Lettre ouverte de Madame la Comtesse de
Paris Duchesse de France
Attentive à la situation dans
les hôpitaux, dont la France semble prendre conscience à
la suite du drame qui a frappé l’hôpital psychiatrique
de Pau, Madame la Comtesse de Paris Duchesse de France nous honore de
l’intégralité de la lettre ouverte adressée
à Monsieur Philippe Douste-Blazy, Ministre de la Santé,
par laquelle Elle témoigne :

Paris, le 20 décembre 2004,
Lettre ouverte à Monsieur Philippe
Douste-Blazy, Ministre de la Santé,
Monsieur le Ministre,
En février 1993, une personne
qui m’est proche était opérée – intervention
lourde – dans un hôpital public de premier plan à Paris.
Sous double perfusion et la gorge
ouverte suite à son opération, cette amie, aux environs
de deux heures du matin, a vu arriver un homme manifestement très
aviné, au comportement agressif et parfaitement inconnu d’elle.
C’était au deuxième étage de l’hôpital.
Cette amie totalement sans défense, puisque immobilisée,
a dû sa survie à la présence (miraculeuse !) d’une
des deux seules infirmières de nuit à ses côtés
à ce moment.
Comment se fait-il que partout en
France, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, une ou plusieurs
personnes puissent ainsi pénétrer, sans aucun contrôle,
dans des établissements censés protéger les malades
qui leur sont confiés ?
A quelque temps de là, les
informations télévisées signalaient qu’en province
un groupe de jeunes avait décidé de poursuivre une «
nuit festive » au service d’urgence de l’hôpital
local ! Personne n’était en mesure de s’y opposer…
Quelles que soient les carences budgétaires
et le personnel soignant insuffisant, n’apparaîtrait-il pas
normal de contrôler et même d’interdire l’entrée
de l’hôpital à partir d’une certaine heure, à
de parfaits inconnus, par définition indésirables et parfois
potentiellement dangereux.
A ma connaissance aucune directive
ne prévoit de solution à cette situation de fait et personne
n’ose évoquer ce dysfonctionnement.

Micaela, Comtesse de Paris
Duchesse de France
Présidente des Œuvres humanitaires
De l’Institut de la Maison Royale de France.
Lettre partiellement reprise dans le Figaro du 5 janvier 2004 (courrier
des lecteurs).
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|