Les
Epées
La presse va mal nous dit-on…
Mais la presse royaliste se bat ; elle
n’entend pas céder un pouce de terrain.
Trimestrielle, mensuelle, bi-mensuelle, elle s’adresse à
des publics de sensibilités différentes…
Elle est là, à votre disposition. Faisons ensemble le point.
Nous ouvrons les pages de la revue trimestrielle
« Les Epées »
Vous donner l’envie de ranger dans vos sacs ou vos valises, cette
presse libre, indispensable, incontournable afin de comprendre les enjeux
de notre combat.
Revue littéraire ? Oui !
Revue politique ? Eminemment politique !
« Les Epées » ne se lamentent pas sur un passé
révolu. « Les Epées » sont une myriade de lys
qui virevoltent, piquent et toujours enfoncent leur pointe jusqu’au
cœur du sujet.
Le sujet ? Découvrez le avec nous en lisant « Les Epées
»
 |
Du numéro 17 – Septembre-Octobre-Novembre
2005- |
Le numéro 17 se dresse en armure, la grande épée
à deux mains plantée dans le sol. Epée à
deux mains ? La main droite ne saurait ignorer ce que fait la
main gauche !
|
Il y a du Bayard dans la première de couverture… Nos amis
ont-ils été inspirés par le retour du Chevalier sur
ses terres de Mézières ? Alors que nos amis bouclaient
ce numéro de fin d’année, le défenseur « Sans
peur et sans reproche », par deux fois déboulonné
par l’ennemi, reprenait pied à Charleville-Mézières.
Mais c’est une autre affaire dont nous vous reparlerons…
Etre lucide.
Le numéro 17 l’est à plus d’un titre ; l’Edito
nous éclaire et ne dédaigne pas de s’appuyer sur Jean-Jacques
Rousseau :
« … dans les régimes représentatifs…
il existe deux moments bien distincts dans la vie du peuple : les jours,
une fois tous les cinq ou six ans, où on l’appelle à
voter, durant lesquels il est le maître, et les autres, où
il redevient esclave, contraint d’obéir sans sourciller aux
despotes qu’il s’est choisi. »
Et parfois, le peuple sort des clous.
Et la conduite du peuple appelle punition.
Dans un article écrit au lendemain
du référendum sur la constitution européenne dans
la prestigieuse Revue de droit public, le professeur Jacques Robert, ancien
membre du Conseil constitutionnel, soulignait ainsi le « coup
rude » porté à l’institution référendaire
par ces (scandaleux) résultats : « Sans
risquer de se tromper beaucoup, ajoutait-il, d’aucuns affirment,
non sans arguments, que le référendum est mort en France,
le 29 mai 2005 ».
Il est urgent de priver le peuple de
ses hochets, principe de précaution oblige…
Poussant plus avant, l’Edito dévoile les rêves de nos
politiciens. A gauche, « Montebourg-le-tonitruant
», celui-là même qui juge anti-démocratique
l’élection du président de la République rêve
de transformer « le Chef de l’Etat
en potiche décorative ».
Côté
UMP, le rêve est assez différent : pas question de castrer
le président ; ce qu’il faut, c’est agir en amont,
et exiger des candidats, non plus 200 parrainages, comme avant Giscard,
non plus 500, comme aujourd’hui, mais 1000 ou 2000, ce qui éliminerait
d’emblée les « extrémistes », ceux qui
ont des électeurs, mais pas de réseaux, et qui grâce
à cela n’auraient plus d’électeurs, puisqu’ils
ne pourraient pas se représenter…
La voix est ouverte vers «
la démocratie continue »…
Dans ce numéro, nos amis reviennent
sur la Non- OPA qui aurait pu être lancée sur Danone.
« Ils se lèvent tous pour Danone
»
La petite fleur aurait-elle été revêtir l’armure
de Bayard… Pour le plus grand profit des communicants du groupe
Danone ! Peu importaient les conséquences d’un tel ridicule.
