Royaliste
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chèque à Royaliste,
17, rue des Petits - Champs, 75001 Paris.
Tél : 01 42 97 42 57 |
Au numéro 851,
du 10 janvier au 23 janvier 2005.
Et pan ! Les socialistes ont voulu «
surfer » sur la Vague. Ils se font « ramasser »
dans la « Cible ». Les réflexes de la « gauche
», bien propre sur elle, ne sont plus une surprise. Pas d’angélisme…
Nous savons aussi que la « droite » a, dans ce même
genre, du talent !
Ce qui est certain, c’est que les Françaises et les Français
de tout âge ont du cœur. Et n’allez pas nous dire que
c’est pour soigner leur « image ».
Du côté du chef de l’Etat : pas de surprise.
«
Les décisions et les propositions du président de la République
sont dans la continuité de la Déclaration de New York par
laquelle les chefs d’Etat brésilien, chilien et français
ont présenté un programme de financement du développement
placé sous l’égide des nations unies. »
Au moins un domaine dans lequel Jacques Chirac affirme de la constance…
Le titre fera plaisir à Nike Sarko, défenseur de la discrimination
positive :
« La mode raciale » à la télévision.
Le titre est développé
par Yves Landevennec : « Une télé en beur
et black »
Etant peu adepte du petit écran qui a déserté notre
maison depuis de nombreuses années – Comment voudriez-vous
que je trouve du temps pour lire la presse royaliste, l’autre presse
et tout et tout… -, je me dis et j’espère que le «
yellow » ou le citron n’est pas oublié. Sinon, gare
aux pétitions ! En fin, je fais entièrement confiance à
Landevennec. Donc nous apprenons que la télévision épouse
la « charte de la diversité ». Monsieur Bébéar
doit être content.
Le colonel Sponz nous en apprend une
bien bonne !
Jean-Pierre Colombani, le Grand Timonier du grand quotidien du soir, serait
presque au point pour rédiger les discours de Fidel Castro. Le
colonel nous dit qu’il égale déjà Khroutchev.
C’est l’histoire d’un article fleuve : «
Le Monde nous est rendu ! »
Vous connaissez le colonel, la dentelle n’est pas son passe-temps
favori.
Jean-Marie Colombani se fait étriller. Je n’ai pas sorti
mon mouchoir, même si j’ai failli pleurer de rire !
Sylvie Fernoy, dans sa petite jeunesse,
a été ou a rêvé d’être un petit
rat. Un petit rat de l’Opéra, s’entend. Elle nous offre
un titre qui nous invite à un pas de danse : «
Passeti ? Passeti pas ? »
Après lecture, j’ai eu un zéro pointé ! Il
s’agit d’une histoire d’enquête sur « le
passage à l’euro ». Et devinez qui est encore dans
le coup ? Un confrère ! Le grand quotidien du soir « Le Monde
». Si vous voulez savoir comment nos voisins italiens sont passés
à l’euro, prenez langue avec Giulio Tremoni : « dramatique
»
Chez nous, pour savoir, c’est bien plus difficile…
« Schröder en liquidateur
»
Le grand ménage a commencé en Allemagne. Annette Delranck
n’en revient pas : « La défaite
du mouvement ouvrier et des salariés allemands est complète
: c’est un chancelier socialiste qui a liquidé l’Etat
social sous les applaudissements de la patronale "Fédération
des industries allemandes" »Soit. Mais ne faudrait-il
pas se poser les bonnes questions ?
Yves La Marck nous prévient,
le « Aux urnes citoyens ! » ne sera pas l’hirondelle
qui annonce le printemps. Nous le savons depuis bien longtemps…
Au Proche-Orient, l’avenir est peut-être encore plus sombre.
De Bagdad à la bande de Gaza. Les Palestiniens ont voté
à ce jour, les Irakiens n’en ont plus que pour quelques jours
: « C’est une logique d’affrontement
plutôt qu’un processus de détente »
Avec Géraud Poumarède,
jeune agrégé d’histoire enseignant à Paris-Sorbonne
vous découvrirez un dossier de grande qualité. Les pendules
sont remises à l’heure :
« Pour en finir avec la croisade » ou
« Mythes et réalités de la lutte contre les Turcs
aux XVIe et XVII siècles. »
Ne croyez pas qu’il s’agisse là d’un ouvrage
de circonstance.
Vite, cotisons nous pour l’offrir à Monsieur de Villiers
!
Géraud Poumarède nous
offre les connaissances qui devraient nous ouvrir les yeux. Le «
Politique » ne saurait s’appuyer sur les représentations
imaginaires du passé. Et les politiciens, si talentueux soient-ils
devraient prendre garde.
