lundi 15 mars 2010

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Les Epées

 

Trimestriel.
Tarif abonnement : 18 euros (un an , 4 numéros).
Règlement par chèque bancaire ou postal à l'ordre de A.D.P.R
Les Epées, 4 square de la Côte Saint - Thibault.
92270 Bois-Colombes.
Courrier électronique: lesepees@lesepees.com
Abonnement: hubert@lesepees.com

Site internet : www.lesepees.com

Au numéro 14 (décembre 2004)

Cette excellente revue trimestrielle poursuit son petit bonhomme de chemin et nous rappelle à chaque numéro que : « Le droit du prince naît du besoin du peuple ».

Ce numéro va vous convaincre de l’urgence du retour du prince. Il consacre un dossier qui nous met en appétit : « Le peuple » : Pourquoi les démocrates le haïssent.

Vous admettrez sans réserve que l’iconographie nous met l’eau à la bouche, et nous espérons qu’il en est de même pour vous !
Mais avant d’en arriver à ce dossier, il impose de faire halte, un peu comme ces cavaliers représentés dans les tableaux de l’ « Ecole Flamande ». Ils lèvent le coude et cassent la croûte… C’est ce à quoi nous fait penser l’Edito ! Levons le verre avec nos amis des Epées.

Quatre ans, ce n’est pas rien. Nous connaissons la pauvreté des moyens. Sans jamais faiblir, les épéistes, les fleuristes, les sabreurs et tous les bretteurs de l’équipe ont tenu bon. Ils ont bien dû connaître des soirs de découragement et s’envoyer quelques estafilades à la figure… Mais les cœurs et les esprits sont demeurés intacts !

Royalistes ils sont. Ils nous le disent avec délicatesse : « Et puis nous avons la modestie de penser que ce royalisme se cherche et se construit à mesure, parce que personne ici ne prétend changer un destin par un coup de sceptre magique ».
« La situation des temps écarte d’elle-même une vue dogmatique de ce que pourrait être la monarchie de demain… » « L’important étant en somme de se retrouver sur un principe de continuité politique qui a fait ses preuves, en tant qu’il peut rassembler les Français d’hier, d’aujourd’hui et de demain, non par opinion, mais par définition. »
Notre verre est déjà vide, remplissons le vite à leur santé !
Vous voilà ragaillardis.

Nos amis sont modestes, c’est pour cela que nous les aimons bien, et pour nombre d’autres raisons. Mais ils ne sont pas timorés.
Un bel exemple : « Les Sept mensonges » de Jean-Baptiste Barthélémy.
Il les dénonce et par là même vous fournit sept excellentes raisons de voter « Non ».
N’ouvrez pas de grands yeux : Il s’agit du referendum sur la Constitution européenne…
C’est capital, et vous avez compris !

L’ami Robert Grégoire n’a pas froid aux yeux. Il dénonce lui aussi : « Banque mondiale 2004 : un rapport contestable »
Ce rapport ferait de nous une espèce inadaptée, des fossiles voués à la disparition. Nous nous campons dernière un droit codifié, issu de la tradition romano-germanique. Pour les affaires, ce n’est pas l’idéal !
Vite, rangeons nous derrière le droit issu du système anglo-saxon et américain !
« Un tel rapport s’avère ainsi ouvertement assassin pour notre économie et porte un préjudice direct à la France. »
Objectif ce rapport ?
Robert Grégoire n’est pas dupe et il nous fait partager l’acuité de son analyse. Parti pris absolu et insuffisances dans la méthode. Vous devez lire cet article !

Que reste-t-il de l’héritage du président Houphouït-Boigny ?
Michel Collin avec « Qui sème le vent… » ne nous engage pas à l’optimisme.
La Côte d’Ivoire pourrait s’annoncer comme un champ de ruines. Mais des candidats s’embusquent pour les chantiers à venir et le Français est devenu gibier. Les blessures ouvertes ne cicatriseront pas de sitôt. Et nos gouvernants portent de lourdes responsabilités,
Lesquelles, bien sûr, n’exonèrent pas le triste sire Gbagbo.

