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La Nouvelle Revue Universelle

 

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Règlement chèque à l'ordre de La nouvelle Revue Universelle.
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La nouvelle Revue universelle
Numéro 1 –Juillet août septembre 2005 –

Le menu est annoncé en couverture.
Dans les premières pages, Gilles Varange nous rappelle la grande figure d’ « Etienne Malnoux », nom de plume de François Natter. Nous ne lirons pas dans ce numéro la contribution qu’il s’apprêtait à offrir: « Pourquoi les Français ont eu raison de dire non ». Mais en une courte phrase tout l’homme se dévoilait : « inacceptable pour un Français, cette Constitution ne l’était pas moins pour un chrétien. »
Entrons plus avant dans la revue…

En page 13, Hilaire de Crémiers se livre à un exercice dans lequel il excelle : Il dresse le portrait de Dominique de Villepin « Dominique de Villepin et la tentation du principat »

Les lecteurs de « Politique magazine » avaient déjà pu s’en réjouir. Ils ne seront pas déçus par des traits tels que : « Il ne connaît pas la France historique. Il est étrangement indifférent à la France des Capétiens. Cet homme qui a fait sa carrière dans la diplomatie et qui affiche des allures aristocratiques, ne croit qu’à la France de la Révolution qu’il idéalise dans un système intellectuel à la fois pacifique et guerrier, charmeur et implacable, d’apparence mirifique, mais dont les concepts sont concrètement d’une pauvreté déconcertante. »
Hilaire de Crémiers va au-delà du simple portrait. Il analyse le champ de manœuvre et le cadre constitutionnel auxquels est, et sera confronté le flamboyant Premier ministre.
Ordonnances en poche, le ministre cèdera-t-il à la « tentation du principat » ?
« Il commence là où les autres finissent. Alors, si la manœuvre doit aller crescendo, quelles armes utilisera-t-il demain ? »
Le directeur de la revue qui n’est pas joueur – on ne joue pas avec la France - ne mise pas sur la crinière du caracolant ministre. Et face à l’urgence, les mains liées par l’Europe, quelle solution pourrions-nous appeler ?
« Eh bien, rien n’empêche de penser que, conformément à notre histoire, l’heure pourrait venir où ce principat nécessaire pourrait être assumé non pas par un aventurier de la politique si génial soit-il, mais par un prince, porteur naturel d’une légitimité historique et nationale qui serait revigorée par un service effectif et salvifique. La politique retrouverait son sens. »

En page 27, nous retrouvons la plume de Christian Wagner : « De la folie financière au déclin industriel français ». Globalisation et financiarisation de l’économie seraient-elles les deux mamelles de l’économie nouvelle. C’est aussi la course du « toujours plus » au profit des actionnaires qu’il faut tenter de fidéliser. Globalisation rime aussi avec déréglementation. Tout va très bien du côté des Iles Vierges… paradis financier offshore.
Et si le « modèle français » bat rudement de l’aile, Christian Wagner rectifie justement le tableau sombre que l’on fait de notre pays. La France a de bonnes cartes dans les mains pour lutter contre les pays émergents. Mais tout est « concentré » autour de grands groupes et sous le regard de l’Etat. Et les Petites et Moyennes Entreprises, ne mériteraient-elles pas une plus grande attention ?

Et si Hayek nous était conté… Le conteur, c’est Yvan Blot qui s’interroge : « Une école libérale anti-démocrate ? » Ce n’est pas tant le Prix Nobel d’économie qui intéresse Yvan Blot que Hayek « philosophe » Et quelques phrases de Friedrich von Hayek nous mettent sur la piste : « l’homme a été rendu bon et civilisé ni par ses instincts, ni par la raison mais par la tradition » En fait, Hayek se pose en Burke du XXe siècle et il a fait école… Yvan Blot nous invite à découvrir Murray Rothbard et surtout Hans Hermann Hoppe « qui estime ouvertement que la monarchie, « privatisation du pouvoir politique », est supérieure à la démocratie « collectivisation du pouvoir politique ». En effet, la gestion du propriétaire privé est généralement meilleure et plus orientée vers l’intérêt à long terme que la gestion d’un gérant élu par la collectivité. » Réflexion vers une monarchie pondérée…

