Les
Epées
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Trimestriel.
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Les Epées, 4 square de la Côte Saint - Thibault.
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Au numéro 14
(décembre 2004)
Cette excellente revue trimestrielle
poursuit son petit bonhomme de chemin et nous rappelle à chaque
numéro que : « Le droit du prince naît du besoin
du peuple ».
Ce numéro va vous convaincre
de l’urgence du retour du prince. Il consacre un dossier qui nous
met en appétit : « Le peuple » : Pourquoi les
démocrates le haïssent.
Vous admettrez sans réserve que
l’iconographie nous met l’eau à la bouche, et nous
espérons qu’il en est de même pour vous !
Mais avant d’en arriver à ce dossier, il impose de faire
halte, un peu comme ces cavaliers représentés dans les tableaux
de l’ « Ecole Flamande ». Ils lèvent le coude
et cassent la croûte… C’est ce à quoi nous fait
penser l’Edito ! Levons le verre avec nos amis des Epées.
Quatre ans, ce n’est pas rien.
Nous connaissons la pauvreté des moyens. Sans jamais faiblir, les
épéistes, les fleuristes, les sabreurs et tous les bretteurs
de l’équipe ont tenu bon. Ils ont bien dû connaître
des soirs de découragement et s’envoyer quelques estafilades
à la figure… Mais les cœurs et les esprits sont demeurés
intacts !
Royalistes ils sont. Ils nous le disent
avec délicatesse : « Et puis
nous avons la modestie de penser que ce royalisme se cherche et se construit
à mesure, parce que personne ici ne prétend changer un destin
par un coup de sceptre magique ».
« La situation des temps écarte
d’elle-même une vue dogmatique de ce que pourrait être
la monarchie de demain… » « L’important étant
en somme de se retrouver sur un principe de continuité politique
qui a fait ses preuves, en tant qu’il peut rassembler les Français
d’hier, d’aujourd’hui et de demain, non par opinion,
mais par définition. »
Notre verre est déjà vide, remplissons le vite à
leur santé !
Vous voilà ragaillardis.
Nos amis sont modestes, c’est
pour cela que nous les aimons bien, et pour nombre d’autres raisons.
Mais ils ne sont pas timorés.
Un bel exemple : « Les Sept mensonges » de
Jean-Baptiste Barthélémy.
Il les dénonce et par là même vous fournit sept excellentes
raisons de voter « Non ».
N’ouvrez pas de grands yeux : Il s’agit du referendum sur
la Constitution européenne…
C’est capital, et vous avez compris !
L’ami Robert Grégoire n’a
pas froid aux yeux. Il dénonce lui aussi : « Banque
mondiale 2004 : un rapport contestable »
Ce rapport ferait de nous une espèce inadaptée, des fossiles
voués à la disparition. Nous nous campons dernière
un droit codifié, issu de la tradition romano-germanique. Pour
les affaires, ce n’est pas l’idéal !
Vite, rangeons nous derrière le droit issu du système anglo-saxon
et américain !
« Un tel rapport s’avère
ainsi ouvertement assassin pour notre économie et porte un préjudice
direct à la France. »
Objectif ce rapport ?
Robert Grégoire n’est pas dupe et il nous fait partager l’acuité
de son analyse. Parti pris absolu et insuffisances dans la méthode.
Vous devez lire cet article !
Que reste-t-il de l’héritage
du président Houphouït-Boigny ?
Michel Collin avec « Qui sème le vent… »
ne nous engage pas à l’optimisme.
La Côte d’Ivoire pourrait s’annoncer comme un champ
de ruines. Mais des candidats s’embusquent pour les chantiers à
venir et le Français est devenu gibier. Les blessures ouvertes
ne cicatriseront pas de sitôt. Et nos gouvernants portent de lourdes
responsabilités,
Lesquelles, bien sûr, n’exonèrent pas le triste sire
Gbagbo.
A « l’international »,
vous apprécierez Benoît Carey. Il ausculte les « plaies
près profondes » qui subsistent dans les pays que nous appelions
les « pays de l’Est ».
C’est : « La mémoire empoisonnée de
l’autre Europe »
L’héritage du communisme ne s’efface pas par magie…
L’ancienne « nomenklatura » n’a pas été
prise au dépourvu :
« Dès le début des années
80, ils ont opéré la conversion de leur « capital
politique » en « capital économique ».