Alors que l’intérêt
national est régulièrement et continuellement bradé
sur l’autel de l’intégration européenne nos
politiciens ne démontraient qu’une réalité
:
Leur incapacité « … à
mettre en oeuvre les réformes économiques libérales
(osons le dire) libérales pourtant indispensables ».
Un excellent article de Jean-Baptiste
Barthélémy qui montre combien «
La France est gérée aux petits pieds par des élus…
» ( Denis Tillinac, Le venin de la mélancolie. La
Table ronde. 2004)
De « La réforme institutionnelle, la vraie ! »
Certains rêvent de la VIe République…
Patrick Longuet explore les pistes d’une vraie réforme, en
toute liberté. :
« … mettre un terme définitif
à cet empilement anarchique de collectivités publiques.
Et dans ce sens, dans le cadre d’un authentique mouvement de décentralisation,
il serait opportun de procéder au regroupement communal, à
la suppression des échelons qui n’ont plus lieu d’être
– on pense tout spécialement ici au département, institution
d’un autre âge- ainsi qu’à la formation de grandes
régions »…
Tel des arapèdes, nos élus,
battus lors d’un scrutin, tentent de « se refaire »
à partir de leurs autres mandats… Chasser les cumuls ! Le
Sénat ? Osons ! Il faudra le supprimer dans une France épurée
des départements, il n’aurait plus sa place.
Patrick Longuet n épargne personne
:
« Il y aurait bien d’autres aspects
à prendre en compte comme, par exemple, la réforme du statut
de la fonction publique qui privilégie outrageusement l’accès
des fonctionnaires aux mandats électifs. »
Utopiste Patrick Longuet ? Non !
« Reste que l’adoption de
ce programme exigerait, en temps normal, le consentement de ceux-là
mêmes qui en feraient les frais. Autant dire que, faute de circonstances
exceptionnelles qui autoriseraient un changement brutal de nos institutions,
et en l’absence d’une autorité légitime située
au-dessus des intérêts particuliers, à l’abri
des sollicitations et des ambitions, aucune de ces réformes nécessaires
ne verra jamais le jour. Telle est la loi d’airain de la machine
à mal faire »…
De «
La solitude des médecins ruraux »
Madeleine de Manneville, journaliste à « La Presse de la
Manche », dresse un bien triste tableau des conditions de l’exercice
de la médecine en Basse-Normandie. Et ce n’est pas là
une exception…
Le mot de la fin est laissé
au Docteur Pironin : « La seule
solution immédiatement applicable serait de décréter
une diminution de 50% de la mortalité en milieu rural… »
Knock règne en maître !
Décapant, « Mauvais genre »
ou « Le retour de la femme sans barbe
».
Alain Raison explore le livre de Judith
Butler « Pour un féminisme de
la subversion », récemment traduit en français.Les
enjeux sont primordiaux. La famille est à abattre.
« L’émancipation des mœurs
fait ici le jeu de l’extension du libéralisme à toutes
les sphères de la société. »
« Etre un homme exclut automatiquement
d’être une femme. C’est cette limite – l’impossibilité
d’être l’autre- qui permet l’accomplissement de
l’être humain. C’est à dire que la sexualité
est nécessaire à l ‘être humain parce que ni
l’homme ni la femme ne peuvent être féconds sans l’autre…
La négation de la différence fondamentale entre homme et
femme est une négation de l’humanité. »
Alain Raison débusque tous les
pièges. A lire impérativement !
« Je suis royaliste, mais je me soigne
»
Notre ami Michel Michel livrait en son temps quelques réflexions
sur son « Etre royaliste ».
Nos lecteurs ont pu en apprécier
la substantifique moelle dans notre article : http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article71176.php
Le dossier
« Moderne ? Post-moderne ? Anté-moderne ou antimoderne ?
Qu’est-ce qu’un antimoderne ?
Ne pas emprunter les « Fausses
pistes »
Un régal de 16 pages dans lesquelles
nous marchons avec Joseph de Maistre, Charles Maurras mais aussi Baudelaire,
Jacques Maritain, Kundera, Nadar, Philippe Muray et quelques autres bons
compagnons…
A la mer ou la montagne, ce dossier
est à goûter sans modération.
