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Au numéro 25 du mois de décembre 2004

Noël ! Noël ! Avec une ferveur que la Fille Aînée de l ‘Eglise ignore, nos sœurs et nos frères de l’Orient meurtri se préparent à célébrer Noël.
La première de couverture annonce le dossier « Chrétiens d’orient » que vous découvrirez …

Benoît Gousseau ne jette pas de l’huile sur les deux feux qui embrasent l’Etat républicain.
Son éditorial cible le malaise mortifère qui s’installe dans notre société.
« La République Française se trouve aujourd’hui devant un problème qu’elle ne sait pas résoudre. Elle ne voit pas clair ou plutôt, elle s’aveugle pour ne pas voir clair ; d’où ces confusions de genres et d’espèces. »
Vous vous doutez bien que le voile islamique flotte dans l’air étouffant de cette République…

Et l’agressive laïcité sur laquelle cette république moribonde s’appuie n’est pas la solution : « Un gouvernement français fort et respectueux de son histoire serait sans doute capable de faire des « musulmans de France », ce qui n’est pas la même chose : il s’agit alors d’avoir des citoyens musulmans qui se sentent français et qui, du coup, respectent la société française telle que l’histoire l’a façonné. L’histoire de France est au vrai si forte, par elle même, qu’elle y parvient déjà. » Une note d’optimisme…
Pour gagner la partie, il nous faut rechercher de quelle fidélité, notre nation est indissociable.
Benoît Gousseau n’éprouve aucune peine pour nous donner la réponse. Mais devant le reniement de la République, reniement qui nourrit tous les ressentiments, l’éditorialiste s’inquiète…

« De la politique ? Des pantalonnades de candidats ? »
Curieuse interrogation. Non pas pour la politique… mais pour les pantalonnades, le point d’exclamation auraient pu être d’emblée la réponse.
Ainsi, Hilaire de Crémiers s’interroge. Il se sent presque prêt pour rédiger le « petit traité » qui tient lieu de doctrine aux ambitions personnelles des partisans des deux camps qui s’affrontent et se ressemblent tant, autour Chirac, Sarkozy, Villepin ou de Hollande, Fabius et Strauss-Kahn.
Mais c’est surtout Fabius qui est visé… Soit . Mais pourquoi l’enfermer ainsi dans une aussi piètre photographie ? Après Fabius, Strauss-kahn est lui aussi dans la ligne de mire. Normal : tous deux sont de grands bourgeois. Soit. Hilaire de Crémiers se livre ensuite – non sans bonne raison- à une série de questions.
Ces « pourquoi » posent le vrai problème. Vous ne le découvrirez pas. Vous le connaissez déjà, c’est : « celui du système ou mieux encore, du régime, celui des partis, qui empêche toute politique française de s’inscrire dans la durée et donc dans l’intelligence de la continuité. N’est-ce pas que tout est dit ? »
La Messe est dite.

Les réformes : un sport politique dans lequel nous excellons !
Aussi, Frédéric Delambre s’interroge-il lui aussi : Hausse ou baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires ?
C’est Renaud Dutreil qui a hérité du Ministère de la Fonction publique. Il reçoit et il consulte.
Le but ? Réduire, et réduire encore.
Nous ne savons pas trop de quoi sera fait demain. Mais ce dont nous sommes sûr, c’est que l’attente crispée des départs en retraite d’un grand nombre d’agents de l’Etat nous éclaire quant au passé : depuis une génération, l a recruté les fonctionnaires à la louche ou à la pelle !

Frédéric Delambre nous le dit fort bien : « Sarkozy vers les cimes ? »
C’est Jean de la Faverie qui s’interroge à son tour.
La question concernant Sarkozy est simple : « sa présidence à l’UMP ressemblera-t-elle à une rampe de lancement ou à une traversée du désert ?
En attendant, sur la photographie, il nous sourit avec Cécilia.

« Iter : ce sera la France »
Croisons les doigts. Sait-on jamais…
Jean de la Faverie nous l’assure. Il faudra peut-être remettre des sous sur la table, beaucoup de sous ! Les Japonais détiennent la réponse. Les Etats-Unis sont derrière…
Pour Jean de la Faverie :
« L’épisode Iter est en tout cas révélateur des tensions qui subsistent de part et d’autre de l’Atlantique, plus particulièrement entre l’Elysée et la Maison Blanche, depuis le conflit irakien. »
Nous n’allons pas faire un procès pour une telle découverte. Mais nous pressentons Jean de la Faverie trop bien au fait de la « guerre » que les Etats-Unis mène au monde entier. Il suffit de lire la presse économique et nombre de revues spécialisées. Les tensions sont en place depuis bien avant la guerre irakienne.
Nous applaudirons tous ensemble à la pose de la première pierre. Et imaginez ce dont nous serions capable, si, un prince de la Maison de France y gâchait, ce jour-là, un peu le béton ?

« Le Prince en ses racines »
Son Altesse Royale, le Prince Jean de France, Duc de Vendôme, a visité l’Oise. Devrions-nous dire le Beauvaisis, le Clermontois ?
Le patrimoine était à l’honneur. La situation de l’économie et de l’emploi a été évoquée avec le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Oise. Le Prince Jean est passionné par la transmission des entreprises…
Les élus locaux avaient laissé leurs passions partisanes au vestiaire, et la presse régionale, sans oublier « le Parisien » ont relaté ce déplacement de deux jours : «… dans une ambiance chargée de bonne humeur et d’intelligence… »
Pensées pour le Prince François Comte de Clermont. Nous connaissons l’affection que le Duc de Vendôme porte à son frère et nous nous y associons respectueusement.