Benoît Carey fait de nombreux rappels salutaires.
Gloire aux ponts !
Eric Arnodin nous parle de la « Poétique des ponts
». Ayant franchi il y a peu, l’incomparable pont
de Millau – je ferai mes confidences sur notre site… - , un
grand merci à Eric Arnodin qui nous dit :
« Ligne tendue entre deux rives, ligne
droite, courbe ou brisée, le pont s’installe toujours entre
deux. Entre l’édifice et la route, entre le dessin et le
calcul, entre la forme et l’acte. »
Sa plume n’est pas trempée
dans un jus de navet…
Celui qui la tient, la plume, c’est Arnaud Odier. Il vous a reconnu.
Il nous débusque : « Les revues
où nous allons puiser de quoi briller dans le monde n’offrent
en réalité qu’une apparence de réflexion »
Sévère, Arnaud ? Il nous a attiré dans ses rets avec
: « Plaisir de lire, joie de comprendre »
Pour sauver la face nous pouvons toujours
lui répondre que nous dévorons « Les
Epées », que nous nous immergeons dans «
Contrelittérature », que nous faisons défiler
« Don Juan Stalker » sur l’écran
de notre ordinateur… Et nous ne lui dirons pas tout. Attention,
vous risquez de partir à la recherche d’Ibn Assidim ! Et
vous n’êtes pas sortis de l’Auberge…
Article décapant en douceur.
Réveillez-vous !
« Mauvais rêves » de Marie-Christine
d’Welles.
Tout va très vite. Pas de détours :
« Les jeunes savent pourtant reconnaître
la vérité et s’ils se droguent c’est parce qu’on
leur ment sur les véritables effets de la drogue. Ces jeunes ne
souffrent d’aucune maladie mentale et d’aucun mal être
comme les psychiatres essaient de nous le faire croire. La drogue n’est
pas une fatalité. Les pilules du bonheur n’existent pas.
»
« De notre vigilance et de notre connaissance
de la vérité dépendront notre avenir, celui de nos
enfants et de la société dans laquelle nous vivons. »
Marie-Christine est sur le pont depuis 6 ans. Elle donne des conférences
sur le thème de la drogue.
Elle martèle inlassablement :
« L’abus de drogue, ne fait pas
partie des droits de l’homme, comme certains veulent nous le laisser
entendre. La dégradation et la déchéance ne sont
pas des droits. Les drogues sont un moyen de destruction et de contrôle
de l’homme. Les drogues détruisent la liberté et l’essence
de la vie. »
« Pour aider ceux qui sont tombés dans la drogue à
retrouver leur dignité, le seul moyen et la seule voie de sortie
passent par l’abstinence. »
J’espère que vous avez compris… Ne sautez pas une ligne
de l’article de Marie-Claire !
Nous y voilà ! Depuis le temps
qu’on l’attendait…
« Le peuple »
Soyons clair : ce n’est pas le peuple européen que vous allez
rencontrer. Avec E. Marsala, nous allons « A la recherche du peuple
perdu »
Dante aurait-il raison ?
Christophe Boutin préconise les grands moyens : «
Du peuple faisons table rase »
Article éminemment politique. Je ne vous dévoilerai pas
la conclusion qui pose une bien belle question, essentielle…
Jean-Baptiste Barthélémy nous a prouvé qu’il
savait déjouer les mensonges. Il récidive et n’a pas
froid à la plume : « Peuples, je vous hais ! ».
Il a lu pour nous « Le populisme du FN » un dangereux contresens
; Aux éditions du croquant. Paris 2004
Le monde de « gouvernance » s’oppose à la «
France moisie » si chère à Monsieur Sollers.
Grâce à Jean-Baptiste, vous gagnerez du temps : « On
sait maintenant que rien n’a changé. Le populisme d’aujourd’hui
a remplacé les salauds d’hier. La France d’en haut
exècre toujours « son » peuple. ».
Buvez un verre avant de poursuivre. Vous allez apprendre une mauvaise
nouvelle de Philippe Mesnard : « Le peuple éliminé
».
Mais rassurez vous les syndicats se
portent bien. Non pas en termes d’effectifs, mais de pouvoir…
Exception française !
