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L’Action Française 2000
Marteler, marteler sans cesse… Hors la Nation, point de salut ! Et
à la Nation, il faut le Roi…
Le titre était clair et annonçait
l’éditorial : « L’acier français
menacé » La nation ne peut pas survivre sans
l’émergence d’un « politique » fort. Le dossier de ce numéro collait
aux passions récurrentes du moment… Jean-Marc Hémery, bien que trop tôt disparu, venait en renfort grâce à un de ses articles de mars 1994 : « La monarchie et l’abolition » Guadeloupéen et descendant d’esclave, Jean-Marc Hémery remettait les pendules à l’heure. Toujours recommencer…rappelant « la politique généreuse de la monarchie et du dernier de nos rois ». Sans que sa moustache ne bouge d’un
poil Bernard Lugan pouvait lancer : La loi du 10 mai 2001 est passée
au tamis par Marc Frangi : « Quand le législateur interprète
l’Histoire… » n’était pas exempte d’arrière-pensées
électoralistes. Dans la loi, sont passés en pertes
et profits tous les Européens qui, du Moyen Âge au début
du XIXe siècle, furent capturés par les pirates barbaresques
et réduits en esclavage en Afrique du Nord… Et que dire de l’anachronisme d’une loi qui qualifie de crime contre l’Humanité, « une activité qui, avant la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, n’était pas illicite au plan international, bien qu’ayant été condamnée par diverses législations nationales. » Quand le législateur interprète
l’histoire, son constat n’est jamais neutre… Un dossier clair, argumenté,
qui n’a pas pour objectif d’occulter une pratique détestable,
mais qui entend mettre les pendules à l’heure… Le Saint Père s’est fait
fort de rappeler l’essence de la charité chrétienne
:
En ce temps-là, nous étions en crise… Nous sommes toujours en crise, une crise chassant l’autre… Grippe aviaire, « Méchant Moustique », un « Clemenceau » qui fait des ronds dans l’eau, et un Villepin recourant à l’article 49-3… Le titre ciblait Villepin : «
Villepin défie la démocratie », et Pierre Pujo, dans
son éditorial se faisait le thermomètre de la chute de la
popularité du Premier ministre… Comédie parlementaire
et Sarkozy dans le rôle du traître…. Et quand sa légitimité
n’est qu’illusoire, le pire est encore devant nous… Grande est la déception …
La réussite scolaire n’a pas effacé les discriminations. Nous en retiendrons une, tout particulièrement
: Il est urgent de remettre la «
méthode bainvillienne » au présent, ne serait ce que
pour rappeler que :
C’était le temps du C.P.E.
Le temps de toutes les pirouettes. Et Pierre Pujo, dans son éditorial,
ne pouvait que faire le constat qui s’impose depuis longtemps :
« On a le sentiment que l’Etat n’a plus de direction.
» A l’écart des tumultes stériles qui sont le quotidien de notre société, nous avions failli ignorer une journée de réflexion enrichissante. C’était le 19 janvier 2006. Rendons grâce à Pierre-Frédéric Danjou d’avoir veillé à rendre compte de cette journée organisée par la Coordination pour l’Afrique de Demain. « Royaumes Africains : Un héritage toujours vivant » Le thème de la journée était explicite : « L’actualité des royaumes africains » et y participaient des universitaires de qualité : Mmes Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur émérite de l’Université Paris VII et Claude-Hélène Perrot, historienne, professeur émérite de l’Université Paris II, ainsi que M. Bokolo, directeur de recherche à l’Ecole des Hautes études en Sciences sociales. Le rôle pacificateur que peuvent jouer les autorités traditionnelles dans la gestion de crises internes n’a pas échappé à nos universitaires. Et d’observer que l’on assiste en Afrique à un retour des « chefs ». Catherine Coquery-Vidrovitch allait même jusqu’à comparer ce retour à la restauration de la monarchie espagnole ! Pour illustrer ces réflexions,
le sud-est de la Côte d’Ivoire était pris en exemple
et l’action du « roi » de l’Indénié,
Boa Kouassi, était mise en valeur, action qui permettait que se
maintienne la paix civile au sein d’un pays en grave crise depuis
plusieurs années. Dossier ? Le Docteur Jean-Pierre Dickès ne pouvait pas manquer à l’appel et il rendait un premier diagnostique : « Le mammouth pléthorique » A coup de chiffres, le bon docteur nous donnait le vertige : « L’hospitalisation publique représente 950 000 salariés, 80 000 praticiens, 55 milliards d’euros de budget annuel, 1050 hôpitaux. 150 millions de consultations aboutissent à 8 millions d’hospitalisations de jour et 13,5 millions d’hospitalisations de plus longue durée. 500 000 patients sont reçus chaque jour ». Et tout va de plus en plus mal…
Avec lui nous pénétrions
dans l’exception française et nous prenions la mesure de
la gravité de la crise : « Les institutions perdent le sens
de leur mission. La gestion se fait désormais au coup par coup.