Merci à E. Marsala, Frédéric Guillaud, Antoine Clapas,
Monsieur l’abbé Guillaume de Tanoüarn, Antoine Rocalba
et Antoine Foncin pour ce dossier revigorant.
Toujours riche et dense, un numéro des « Epées »
ne vieillit pas. Ce numéro 17 nous rend familier Plotin grâce
à Lucien Jerphagnon. Les « Super Héros » sont
nos copains sous la plume d’Hector Nissac. Antoine Clapas s’interroge
: « La critique littéraire
a-t-elle un avenir ? »
Alain Lanavère nous rend familier
Albert Thibaudet, Thomas Mercier nous plonge dans l’univers des
livres et Robert Hubert de New York nous fait découvrir les travaux
de Michael Riffaterre de « Columbia University »…
Nous chevaucherons avec Déon afin de prendre des forces et Antoine
Clapas montera en selle pour étriller quelques incapables !
Oui, un numéro 17 à ne pas négliger, comme tous les
numéros de cette revue indispensable : « Les Epées
».
Comme une bonne rapière, son
format tombe bien en main et il résiste à tous les voyages !
 |
Du numéro 18 – Décembre
2005-Janvier- Février-Mars 2006- |
Bien au chaud derrière nos barbelés ?
Que non ! Nous défendons nos frontières non point
par repli, par frilosité ou par peur de l’Autre.
|
Faire valoir la «
Défense de la frontière » ne contredit pas
le « Je suis de Martigues, je suis de
Provence, je suis Français, je suis Romain, je suis humain »
du Maître de Martigues.
Franchissons allègrement nos
barbelés !
Une fois n’est pas coutume nous prenons sans tarder le dossier «
Défense de la Frontière ».
La plume de Marsala en trace les premières
défenses. Nous serons concis.
« Même lorsqu’il n’existe
pas, un Etat ne se conçoit qu’inscrit fermement dans l’espace,
défini par son territoire, à l’intérieur de
frontières qui délimitent l’ordre juridique et politique
qu’il domine. »
« Le territoire du politique tel que
nous le connaissons depuis la Renaissance était à la fois
homogène à l’intérieur, et clairement distinct
de l’extérieur. Le territoire de la postmodernité
tend au contraire à n’être plus ni l’un, ni l’autre.
Il est de plus en plus difficile à délimiter, à concevoir,
et avec lui, l’autorité politique dont il est le support
nécessaire. »
N’est-ce pas assez clair ?
« Echappant à toute sanction,
étranger à toute morale, libre de toute tradition, récusant
toute limite, un pouvoir qui se trouve partout et qui n’est nulle
part serait forcément despotique. »
« Défendre la frontière,
ne serait-ce que pour la défense de nos libertés…
Veiller à ce que les Français ne deviennent pas des étrangers
sur leur sol et que les touristes soient toujours bienvenus »…
Alain Raison nous dresse un tableau
de « La colonisation douce ».
L’art de vivre à la Française allèche les appétits…
Gouverner, c’est prévoir
!
« Sans doute, les investissements étrangers
en France n’ont pas d’intention belliqueuse ni irrédentiste,
mais les mécanismes du marché arrachent les Français
à leur propre territoire. »
Paul-Marie Couteaux s’engage dans
l’« Eloge de la frontière
»
Le ton est très vite donné : «
En aura-t-on soupé de la disparition des frontières et des
litanies transfrontiéristes, de ce « sans frontiérisme »
avec lesquels des « Voyages sans frontières »
à « l’Europe sans frontières »,
toute une génération s’est gargarisée sans
comprendre qu’elle plongeait ainsi à pieds joints dans un
mondialisme où les marchands de tout poil ne l’attendaient
que trop. »
Et Paul-Marie Couteaux de s’appuyer
sur le grand Braudel : « Qu’entendre
par identité de la France, sinon une sorte de superlatif, sinon
une problématique centrale, sinon une prise en main de la France
par elle même, sinon le résultat vivant de ce que l’interminable
passé a déposé patiemment par couches successives,
comme le dépôt imperceptible de sédiments marins a
créé, à force de durée, les puissantes assises
de la croûte terrestre ? »
Avec Paul-Marie Couteaux, «
la frontière est sans doute la pierre angulaire de la pensée
nationale ». Grande est l’émotion quand il évoque
le « Serment de Strasbourg ». En l’an de grâce
842, Louis le Germanique et Charles le Chauve, tous deux petits- fils
puînés de Charlemagne se rencontrent sur la frontière
du Rhin… Et chacun des frères puînés de s’exprimer
dans la langue de l’autre… et la langue française de
pointer le bout de son nez !
