mercredi 07 janvier 2009

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Au numéro 851, du 10 janvier au 23 janvier 2005.

Et pan ! Les socialistes ont voulu « surfer » sur la Vague. Ils se font « ramasser » dans la « Cible ». Les réflexes de la « gauche », bien propre sur elle, ne sont plus une surprise. Pas d’angélisme… Nous savons aussi que la « droite » a, dans ce même genre, du talent !
Ce qui est certain, c’est que les Françaises et les Français de tout âge ont du cœur. Et n’allez pas nous dire que c’est pour soigner leur « image ».
Du côté du chef de l’Etat : pas de surprise.

« Les décisions et les propositions du président de la République sont dans la continuité de la Déclaration de New York par laquelle les chefs d’Etat brésilien, chilien et français ont présenté un programme de financement du développement placé sous l’égide des nations unies. »
Au moins un domaine dans lequel Jacques Chirac affirme de la constance…
Le titre fera plaisir à Nike Sarko, défenseur de la discrimination positive :
« La mode raciale » à la télévision.

Le titre est développé par Yves Landevennec : « Une télé en beur et black »
Etant peu adepte du petit écran qui a déserté notre maison depuis de nombreuses années – Comment voudriez-vous que je trouve du temps pour lire la presse royaliste, l’autre presse et tout et tout… -, je me dis et j’espère que le « yellow » ou le citron n’est pas oublié. Sinon, gare aux pétitions ! En fin, je fais entièrement confiance à Landevennec. Donc nous apprenons que la télévision épouse la « charte de la diversité ». Monsieur Bébéar doit être content.

Le colonel Sponz nous en apprend une bien bonne !
Jean-Pierre Colombani, le Grand Timonier du grand quotidien du soir, serait presque au point pour rédiger les discours de Fidel Castro. Le colonel nous dit qu’il égale déjà Khroutchev. C’est l’histoire d’un article fleuve : « Le Monde nous est rendu ! »
Vous connaissez le colonel, la dentelle n’est pas son passe-temps favori.
Jean-Marie Colombani se fait étriller. Je n’ai pas sorti mon mouchoir, même si j’ai failli pleurer de rire !

Sylvie Fernoy, dans sa petite jeunesse, a été ou a rêvé d’être un petit rat. Un petit rat de l’Opéra, s’entend. Elle nous offre un titre qui nous invite à un pas de danse :  « Passeti ? Passeti pas ? »
Après lecture, j’ai eu un zéro pointé ! Il s’agit d’une histoire d’enquête sur « le passage à l’euro ». Et devinez qui est encore dans le coup ? Un confrère ! Le grand quotidien du soir « Le Monde ». Si vous voulez savoir comment nos voisins italiens sont passés à l’euro, prenez langue avec Giulio Tremoni : « dramatique »
Chez nous, pour savoir, c’est bien plus difficile…

« Schröder en liquidateur »
Le grand ménage a commencé en Allemagne. Annette Delranck n’en revient pas : « La défaite du mouvement ouvrier et des salariés allemands est complète : c’est un chancelier socialiste qui a liquidé l’Etat social sous les applaudissements de la patronale "Fédération des industries allemandes" »Soit. Mais ne faudrait-il pas se poser les bonnes questions ?

Yves La Marck nous prévient, le « Aux urnes citoyens ! » ne sera pas l’hirondelle qui annonce le printemps. Nous le savons depuis bien longtemps… Au Proche-Orient, l’avenir est peut-être encore plus sombre. De Bagdad à la bande de Gaza. Les Palestiniens ont voté à ce jour, les Irakiens n’en ont plus que pour quelques jours : « C’est une logique d’affrontement plutôt qu’un processus de détente »

Avec Géraud Poumarède, jeune agrégé d’histoire enseignant à Paris-Sorbonne vous découvrirez un dossier de grande qualité. Les pendules sont remises à l’heure :
« Pour en finir avec la croisade » ou « Mythes et réalités de la lutte contre les Turcs aux XVIe et XVII siècles. »
Ne croyez pas qu’il s’agisse là d’un ouvrage de circonstance.
Vite, cotisons nous pour l’offrir à Monsieur de Villiers !