A « l’international », vous apprécierez Benoît Carey. Il ausculte les « plaies près profondes » qui subsistent dans les pays que nous appelions les « pays de l’Est ».
C’est : « La mémoire empoisonnée de l’autre Europe »
L’héritage du communisme ne s’efface pas par magie… L’ancienne « nomenklatura » n’a pas été prise au dépourvu :
« Dès le début des années 80, ils ont opéré la conversion de leur « capital politique » en « capital économique ».
Benoît Carey fait de nombreux rappels salutaires.

Gloire aux ponts !
Eric Arnodin nous parle de la « Poétique des ponts ». Ayant franchi il y a peu, l’incomparable pont de Millau – je ferai mes confidences sur notre site… - , un grand merci à Eric Arnodin qui nous dit :
« Ligne tendue entre deux rives, ligne droite, courbe ou brisée, le pont s’installe toujours entre deux. Entre l’édifice et la route, entre le dessin et le calcul, entre la forme et l’acte. »

Sa plume n’est pas trempée dans un jus de navet…
Celui qui la tient, la plume, c’est Arnaud Odier. Il vous a reconnu. Il nous débusque : « Les revues où nous allons puiser de quoi briller dans le monde n’offrent en réalité qu’une apparence de réflexion » Sévère, Arnaud ? Il nous a attiré dans ses rets avec : « Plaisir de lire, joie de comprendre »

Pour sauver la face nous pouvons toujours lui répondre que nous dévorons « Les Epées », que nous nous immergeons dans « Contrelittérature », que nous faisons défiler « Don Juan Stalker » sur l’écran de notre ordinateur… Et nous ne lui dirons pas tout. Attention, vous risquez de partir à la recherche d’Ibn Assidim ! Et vous n’êtes pas sortis de l’Auberge…
Article décapant en douceur.

Réveillez-vous !
« Mauvais rêves » de Marie-Christine d’Welles.
Tout va très vite. Pas de détours :
« Les jeunes savent pourtant reconnaître la vérité et s’ils se droguent c’est parce qu’on leur ment sur les véritables effets de la drogue. Ces jeunes ne souffrent d’aucune maladie mentale et d’aucun mal être comme les psychiatres essaient de nous le faire croire. La drogue n’est pas une fatalité. Les pilules du bonheur n’existent pas. »
« De notre vigilance et de notre connaissance de la vérité dépendront notre avenir, celui de nos enfants et de la société dans laquelle nous vivons. »
Marie-Christine est sur le pont depuis 6 ans. Elle donne des conférences sur le thème de la drogue.
Elle martèle inlassablement :
« L’abus de drogue, ne fait pas partie des droits de l’homme, comme certains veulent nous le laisser entendre. La dégradation et la déchéance ne sont pas des droits. Les drogues sont un moyen de destruction et de contrôle de l’homme. Les drogues détruisent la liberté et l’essence de la vie. »
« Pour aider ceux qui sont tombés dans la drogue à retrouver leur dignité, le seul moyen et la seule voie de sortie passent par l’abstinence. »

J’espère que vous avez compris… Ne sautez pas une ligne de l’article de Marie-Claire !

Nous y voilà ! Depuis le temps qu’on l’attendait…
« Le peuple »
Soyons clair : ce n’est pas le peuple européen que vous allez rencontrer. Avec E. Marsala, nous allons « A la recherche du peuple perdu »
Dante aurait-il raison ?
Christophe Boutin préconise les grands moyens : « Du peuple faisons table rase »
Article éminemment politique. Je ne vous dévoilerai pas la conclusion qui pose une bien belle question, essentielle…
Jean-Baptiste Barthélémy nous a prouvé qu’il savait déjouer les mensonges. Il récidive et n’a pas froid à la plume : « Peuples, je vous hais ! ».
Il a lu pour nous « Le populisme du FN » un dangereux contresens ; Aux éditions du croquant. Paris 2004
Le monde de « gouvernance » s’oppose à la « France moisie » si chère à Monsieur Sollers.
Grâce à Jean-Baptiste, vous gagnerez du temps : « On sait maintenant que rien n’a changé. Le populisme d’aujourd’hui a remplacé les salauds d’hier. La France d’en haut exècre toujours « son » peuple. ».
Buvez un verre avant de poursuivre. Vous allez apprendre une mauvaise nouvelle de Philippe Mesnard : « Le peuple éliminé ».