Oui, avec Paul-Marie Couteaux nous
pouvons affirmer :
« Toute frontière est garante
d’une civilisation en ce qu’elle lui donne à la fois
une permanence et peut-être un mystère, une protection et
peut être une défense, une cohérence propre et peut-être
une essence. » Un grand merci Paul-Marie Couteaux pour votre
belle méditation !
Du Pré carré ou «
Le jardin à la française »
Michel Michel défriche notre mythologie nationale.
Que tout soit clair : « Le roi de France
est Empereur en son royaume. »
Et, « En France, le droit du sol a souvent
prévalu sur le droit du sang. C’est cette terre bien délimitée,
sacrée, c’est-à-dire coupée par des frontières
du monde profane, c’est cette terre qui fait le français.
»
Notre « frontière » est indispensable pour que perdure
la France. Pourquoi ?
Parce que « … la France apparaît
comme une communauté non ethnique, un Etat-Nation paradoxal. La
nation française, à l’évidence, n’est
pas une ethnie ; et plutôt que de parler du peuple français,
ne devrait-on pas parler des peuples français… »
Avec l’ami Michel, défilent
tous les trésors, tous les biens communs de la France.
Mais, in fine : « Un jardin sans jardinier
retourne à la Friche »
Un bel « Essai sur le génie territorial
de la France » ! Mais il y a péril dans le jardin…
Et les peuples dans tout cela ?
« Les frontières protègent
les peuples »
Alain Raison s’entretient avec Aymeric Chauprade.
Et un salutaire retour au réel
nous est proposé :
« Les principaux acteurs de puissance
dans le monde restent les Etats, ceci malgré la concurrence incontestable
d’acteurs transétatiques (licites comme les firmes multinationales
ou illicites comme les réseaux du crime organisé ou du terrorisme
islamiste). Or ces Etats sont constitués d’un territoire
fini, délimité par des frontières reconnues par le
droit international, ainsi que d’une population. A l’exception
de l’Union européenne, zone macro régionale, où
l’idéologie européiste tente d’abord les Etats
souverains au profit d’un utopique super-Etat, toutes les zones
régionales de coopération dans le monde restent inter-étatiques
et la frontière a donc un sens. »
Alain Raison, faussement naïf,
fait valoir que « les frontières
restent souvent associés à la mémoire de conflits
sanglants et du coup de pseudo-penseurs proposent d’abolir les frontières
pour mettre fin aux guerres… » La réponse
tombe comme un couperet :
« Imaginons tout à coup l’abolition
mondiale des frontières. D’immenses migrations de populations
se déclencheraient instantanément. Toutes les sociétés
stabilisées seraient déstabilisées et sombreraient
dans la guerre civile. Ce serait tout simplement le scénario des
invasions barbares. Les différences d’identité et
les différences économiques génèrent des forces
de poussées ; les frontières sont les membranes qui équilibrent
ces poussées ou les stoppent. Une liberté totale de circulation
dans un monde différencié c’est donc encore plus de
guerre. Ce serait le repli sur des micro territoires où les gens
de même identité et de même niveau socio-économiques
organiseraient leur auto-défense pour pallier au déficit
d’Etat.