Géraud Poumarède nous offre les connaissances qui devraient nous ouvrir les yeux. Le « Politique » ne saurait s’appuyer sur les représentations imaginaires du passé. Et les politiciens, si talentueux soient-ils devraient prendre garde.
Les rapports entre la papauté et les Ottomans, tout comme les rapports qui se tissèrent entre la France et ces mêmes Ottomans sont d’une complexité telle que ce livre est indispensable.
Nous y reviendrons.
Essai ou pamphlet ? c’est « La grande méprise »

Jacques Dorémieux a lu le dernier livre de Chantal Delsol. L’auteur rejoint Pierre Hassner et Jürgend Habermas dans la critique de la justice internationale. La véritable égalité ne verrait le jour que par l’instauration d’un gouvernement mondial. Il est vrai que la justice internationale ne met dans les plateaux de sa balance que les vaincus… Les chinois pavanent au Tibet et Milosevic est la « victime » toute désignée. Seul le perdant peut-être condamné…
Mais il est aussi question de guerre juste et de guerre légale et d’une réalité essentielle :
« Chantal Delsol a le grand mérite de rappeler que la décision de recourir à la guerre ne recouvre pas forcément le champ du droit, ni celui de la morale, qui détermine le mal, mais celui de la décision politique qui désigne un adversaire qu’il faut combattre. »
L’intérêt d’une telle réflexion ne vous échappe pas.
Nous y reviendrons.

Trouver le temps d’aller au cinéma avec Gérard Leclerc. Nous devrions toutes et tous aller au cinéma avec Gérard. Il attend la sortie du film « La Chute » Après avoir lu sa chronique « Idées » qui dans ce numéro annonce
« Sur le nihilisme nazi », si vous ne supportez pas les salles obscures, vous passerez, pour le moins, acheter le livre de Joachim Fest : « Les derniers jours de Hitler » et celui d’Hermann Rauschning « Hitler m’a dit »
Gérard, avec la lucidité qui l’habite nous met en garde : « Le caractère insensé d’une entreprise vouée dès le départ au désastre ne nous protège pas d’autres délires. Le nazisme a opéré des transgressions dont le modèle peut obscurément fasciner notre temps. La révolution nihiliste est très loin d’avoir épuisé ses forces destructrices de la raison et de la conscience. »

Sur un ton plus léger, mais qui n’escamote pas la gravité du « sujet », Maria Da Silva nous invite à déguster : « La soupe à la racine ».
Jean-Pierre Pernaud du 13 heures de TF1, est dans le chaudron. Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas de la soupe comme on les aime chez les manants. C’est du « rata » !
Maria Da Silva dénonce l’imagerie « d’Epinal » des « vrais gens ».
Nous la soutenons.

Et patatras ! Je découvre l’éditorial de Bertrand.
Bertrand Renouvin fait alliance avec le talentueux Eric Zemmour que vous connaissez tous.
Le « Non » au referendum aurait déjà un pied dans la tombe. Et n’ayons pas peur de lire l’éditorial ! Il y a tant de vérités.
« … toute l’oligarchie politique fera campagne pour le Oui, de même que les milieux économiques et financiers appuyés par les principaux médias qu’ils contrôlent. »
« Face à ce formidable dispositif, qui rappelle celui qui avait été mobilisé pour le « passage à l’euro », ce sont des groupes dispersés qui mèneront avec des mots d’ordre divers et souvent contradictoires la bataille pour le Non. »
« Les nationalistes autoritaires se divisent entre fidèles de Jean-Marie Le Pen, viscéralement hostiles à l’establishment. Et Philippe de Villiers qui conserve ses entrées dans les réunions de la majorité présidentielle. Ces « souverainistes » détestent l’extrême gauche trotskyste qui le leur rend bien, le chevènementisme n’est plus qu’un souvenir, l’audience des communistes est faible et les gaullistes authentiques sont marginalisés… »
Pourrait-on faire tableau plus noir ? Et plus réaliste ?

Mais le désespoir en politique, vous savez ce qu’il en est…
Le petit espace de ciel bleu est dessiné par Eric Zemmour, et Bertrand le reprend avec lucidité : « …un facteur d’incertitude : la réaction des classes populaires à l’unanimisme des élites »
Et la suite est d’aussi belle veine !

Sans tarder je demande la permission à Bertrand Renouvin la permission de pouvoir diffuser son éditorial. Et sans attendre sa réponse, je lui dis un grand merci de l’avoir écrit.

Tous les sincères partisan du « Non » devraient déjà être entrain de courir au 17, rue des Petits-Champs, Paris 75001, afin d’acheter ce numéro.

Portemont, le mardi 18 janvier,
en ce jour de la Sainte-Prisque, a.d. 2005.

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