« Le peuple éliminé accepte
son élimination comme il subit la démocratie, en reconnaissant
dans les syndicats des instruments du pouvoir en place, les instruments
en place du pouvoir : tant qu’il croit en percevoir un bénéfice,
il en accepte le joug. »
Après toutes ses mauvaises nouvelles, comment ne pas céder
à la nostalgie ? Arnaud Odier à la partie facile de débarquer
avec « Le peuple à Rome ». Si on n’y
prenait garde, avec lui, nous crierions « Nous sommes tous «
Romains ». On a voulu nous faire crier : « Nous sommes tous
des Juifs allemands ». On veut nous faire crier « Nous sommes
tous des Arméniens ». On ne sait plus à quel cri se
vouer !
Au moins Antoine Foncin nous veut du bien. Va-t-il nous faire crier ?
Non. Je vous rassure, quoique… Il appelle à la défense
des plus grands : Platon, Marc Aurèle, Epictète, Sophocle,
Virgile, Ovide, Tite-Live, Plutarque, Aristote. Bien sûr, il ne
peut qu’en oublier ! Mais « Humanités et barbarie
» est de circonstance. Jacqueline de Romilly a lancé
un appel au secours. Quel esprit honnête refuserait d’entendre
cet appel ? En des temps plus cléments Charles Maurras et Pierre
Boutang, déjà, nous aidaient à lever les voiles qui
recouvraient tous ses trésors. Lutter afin qu’ils ne soient
pas enfouis trop profond. Il en va de l’avenir de nos enfants…
Sans ces trésors, la barbarie dont ils seront complices, les menacera
et n’en fera qu’une bouchée !
Nos amis des Epées sont des malins !
Pour nous soulager quelque peu, nous
passons sans transition (seul les sots le croiront) à : «
Toto, Camembert et Adalbert » Et c’est du Philippe Mesnard
qui dans son filet à papillons attrape nos âmes d’enfants
!
Gloire à « Mais je suis
un ours » « Toto l’ornithorynque » et «
Le Roi catastrophe » et à toutes les belles bandes dessinées
qui elles aussi nous aideront à protéger nos plus petits
de la barbarie. Intarissable Philippe Mesnard poursuit. Nous en sommes
aux pages 32 et 33 !
Sans nous en apercevoir nous sommes « entrés » sans
effraction dans une partie captivante de cette revue : Les longues notes
de lectures. Je lance une idée, comme une bouteille à la
mer.
Imaginons un jour de nous réunir,
tous, de dresser grande table ronde et faire tourner la parole amicale…
Avoir aimé ou ne pas aimé tel livre ou tel film. Les talents
et les esprits curieux ne manquent pas. Fortifier cette humilité
qui nous est nécessaire pour gagner ensemble. Cette idée
me vient à la lecture des notes de Thomas Mercier sur « Da
Vinci Code ». Quelques heures auparavant j’avais refermé
les pages d’un bulletin « politique » et en dernière
de couverture, l’auteur d’une note de lecture lançait
une injonction :
« n’achetez pas cet ouvrage ignoble
et conseillez à vos parents et amis d’en faire autant !
»
Bien sûr Satan était de la partie…
S’instaurer ainsi en autorité m’avait rendu sombre.
Mais revenons aux petits trésors
de ce numéro : Thomas Mercier n’est pas dupe. Il énumère
les platitudes, ne se perd pas dans les fantaisies historiques. Et il
nous donne la clef pour comprendre le succès de ce livre…
A vous de la découvrir.
Le « Programme de lectures »,
étant annoncé en page 34, selon l’humeur du moment
vous retiendrez le titre et l’auteur, et vous irez droit au but
!
Vingt-huit cibles, toutes choisies par des amis connus ou inconnus.
Et l’hommage au « poète du polar », qui se cachait
pudique, derrière les initiales A.D.G.
Fin du numéro, toute en nostalgie
avec la plume de Serge Degrim et l’entretien avec son complice Serge
de Beketch.
Mais le vrai mot de la fin nous le devons à Pierre Chaumeil :
« Nous ne le verrons plus qu’aux
caves fraîches du père Eternel, pour l’éternité.
A Dieu, Alain »
Oui, la Foi, sans effraction, était
venue l’habiter sereinement.
Tout comme A.D.G. qui nous laisse un
dernier message d’espérance, ce numéro des Epées
nous fortifie.
Portemont
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