Seules les autruches ne voient pas que ce processus est déjà
en marche au sein même de notre pays… »
Et Aymeric Chauprade de conclure :
« Les nouvelles féodalités
d’aujourd’hui, très largement capitalistiques (et non
terriennes) vont à nouveau broyer les peuples qui sont en train
de se priver de souverains protecteurs. La souveraineté de l’Etat
et a fortiori les frontières protègent les peuples »
Tout est brillamment dit !
Et les exemples ne manquent pas…
« Les Balkans aux confins de l’incurie
internationale »
Benoît de Falkenhorst revient sur les conséquences de l’ingérence
internationale dans les Balkans. Elles sont criantes et les conflits futurs
se dessinent sur la carte…
De «
La différence créatrice »
Robert Grégoire s’interroge sur «
les frontières et le marché »…
Alors que « Les frontières sont
sans cesse opposées à la fluidité nécessaire
au bon fonctionnement du marché… les différences nationales
qu’elles permettent s’avèrent être des facteurs
de dynamisme économique. »
Avec Robert Grégoire, nous pouvons affirmer que «
La frontière semble donc la seule vraie mesure du monde. »…
Ah ! Chérissons nos frontières, les frontières, afin
de ne pas un jour prochain, haïr le monde…
Ce dossier, à lui seul, devrait vous faire regretter de ne pas
avoir le numéro 18 des Epées à portée de mains…
Et bien d’autres petits trésors vous y attendent !
Regards aigus sur les violences dans
les banlieues avec Michaël Vidocq et Lucienne Bui Trong, la rubrique
« Nos humanités » plus que jamais d’actualité
avec « Des Grecs et de leur instrumentalisation
» ( Merci à Axel Tisserand).
Des trésors, oui, et des munitions !
Et nous n’oublierons pas le salut
à Vladimir Volkoff : « Mort d’un
aristocrate », Une perte sèche comme le dit si bien
Xavier Lucciano.
 |
Du numéro 19 – Avril-Mai-Juin
2006- |
Tout est dans leur regard !
« Fantasmes du complot »
La première de couverture vous met-elle l’eau à
la bouche ?
Patientez !
|
L’Edito, d’emblée, tire juste :
« Le sommet du ridicule est atteint
par ces anciens soixante-huitards transférant leur imaginaire imbécile
sur leurs enfants, eux-mêmes dociles dès qu’il s’agit
de sentiments vagues et faciles qui flattent leur bonne conscience et
cultivent leur goût victimaire. »
Les rues résonnent encore en
filigrane de la foire anti-CPE …
Et pourtant :
« Notre mémoire collective est
chargée d’expériences sur la beauté silencieuse
de l’unité et les bruits terribles de la division. »
Et nous savons, nous partageons avec
tous nos amis des Epées une vérité essentielle :
Rien n’est pire que le désespoir…
«
Le désagrégement de la société, les relents
de guerre civile qui se sentent d’un côté ou d’un
autre, sont le résultat logique et inéluctable du manque
de France, de l’oubli du bien commun, d’une négligence
fondamentale vis-à-vis du « vivre ensemble » que nous
rappellent aujourd’hui Jean-François Colosimo, François
Huguenin ou Frédéric Rouvillois. » Oui, «
En dépit de l’atterrement que ces évènements
inspirent, la France a encore de quoi se battre. C’est en tout cas
notre espérance, et notre devoir. » !
Les Epées sont sorties des fourreaux…
Retrouvez Jean-Baptiste Barthélémy qui lance un cri : «
Liberté pour tous ». Jean-Baptiste est un adepte de
la série télévisée «
Le Prisonnier »...
Serge Degrim en a presque oublié
de refermer sa braguette !
« Pipi citoyen »
Oui, il y avait de quoi rester braguette bée…
Pensez donc, une mesure révolutionnaire
a été proclamée par Denis Baupin, adjoint au maire
de Paris. Les sanisettes installées à Paris seront en accès
libre…
Beaupin prendrait-il soin de nos vessies ?
Nous tenons dans l’urgence à vous rassurer. De la braguette
– Pardon, de la bouche- même de l’élu, nous sommes
informé du dessein caché de cette mesure qui sera : « une
véritable avancée dans la lutte contre l’exclusion ».