Et après nous le déluge… » Les hôpitaux et les personnels
peuvent mesurer chaque jour les conséquences des 35 heures ainsi
que de la croissance abusive de l’administration… Le Docteur André Charles , de Limoges, témoigne de son expérience « provinciale » et ne nous remonte pas le moral : « Ethique ? Vous avez dit éthique ? » « Rationnement des soins. Nombre d’actes limités. Rentabilité à tout prix. Durée de séjour limité. Mise au pas de la médecine par l’administration. Telles nous paraissent les grandes lignes de la médecine en France à l’aube du XXIe siècle. » Baisser les bras ? Non ! Pierre Lafarge
nous invite à regarder plus loin, plus haut : Rappeler qu’il faudrait bien fermer un tiers des hôpitaux français mais que dans bon nombre de communes, l’hôpital est le premier employeur et que les élus locaux pensent aussi à leur carrière… L’avenir ? « … concevoir
les établissements de santé comme relevant de l’économie
sociale, c’est-à-dire de promouvoir des hôpitaux relevant
de fondations privées ou de mutuelles. C’est la version moderne
de l’antique organisation hospitalière qui relevait bien
souvent des ordres et des congrégations religieuses. » Yves Lenormand veut apporter sa pierre
à ce dossier et présente Pour le reste, un dossier à garder bien au chaud ! Et plus près de nous ?
Le duel qui se déroule entre
les petits chefs du monde politicien fait partie de notre quotidien. Airbus bat de l’aile… Les
politiciens courtisent la « Gay-Pride »… Philippe Prévost rappelle le
rôle éminent de la France dans « L’Oeuvre
d’Orient » qui a toujours su donner le meilleur d’elle-même
pour : Monseigneur Philippe Brizard témoigne
: « Des Eglises bien vivantes » et, Frédéric
Pichon nous conduit : « Au plus profond du Proche-Orient » Portons toute notre attention sur eux.
« Ne sont-ils pas les meilleurs introducteurs à ce monde
musulman qu’ils pratiquent au quotidien, avec une constance, une
ténacité, et un courage qui nous font tant défaut
? » Et Michel Fromentoux, toujours fidèle
à son poste, de nous rappeler que : « Le soleil se lève
à l’Est »… Et dans tous les numéros cités ou non cités, toujours la dangereuse plume d’Anne Bernet qui met en péril les étagères de nos bibliothèques… Des livres et encore des livres que nous aimerions lire. Ne pas oublier Jean-Baptiste Morvan qui, souvent, écrit sa chronique avec l’aile d’un ange… Pierre Lafarge qui pénètre toujours avec plus de talent au cœur d’ouvrages que nous aurions la tentation d’oublier ou de négliger (Pas tous…) Et toujours les comptes-rendus des nombreuses activités du Centre Royaliste d’Action Française ! Précisons que les prochains numéros à paraître seront ceux du 20 juillet, 3 août et 31 août 2006. Portemont, le 20 juillet 2006 |
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