jeudi 09 février 2012

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La Lorraine Royaliste

 

22 rue Victor Hugo - 54000 Nancy
Abonnement pour un an : 20 bismarcks, soit 131 livres et 4 sols
Prix au numéro : 2 bismarcks 50, soit 15 livres et 14 sols

Dans son numéro 231, la Lorraine Royaliste nous revient sur dix pages dont une bonne moitié sont de rédaction locale. Dans son Bloc-Notes, Edmée ajoute sa pierre à un dialogue publié par le "Courrier des Lecteurs" de l'Est en citant une phrase de Marcel Pagnol qu'il serait bon de graver au fronton de nombre de nos édifices publics :

"Nos cours d'Histoire sont élégamment truqués dans le sens de la vérité républicaine. Tous les manuels d'Histoire du monde n'ont jamais été que des livrets de propagande au service des gouvernements."

Edmée réagit aux propos haineux d'un lecteur laïcard qui voit dans la Chrétienté un péché originel de la France dont elle ne serait jamais assez débarrassée à son goût. Ceci en réponse à une tribune libre d'une certaine Elisabeth Fisher, que la LR nous republie pour information ; un texte qui brosse un sympathique éloge des racines chrétiennes de notre pays, mais qui se termine par cet appel ambigu :

"Une Europe qui désavouerait son passé, qui nierait le fait religieux, et qui n'aurait aucune dimension spirituelle, serait bien démunie face à l'ambitieux projet qui mobilise son énergie : construire l'Europe de tous".

Non, chère madame Fisher, votre Europe de tous n'est pas la nôtre, et vous êtes priée de nous retirer du lot. Tous ces catholiques fervents qui ont milité corps et âme pour l'édification de la Babel bruxelloise ne sont que de tristes cocus qui ont beaucoup détruit pour ne favoriser que leurs adversaires de toujours. Du Ralliement au Concile, bien des gens d'Église ont cru malin de changer de camp, de trahir leurs amis et leurs soutiens, de faire leurs les thèses de leurs ennemis, espérant follement ainsi les amadouer et s'en faire un nouveau public tellement plus chic et plus branché que l'ancien. Ils n'ont fait que perdre leur âme et précipiter à la fois la chute du sentiment religieux, le déclin de la France et de la civilisation européenne. L'Europe institutionnelle est devenue aujourd'hui une chasse gardée de l'irreligion la plus déterminée et la plus déracinée. Et les chrétiens lobotomisés qui, par crispation pavlovienne, continuent à la soutenir contre vents et marées, et surtout contre la souveraineté des Nations, ne sont que les réincarnations de la masse glauque et hurlante qui a voté la grâce de Barabbas.

Tous les Français ne sont pas, ou plus, catholiques. Mais tous les Français ont un intérêt commun : c'est que la France vive, prospère et resplendisse. Et tous les peuples du monde lui en sauront gré, car la France n'est pas une Nation ordinaire, c'est la Nation qui a toujours eu, et su assumer, une mission civilisatrice universelle.

Pour certains, c'est parce qu'elle porte au monde le message de la Liberté, de la libération de toutes les oppressions et de toutes les tyrannies, de l'émancipation. Pour d'autres, c'est parce qu'elle est la Fille aînée de l'Église. Mais si l'on sait faire la part des choses entre la véritable liberté et sa sanglante contrefaçon robespierriste (qui, au fond, n'est autre que la matrice de l'Europe actuelle), il ne s'agit que d'une seule et même réalité, de Sainte Geneviève à Jeanne d'Arc, de Saint Louis à Charles de Foucault, de Bayard à d'Estienne d'Orves : pour que revive la France, pour que revive la Chrétienté, que crève la République, que crève l'Europe, et sur les dépouilles pestilentielles de ces deux gueuses nous ne verserons aucun pleur !

Notons également en page 7 une intéressante chronique sur la béatification de l'empereur Charles, le dernier Habsbourg dont les appels à la paix ont été obstinément refusés par les gouvernements occidentaux, et qui est mort oublié de tous à Madère, en 1922, à 35 ans.

Enfin, qu'il me soit permis de poser une question aux rédacteurs de la LR, dont je connais toute l'étendue de leur érudition en qui concerne l'histoire de Nancy.

Pendant le "pont" du 11 Novembre dernier, s'est tenu dans la capitale lorraine le congrès national de la fédération des Maisons de Jeunes et de la Culture, marquant par ailleurs le 60ème anniversaire sinon de leur création proprement dite, du moins de l'appel du ministre André Philip en faveur de la "République des Jeunes" qui allait donner naissance au mouvement des MJC. Le point d'orgue de ces rencontres a été un débat mettant aux prises l'un de nos amis avec le secrétaire d'État à l'insertion des jeunes, M. Laurent Hénart, élu de Nancy. Cela s'est passé à la MJC Saint Epvre (prononcer "èvre"), non loin de l'église Saint Epvre, actuellement en rénovation.

Or personne parmi les organisateurs et responsables nancéiens présents n'a pu répondre à la légitime curiosité de notre ami :
- Mais qui donc était Saint Epvre ?
Tout juste l'une des personnalités autorisées s'est-elle laissée aller à délivrer une information dont la pertinence n'échappera pas aux esprits avertis :
- A mon avis, ce doit être un saint catholique.

Allons, amis de la LR, ce que les guides touristiques de la ville n'ont pas sur nous dire, l'un d'entre vous le saura-t-il :
- Mais qui donc était Saint Epvre ?

Charlotte Corday.

L'Est Républicain est souvent et à juste titre surnommé, dans sa zone de diffusion, "l'Est Répugnant", y compris par de nombreux lecteurs non royalistes. C'est là un effet pervers du monopole, car nombre d'autres journaux sont bien pires, tant par l'indigence de leur rédaction que par leur culture du voyeurisme ou leur soumission servile au plus correct des politiquement corrects. Il faut au moins rendre cette justice à l'Est que son courrier des lecteurs est particulièrement ouvert, vivant et agréable à parcourir. Ceci étant, il faut aussi souligner que nombre de nos amis font l'effort de l'alimenter régulièrement, et ceci explique cela.

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