Fermons les braguettes !
Jean-Baptiste Barthélémy
revient dans ce numéro au pas de charge :
« Les casseurs de la république
»
On est tombé bien bas…
« Avec le traitement institutionnel
du CPE, ce sont les fondamentaux de notre Constitution qui ont été
passés au Karcher, à commencer par la souveraineté
nationale qui, contrairement à ce que dispose l’article 3
de la Constitution n’appartient plus « au peuple »,
et n’est plus « exercée par la voie du référendum
», ni même par ses représentants. »
Faisons table rase… Découvrez l’article !
Préparons nous aux voyages…
Pour ce faire il faut peu de choses :
« Un livre de poésie, une flûte
à bec, une boussole de visée, un chapeau à plumes,
un canif avec des ciseaux, des cigarillos. »
Sylvain Tesson dans « Retour des steppes
», a eu la pudeur de ne pas citer la collection complète
des Epées… Et il nous sourit sans malice, nous rappelant
que la marche est l’antidote à la fuite du temps. Propos
à pas comptés recueillis par Emmanuel Fontan.
En page 16 et 17, F. Latour prend en
charge la Place royale : « Les Français
contre l’histoire »
C’est une vieille histoire. Déjà
en 1916 Charles Maurras nous disait que les Français ne s’aimaient
pas. Et sous le ciel d’aujourd’hui ?
Nous avons progressé… La haine de soi est à l’honneur !
Se sauver en se rabaissant semble être la courageuse devise de nos
gouvernants.
« Au contraire, chaque fois que l’on
rabaisse la France, les jeunes ne peuvent que se sentir moins français,
se méfier de l’intégration politique… »
Acide, le constat est pertinent.
Vite ! Le dossier !
Il s’ouvre par « L’idée
de complot à l’âge démocratique »
Du grand Frédéric Rouvillois. Erudition et mise en perspective
sont au rendez-vous.
Le complot est d’autant plus présent que le pouvoir est vide…
Antoine Foncin prend la suite avec « Rhétorique
et énergétique du complot ».
Le cardinal de Retz s’en frise la moustache…
Pour poursuivre la lecture de ce dossier, prière de bien fermer
portes et fenêtres et ne pas oublier de tirer les rideaux…
difficile de faire moins que de garder allumée une chétive
bougie…
Tout est pourri au royaume du complot. Arnaud Odier nous met en garde
:
« Méfiez vous des Grecs »
A qui la faute ? Alcibiade est démasqué par Plutarque-le-
Cafteur...
C’est à vous dégoûter des Grecs.
Serions-nous rassurés par un
spécialiste, auteur de « L’aventure moderne »
?
Christophe Bourseiller se livre dans « Extrémistes et comploteurs
»
De « X-files » à « Matrix » nous sommes
encerclés par les complots… Mais la réalité
dépasse toujours la fiction. Quid des « armes de destruction
massive » ?
E. Marsala, qui recueille les propos
de Christophe Bourseiller, jubile…
Atteignons-nous le fond ? Le pire
est toujours devant nous.
C. Equilbecq dévoile «
Le complot et le conspirationisme en librairie ».
Et Taguieff de se faire quelque peu
épingler. Il était certes bien venu que Taguieff, dans son
livre La foire aux illuminés (2005) nous rappelle que la plus belle
ruse du Diable serait de faire croire qu’il n’existe pas,
mais il existe des complots bien en chair et en os. L’affaire des
fiches a été bien réelle et pudiquement Taguieff
oublie... Mais peut-être ne souhait-il pas faire trop de peine aux
Loges… ?
Pour Frédéric Charpier, c’est pire. Travail bâclé…
Equilbecq n’y voit aucune excuse.
« L’obsession du complot » dernier livre de
Charpier, est de piètre utilité pour comprendre le complot…
Alors verrons-nous la fin des complots
?