Les rapports entre la papauté et les Ottomans, tout comme les rapports
qui se tissèrent entre la France et ces mêmes Ottomans sont
d’une complexité telle que ce livre est indispensable.
Nous y reviendrons.
Essai ou pamphlet ? c’est « La grande méprise
»
Jacques Dorémieux a lu le dernier
livre de Chantal Delsol. L’auteur rejoint Pierre Hassner et Jürgend
Habermas dans la critique de la justice internationale. La véritable
égalité ne verrait le jour que par l’instauration
d’un gouvernement mondial. Il est vrai que la justice internationale
ne met dans les plateaux de sa balance que les vaincus… Les chinois
pavanent au Tibet et Milosevic est la « victime » toute désignée.
Seul le perdant peut-être condamné…
Mais il est aussi question de guerre juste et de guerre légale
et d’une réalité essentielle :
« Chantal Delsol a le grand mérite
de rappeler que la décision de recourir à la guerre ne recouvre
pas forcément le champ du droit, ni celui de la morale, qui détermine
le mal, mais celui de la décision politique qui désigne
un adversaire qu’il faut combattre. »
L’intérêt d’une telle réflexion ne vous
échappe pas.
Nous y reviendrons.
Trouver le temps d’aller au cinéma
avec Gérard Leclerc. Nous devrions toutes et tous aller au cinéma
avec Gérard. Il attend la sortie du film « La Chute »
Après avoir lu sa chronique « Idées » qui dans
ce numéro annonce
« Sur le nihilisme nazi », si vous ne supportez
pas les salles obscures, vous passerez, pour le moins, acheter le livre
de Joachim Fest : « Les derniers jours de Hitler » et celui
d’Hermann Rauschning « Hitler m’a dit »
Gérard, avec la lucidité qui l’habite nous met en
garde : « Le caractère insensé
d’une entreprise vouée dès le départ au désastre
ne nous protège pas d’autres délires. Le nazisme a
opéré des transgressions dont le modèle peut obscurément
fasciner notre temps. La révolution nihiliste est très loin
d’avoir épuisé ses forces destructrices de la raison
et de la conscience. »
Sur un ton plus léger, mais qui
n’escamote pas la gravité du « sujet », Maria
Da Silva nous invite à déguster : « La soupe
à la racine ».
Jean-Pierre Pernaud du 13 heures de TF1, est dans le chaudron. Autant
vous le dire tout de suite, ce n’est pas de la soupe comme on les
aime chez les manants. C’est du « rata » !
Maria Da Silva dénonce l’imagerie « d’Epinal
» des « vrais gens ».
Nous la soutenons.
Et patatras ! Je découvre l’éditorial
de Bertrand.
Bertrand Renouvin fait alliance avec le talentueux Eric Zemmour que vous
connaissez tous.
Le « Non » au referendum aurait déjà un pied
dans la tombe. Et n’ayons pas peur de lire l’éditorial
! Il y a tant de vérités.
« … toute l’oligarchie politique
fera campagne pour le Oui, de même que les milieux économiques
et financiers appuyés par les principaux médias qu’ils
contrôlent. »
« Face à ce formidable dispositif,
qui rappelle celui qui avait été mobilisé pour le
« passage à l’euro », ce sont des groupes dispersés
qui mèneront avec des mots d’ordre divers et souvent contradictoires
la bataille pour le Non. »
« Les nationalistes autoritaires se
divisent entre fidèles de Jean-Marie Le Pen, viscéralement
hostiles à l’establishment. Et Philippe de Villiers qui conserve
ses entrées dans les réunions de la majorité présidentielle.
Ces « souverainistes » détestent l’extrême
gauche trotskyste qui le leur rend bien, le chevènementisme n’est
plus qu’un souvenir, l’audience des communistes est faible
et les gaullistes authentiques sont marginalisés… »
Pourrait-on faire tableau plus noir ? Et plus réaliste ?
Mais le désespoir en politique,
vous savez ce qu’il en est…
Le petit espace de ciel bleu est dessiné par Eric Zemmour, et Bertrand
le reprend avec lucidité : «
…un facteur d’incertitude : la réaction des classes
populaires à l’unanimisme des élites »
Et la suite est d’aussi belle veine !
Sans tarder je demande la permission
à Bertrand Renouvin la permission de pouvoir diffuser son éditorial.
Et sans attendre sa réponse, je lui dis un grand merci de l’avoir
écrit.
Tous les sincères partisan du
« Non » devraient déjà être entrain de
courir au 17, rue des Petits-Champs, Paris 75001, afin d’acheter
ce numéro.
Portemont, le mardi 18 janvier,
en ce jour de la Sainte-Prisque, a.d. 2005.
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