Mais rassurez vous les syndicats se portent bien. Non pas en termes d’effectifs, mais de pouvoir… Exception française !
« Le peuple éliminé accepte son élimination comme il subit la démocratie, en reconnaissant dans les syndicats des instruments du pouvoir en place, les instruments en place du pouvoir : tant qu’il croit en percevoir un bénéfice, il en accepte le joug. »
Après toutes ses mauvaises nouvelles, comment ne pas céder à la nostalgie ? Arnaud Odier à la partie facile de débarquer avec « Le peuple à Rome ». Si on n’y prenait garde, avec lui, nous crierions « Nous sommes tous « Romains ». On a voulu nous faire crier : « Nous sommes tous des Juifs allemands ». On veut nous faire crier « Nous sommes tous des Arméniens ». On ne sait plus à quel cri se vouer !
Au moins Antoine Foncin nous veut du bien. Va-t-il nous faire crier ?
Non. Je vous rassure, quoique… Il appelle à la défense des plus grands : Platon, Marc Aurèle, Epictète, Sophocle, Virgile, Ovide, Tite-Live, Plutarque, Aristote. Bien sûr, il ne peut qu’en oublier ! Mais « Humanités et barbarie » est de circonstance. Jacqueline de Romilly a lancé un appel au secours. Quel esprit honnête refuserait d’entendre cet appel ? En des temps plus cléments Charles Maurras et Pierre Boutang, déjà, nous aidaient à lever les voiles qui recouvraient tous ses trésors. Lutter afin qu’ils ne soient pas enfouis trop profond. Il en va de l’avenir de nos enfants… Sans ces trésors, la barbarie dont ils seront complices, les menacera et n’en fera qu’une bouchée !
Nos amis des Epées sont des malins !

Pour nous soulager quelque peu, nous passons sans transition (seul les sots le croiront) à : « Toto, Camembert et Adalbert » Et c’est du Philippe Mesnard qui dans son filet à papillons attrape nos âmes d’enfants !

Gloire à « Mais je suis un ours » « Toto l’ornithorynque » et « Le Roi catastrophe » et à toutes les belles bandes dessinées qui elles aussi nous aideront à protéger nos plus petits de la barbarie. Intarissable Philippe Mesnard poursuit. Nous en sommes aux pages 32 et 33 !
Sans nous en apercevoir nous sommes « entrés » sans effraction dans une partie captivante de cette revue : Les longues notes de lectures. Je lance une idée, comme une bouteille à la mer.

Imaginons un jour de nous réunir, tous, de dresser grande table ronde et faire tourner la parole amicale… Avoir aimé ou ne pas aimé tel livre ou tel film. Les talents et les esprits curieux ne manquent pas. Fortifier cette humilité qui nous est nécessaire pour gagner ensemble. Cette idée me vient à la lecture des notes de Thomas Mercier sur « Da Vinci Code ». Quelques heures auparavant j’avais refermé les pages d’un bulletin « politique » et en dernière de couverture, l’auteur d’une note de lecture lançait une injonction :
« n’achetez pas cet ouvrage ignoble et conseillez à vos parents et amis d’en faire autant ! »
Bien sûr Satan était de la partie…
S’instaurer ainsi en autorité m’avait rendu sombre.

Mais revenons aux petits trésors de ce numéro : Thomas Mercier n’est pas dupe. Il énumère les platitudes, ne se perd pas dans les fantaisies historiques. Et il nous donne la clef pour comprendre le succès de ce livre… A vous de la découvrir.

Le « Programme de lectures », étant annoncé en page 34, selon l’humeur du moment vous retiendrez le titre et l’auteur, et vous irez droit au but !
Vingt-huit cibles, toutes choisies par des amis connus ou inconnus.
Et l’hommage au « poète du polar », qui se cachait pudique, derrière les initiales A.D.G.

Fin du numéro, toute en nostalgie avec la plume de Serge Degrim et l’entretien avec son complice Serge de Beketch.
Mais le vrai mot de la fin nous le devons à Pierre Chaumeil :
« Nous ne le verrons plus qu’aux caves fraîches du père Eternel, pour l’éternité.
A Dieu, Alain »

Oui, la Foi, sans effraction, était venue l’habiter sereinement.

Tout comme A.D.G. qui nous laisse un dernier message d’espérance, ce numéro des Epées nous fortifie.

Portemont

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