Le dossier « Chrétien d’Orient » arrive à nous. Vous lirez le témoignage de Monseigneur Brizard, directeur général de l’œuvre d’Orient et celui du Prince Jean de France ; La Turquie est toujours dans les esprits…
Les liturgies chrétiennes sont le domaine exploré par Yves Touati. C’est avec lui que vous les découvrirez. : « A la découverte des liturgies chrétiennes d’Orient »
Henri Bonnier a en charge l’Espérance : « L’Islam, autrement »
Il place le « Cœur » au centre du dialogue possible. Impossible alors d’ignorer le soufisme.
Un sincère merci à Henri Bonnier, qui conclue : « L’islam fait désormais partie du paysage spirituel de la France. »
Gilles Varange conclu ce dossier : « les chrétiens d’Orient, aussi, ont des droits… »
Si le constat nous présente un tableau triste, le bon sens peut se révéler :
« Il faudra bien, en effet, que tous ceux qui disposent de quelque parcelle d’autorité ou de responsabilité au sein du monde islamique finissent par s’en persuader : il n’existe qu’un antidote contre cette montée des sentiments anti-musulmans qu’ils entent poindre partout en Europe et dont ils disent s’inquiéter grandement. Et cet antidote n’est autre que l’acceptation du maintien et même du renouveau de communautés chrétiennes importantes, actives et reconnues de l’autre côté de la Méditerranée. Tant il est vrai qu’il n’est de respect que réciproque… »

« Le conflit israélo-palestinien victime de ses mythes »
La mort de Yasser Arafat a permis à tous les faux prophètes de donner de la voix.
Gilles Varange tente de remettre les pendules à l’heure.
Il s’agit d’abord, d’une histoire d’arroseurs arrosés…
Existe-t-il « un peuple palestinien » ?
D’accord ou pas d’accord, Gilles Varange est toujours passionnant à lire, même dans ses raccourcis. Dans ce numéro, il ne ménage pas sa peine…

L’intérêt ne faiblit quand il lance : « Gbagbo jusqu’au bout de sa logique de défi »
Il fallait adopter des choix « clairs et tranchés ». La crise « Ivoirienne » a le mérite de nous valoir des « perles » qu’on aurait eu du mal à imaginer :
« Dans un bel élan d’enthousiasme, Henri Emmanuelli ne comparait-il pas encore ces derniers jours les « jeunes patriotes » ivoiriens aux sans-culottes de la Révolution Française ?
A la réflexion, ce n’est pas si mal vu… » L’humour de Gilles Varange a les vertus du vitriol !
Tout le monde en rêve. Christian Wagner aussi. Il s’agit de la culture de la responsabilité…
C’est : « Peut-on sauver le modèle français » ?
Nous poserons comme postulat qu’en toute chose, l’exemple doit venir d’en haut.
Le problème, c’est que chez nous, il n’y a plus de haut.
Prenons le large avec Benoît Gousseau et « Vendée Globe »
Dans cette aventure, les voiliers sont des montures fougueuses, avec autant de sang que les plus beaux » Arabes » du désert. Le désert, c’est l’Océan. Philippe de Villiers n’a pas raté l’occasion, en tant que président de la SAEM Vendée, de soigner son image. L’encart « au nom de tous les Vendéens », c’était avant « Villiers l’Arménien »…
Qu’importe, les politiciens passent et l’Océan sera toujours là, pour les aventuriers. Les vrais, les grands.

Avec Yves-Henri Allard, vous n’oublierez pas le 3 nivôse de l’an IX : « Le dernier Noël du Siècle des Lumières »
Mon parti pris est total. Je suis un inconditionnel de la rubrique d’Yves-Henri Allard.
J’espère un jour un recueil dans des habits de fête.
Lisez et savourez.
Un « rugbyman » fatigué est élu « L’écrivain du mois » par Benoît Gousseau. C’est Denis Tillinac… Je sais, je devrais dire un joueur de rugby ! Mais j’essaie d’être à la page, la dernière de couverture, avec sa réclame pour le « team spirit » contre le « Star-system ».
Recherche ancêtre et filiation. Ne soyez pas choqué !

Même la pollution peut être belle… C’est, par la perspicacité d’Alexis-Louis Lhardy : « Turner, Whistler, Monet Filiation ou rivalité ? »
Il est vrai, tout cela, et A.L Lhardy ne le cache pas, est bien convenu.
De Paris, vous passerez à Venise où Donatella Micault prend le relais. Normal.
Dans la Cité des Doges, Turner est chez lui…

Damien Top a eu pitié de vous. Il vous offre : « Marc-Antoine Charpentier : l’italien de Paris »
« Maître » Top est aussi attachant avec l’immense Charpentier, qu’avec tous les joyaux bien moins connus qu’il a pu nous faire découvrir. Nous ne vous ferons pas l’injure de vous en dire plus.

Que nous reste-il, bons amis ?
Un chant à nul autre pareil. C’est Jacques Trémolet de Villers qui le fredonne.

Ecoutez le :
« Mes amis que reste-il,
A ce Dauphin si gentil ?
Orléans, Beaugency,
Notre-Dame-de-Cléry,
Vendôme ! Vendôme ! »

Vous avez deviné que nous étions au cœur des « Minutes de Jacques Trémolet de Villers »
Pour ce « journal » dont nous ne nous lassons pas, nous rêvons aussi d’un beau recueil en habits de fête…
Restons ensemble sur ce beau rayon de miel. Vous découvrirez la suite tout seul. Mais attention à l’indigestion…

Portemont

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