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Site Internet : www.actionfrancaise.net

 

Au numéro 2682 d'août 2005

La République a un souffle au cœur et la première de couverture ne nous dit pas de quel mal est atteint l’esprit. Cela nous le savons depuis bien longtemps.
Aussi le grand titre est-il bienvenu en affirmant : Pourquoi la monarchie
Ce titre annonce le dossier estival.
Mais l’actualité est de rigueur et Pascal Nari de constater : « Terrorisme. Le danger s’amplifie ». Londres était sous le feu de la rampe meurtrière.

En page 2, Guillaume Chatizel nous prévient : « Il est urgent de prendre conscience que l’eau, et plus particulièrement l’accès à l’eau potable, constituera l’un des enjeux majeurs de la géopolitique du troisième millénaire », en effet « L’eau est aussi une question politique » Quelle question ne l’est pas ?

Pierre Pujo, dans son éditorial en page 3, toujours dans le souci du « Tout ce qui est national est nôtre », lance : « L’affaire Danone : Un enjeu national »
Pierre Pujo connaît bien ses classiques, aussi peut-il se référer à la fable de « L’Huître et les Plaideurs » et de résumer l’état de la France : « La lutte des classes sous-jacente aux relations sociales, a entretenu une méfiance réciproque entre les possesseurs de capitaux et les représentants des salariés. A force de querelles, patronat et syndicats attirent sur la France les prédateurs étrangers. » Oui, Jean de La Fontaine est un grand auteur politique, et à ne pas méditer ses leçons il ne nous reste que les écailles. Un grand merci à Pierre Pujo de ce juste rappel.

Ne pas rater la page 4. « Pensées désolantes. La philosophie saisie par la gauche morale ».
Pierre Carvin a fait tomber le masque de Philippe Hauser et de son ouvrage « La désolation du monde » paru chez L’Harmattan.

Les « racines théoriques inavouables » de l’extrême gauche ne sont pas passées inaperçues à l’œil perçant et à la tête bien faite de Pierre Carvin. Hauser peut tant qu’il veut s’appuyer sur Carl Schmitt et proposer une « pensée nomade, libertaire et anti-étatiste radicale » afin de changer le monde et tourner la page du « Politique ». Il reste le débiteur de la « Kulturpessimismus teutonne ». Les racines sont mises à jour et apparaît le nihilisme allemand… Il n’est jamais vain de rappeler et de marteler la conclusion de Pierre Carvin : « Le romantisme révolutionnaire, même s’il continue à fasciner à droite comme à gauche a été et demeure une impasse politique ». A graver dans le crâne de tous les jeunes lecteurs et vendeurs de l’Action Française 2000…

Fidélité. Houchang Nahavandi, ancien recteur de l’Université de Téhéran et ancien ministre du Shah nous rappelle la date du 27 juillet 1980. Il résume clairement la grande œuvre que le Shah avait entrepris. L’Histoire jugera Mohammad Reza Pahlavi. « Il y a vingt-cinq ans Le Shah d’Iran s’éteignait au Caire »

Il a toutes les qualités. C’est un expert financier solidement soutenu pas sa foi chrétienne. Il sait regarder le monde avec acuité et il nous dit que l’Etat-nation devra continuer « à fournir la base naturelle de la souveraineté, donc de l’action collective, et c’est la plus apte à durer. »
Il a un plus : il est ardéchois. Vous vous doutez bien que Michel Fromentoux ne pouvait pas passer sous silence son dernier livre : « Les nations et leur destin », de Pierre de Lauzun…
Mais voilà, Michel Fromentoux aurait bien souhaité qu’il allât jusqu’au bout. « … il est urgent de faire naître au sein des élites françaises un état d’esprit nationaliste. »
Et l’auteur bien que lucide sur les « tares de la démocratie », « reste persuadé qu’aucun autre régime ne peut continuer à la maintenance de la nation, et en incarner la souveraineté. »

C’est un bon livre, et un bon résumé. En page 6, « Le destin des nations ».

Le voilà, de la page 7 à la page 10, le dossier « Pourquoi la monarchie »
Jean-Philippe Chauvin, à la pointe de tous les combats apporte sa plume et ses convictions, jamais prises en défaut. « Rendre au Politique le visage d’une Famille ».

Ne croyez pas qu’il s’agisse d’une idée vieillotte. C’est « Une idée neuve ». Et Pierre Longone de rappeler un extrait du Courrier Royal, de janvier 1939…
Pour renforcer ce dossier bien ficelé, René Pillorget se réjouit de la réédition de l’ouvrage incontournable de Roland Mousnier : « les institutions de la France sous la monarchie absolue 1598-1789 ». Il nous conseille aussi « Histoire du droit public français XVe-XVIIe » de Philippe Sueur. La connaissance de notre histoire et la compréhension des institutions qui ont permis de bâtir notre pays sont essentielles. Elles nous permettront d’être créatifs et inventifs, en nous inspirant de notre grand passé, pour sortir notre pays de l’impasse dans laquelle l’entraîne la république.

Luttant contre l’oisiveté qui souvent s’installe pendant les périodes de vacances, Anne Bernet ne conseille que du bon : du bon livre ! Et tous les goûts seront servis. « Vacances intelligentes : un choix de lectures » renforcé par « Crimes d’hier, d’aujourd’hui et d’ailleurs ». Pour la plage, il fallait prévoir un gros sac. Et les bons livres peuvent se lire toute l’année…

Une dernière de couverture à la hauteur du projet que défend sans faillir l’Action Française 2000. Nous la devons à Pierre Lafarge qu’il convient de féliciter chaleureusement : « Notre nationalisme »

Tous les faux modèles sont écartés. L’allemand bien sûr, mais aussi celui qui procède de la « vision jacobine et abstraite », fille de Rousseau. Pierre Lafarge met l’accent sur la nation, « voie d’accès privilégiée à l’universel ». Tout peut être dit en peu de mots « Classique, politique, réaliste, notre nationalisme n’a pas à rougir de ses fondements. » Charles Maurras ne renierait en rien ce bel article.

Et dans cet excellent numéro, des petites nouvelles à retenir, d’autres livres à lire et toujours la belle chronique de Jean-Baptiste Morvan, parée d’un titre de circonstance : « Au cœur de l’été »

Portemont, le 30 août 2005.

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