au-delà du public et du privé »

Rappeler qu’il faudrait bien fermer un tiers des hôpitaux français mais que dans bon nombre de communes, l’hôpital est le premier employeur et que les élus locaux pensent aussi à leur carrière…

L’avenir ? « … concevoir les établissements de santé comme relevant de l’économie sociale, c’est-à-dire de promouvoir des hôpitaux relevant de fondations privées ou de mutuelles. C’est la version moderne de l’antique organisation hospitalière qui relevait bien souvent des ordres et des congrégations religieuses. »
Ah ! Si tout était aussi simple…

Yves Lenormand veut apporter sa pierre à ce dossier et présente
« Egalitarisme et démagogie ».
Oui, les médecins français désertent les hôpitaux, et nombre de services « tournent » grâce à des médecins « étrangers » sous-payés (-30% à –50%), mais affirmer que ces médecins étrangers ne bénéficieraient pas le plus souvent de « ni la même formation, ni la même éthique … sans qu’on ait, au préalable vérifié leur compétence » disqualifie cet article qui ne témoigne pas de la réalité du terrain. Dommage

Pour le reste, un dossier à garder bien au chaud !

Et plus près de nous ?

« L’ACTION FRANCAISE 2000 » N° 2704, du 6 au 19 juillet 2006.

Le duel qui se déroule entre les petits chefs du monde politicien fait partie de notre quotidien.
Le titre met en vedette les acteurs principaux :
« Sarkozy ligote Villepin »
Duel ? Rixe serait le mot approprié. Et tous les coups sont permis dans le caniveau…
La première victime ? La France !
Pierre Pujo ne s’y trompe pas dans son éditorial. Et le pays réel tente de résister…

Airbus bat de l’aile… Les politiciens courtisent la « Gay-Pride »…
Le Dossier ? Il nous apporte une cure d’altitude :
« Les chrétiens d’Orient »
Un Orient qui se teinte chaque jour un peu plus en rouge sang.

Philippe Prévost rappelle le rôle éminent de la France dans « L’Oeuvre d’Orient » qui a toujours su donner le meilleur d’elle-même pour :
« Maintenir la Croix dans les pires tourmentes »

Monseigneur Philippe Brizard témoigne : « Des Eglises bien vivantes » et, Frédéric Pichon nous conduit : « Au plus profond du Proche-Orient »
« … melkites, maronites, syriaques, arméniens, coptes, chaldéens ou assyriens. Les chrétiens d’Orient sont à eux seuls une petite galaxie, un archipel de communautés vivaces et enracinées au plus profond de ce Proche-Orient compliqué. »

Portons toute notre attention sur eux. « Ne sont-ils pas les meilleurs introducteurs à ce monde musulman qu’ils pratiquent au quotidien, avec une constance, une ténacité, et un courage qui nous font tant défaut ? »
Oui, nous mettre à leur écoute nous permettrait sans doute de redécouvrir nos véritables racines…

Et Michel Fromentoux, toujours fidèle à son poste, de nous rappeler que : « Le soleil se lève à l’Est »…
Dans ce numéro, Aristide Leucate met à l’honneur Jean Bodin, et peut sans risque, nous rappeler que : « Il n’y a de pure souveraineté qu’en monarchie ». A faire lire à tous les « souverainistes », d’urgence…

Et dans tous les numéros cités ou non cités, toujours la dangereuse plume d’Anne Bernet qui met en péril les étagères de nos bibliothèques… Des livres et encore des livres que nous aimerions lire. Ne pas oublier Jean-Baptiste Morvan qui, souvent, écrit sa chronique avec l’aile d’un ange… Pierre Lafarge qui pénètre toujours avec plus de talent au cœur d’ouvrages que nous aurions la tentation d’oublier ou de négliger (Pas tous…)

Et toujours les comptes-rendus des nombreuses activités du Centre Royaliste d’Action Française !

Précisons que les prochains numéros à paraître seront ceux du 20 juillet, 3 août et 31 août 2006.

Portemont, le 20 juillet 2006

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