Christophe Boutin ne nous laisse aucun espoir :
« Le complot, nécessité moderne »
«
Dans un monde dont l’évolution semble de moins en moins maîtrisable,
le recours au complot comme schème explicatif peut être une
nécessité de survie psychologique. C’est sans doute
l’une des premières causes de l’extraordinaire diffusion
du mythe du complot, de cette invasion de sociétés secrètes
dans les romans « de hall de gare » et les séries télévisées,
dont le Da Vinci Code fournit le meilleur exemple, réponse de financiers
et d’auteurs avisés à une demande croissante. »
Vous voilà rassurés. Le complot a un bel avenir devant lui…
Mais ne croyez pas pour autant que ce
numéro 19 s’abandonne sans résistance, face à
tous ces complots. Jean-Marie Salamito est à l’honneur dans
« Nos humanités ».
« Les virtuoses et la multitude » Augustin & Pelage
Vous entreverrez les « Aspects sociaux de la controverse entre Augustin
et les pélagiens ».
Tout tombe à pic, vous avez décidé de prendre de
longues vacances. Les 350 pages du dernier livre de Jean-Marie Salamito
feront bien l’affaire pour les vacances studieuses que vous avez
projetées…
Que les moins courageux se rassurent,
Hector Nissac, en quelques pages noires, recensent spécialement
pour vous des B.D. Ignare dans ce domaine, et ignare est un mot bien faible,
je tourne les pages sans faire de bruit…
Sauvé ! Alain Raison nous invite
à « Recourir aux forêts
».
Je suis plus à mon aise surtout quand elles résonnent des
récris de la meute, mais il faut faire silence. Ne pas déranger
ceux qui ont succombé à « L’Eloge de la cabane
» ou qui habitent dans les arbres.
Un agréable compte-rendu de lectures qui sentent le sous-bois et
l’herbe grasse des alpages… Mais l’histoire ne nous
dit pas si la bergère abandonnée dans sa sieste, dans un
coin de rocher était jolie !
Avec Patrick Longuet, nous quittons
les forêts protectrices pour errer dans les friches de la Ve République.
Avec lui, remontons « Aux sources de
la Ve »
Impitoyablement, Patrick Longuet mesure «
…l’écart entre le fondateur de la Ve et Jacques Chirac…
»
« Il est vrai que nul ne pourra jamais aller aussi loin que Jacques
Chirac dans l’irresponsabilité politique ». Tout est
dit… Et vous trépignerez d’envie de courir acheter
le dernier livre de Frédéric Rouvillois : « L’avenir
du référendum » Chez F.X. de Guibert
Non ! Ce numéro 19 ne cultive
pas le pessimisme. Il se bat : « Pour
une restauration du politique »
Et François Huguenin apporte sa pierre à la petite armée
qui se prépare à la bataille. Il est bon de lire «
Le conservatisme impossible » (La Table ronde) et d’être
attentif à l’entretien qu’il accorde à nos amis
dans ce numéro.
Vous avez déjà jeté
tout le superflu qui encombrait votre sac presque fin prêt pour
votre départ en vacances. Encore un effort. Guillaume D. ne vous
veut aucun mal. Mais il va vous donner l’envie de faire un bout
de chemin avec « MacIntyre » – critique de la modernité
morale-
Et vous découvrirez un brin
de parenté entre la pensée du docte Écossais et celle
du Maître de Martigues… Là, vous craquez. De grâce
ne jetez pas votre brosse à dents ;. la lecture de « Après
la vertu » ou de « Quelle justice, quelle rationalité »
ne doit pas vous en priver.
Alors pas encore convaincu de l’intérêt
de la lecture des Epées ?
Nous ne pouvons pas y croire. Nous n’avons même pas pu vous
présenter toutes les notes de lectures…Essayer « Les
Epées », c’est les adopter !
Portemont, le 15 juillet 2006.
Nous poursuivrons par la lecture de « L’Action
Française 2000 », puis « Royaliste »
et concluerons avant la fin du mois de juillet par « Politique
magazine ». Et tant pis pour vos bagages de vacances…
De la place, il vous faire de la place !
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|