Gilles Varange prend la suite avec « La revanche des nations ». Six pages essentielles que ne renieraient ni Bainville, ni Maurras. Et de vous dépêcher de lire ou relire « Kiel et Tanger ».
Gilles Varange brosse les décennies écoulées et nous ouvre les yeux sur l’état du monde. Il jette aux orties les fausses références et sème d’un geste auguste les perspectives de demain.
Il faut réinventer la diplomatie française. Vite. A lire de toute urgence…

Jacques Saint-Pierre qui occupe l’espace de la page 61 à la page 68 nous fait traverser l’Atlantique « Une aspiration insatisfaite à la souveraineté : le souverainisme québécois et ses échecs » Voyage chez nos irréductibles cousins de la « Belle Province ».
Pas de nostalgie, des leçons peuvent être tirées : « Cette histoire pleine d’enseignements est complexe… Elle nous montre comment un peuple peut survivre et sauvegarder son indépendance, mais elle nous prouve aussi que le simple réflexe identitaire n’est pas suffisant pour que s’accomplisse le destin d’une nation. »
Un bon résumé de l’histoire et des espoirs des Québécois. L’avenir est ouvert, mais ce qui faisait une des forces du Québec, la natalité, est en berne. Jacques Saint-Pierre garde espoir…

L’Espoir est présent dans l’article de Xavier Walter de la page 71 à 78 : « De Joseph Ratzinger à Benoît XVI ». Nous ne sommes pas en manque de bons écrits ou de justes réflexions sur le « poids » de Benedictus… Dans ce domaine, abondance de biens ne nuit pas… mais retenons : « La vérité ne peut vaincre qu’avec la bonté ».

Yvan Blot reprend du service « Les « fondements spirituels » de l’Europe » selon Benoît XVI. Retrouver « Le meilleur de l’Héritage »
Tout est contenu dans « Mais l’Occident qui se dit ouvert aux autres, se hait lui-même de façon pathologique et ne retient de son histoire que la cruauté et la destruction en voulant ignorer sa grandeur et sa noblesse morale ». La France est à la pointe de cette attitude…
Métaphysique d’abord ?

Deux voix et croisement de plumes ! « Le monde selon Vladimir Volkoff »
Sans écouter aux portes découvrez une conversation entre Vladimir Volkoff et Florence de Baudus.
Notre bretteur des Lettres avoue à demi un « pessimisme guerrier ». Il se fait Chevalier du Beau et ne se dérobe pas devant la Dame du Bien ; Vladimir Volkoff est Vladimir Volkoff, et Florence de Baudus est un champagne à fines bulles. Un régal !

Les dernières pages de la revue sont réservées à « Un bloc note des lettres et des Arts » de Benoît Gousseau, rédacteur en chef de « Politique magazine », à Michel Rivière qui nous livre « D’une revue à l’autre » qui cite discrètement et entre parenthèses « à part la prometteuse Contrelittérature », ce qui nous réjouit pour nos amis. Pour vous donner des idées de lecture, quelques pages de « recensions », et surtout, pour les jeunes lectrices qui seraient rebutées par l’économie, ne pas manquer de lire « Ephémérides royaux » ; Elles y puiseront des informations indispensables : « Si l’on en croit le magazine Forbes, le plus jeune milliardaire du monde serait le jeune prince allemand de 21 ans Albert von Thurn und Taxis qui pèserait 2 milliards de dollars ». De quoi se réconcilier avec les chiffres et qui sait avoir des idées ?

Un numéro 1 prometteur.

A suivre...

Portemont, le 11 septembre 2005

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