|
Bon sang ne saurait mentir !
Fidèle à la tradition
qui est celle de sa Maison, la Maison de France, Son Altesse Royale le
Prince Charles-Philippe d’Orléans s’est prononcé
le 16 septembre 2004 sur la Constitution européenne qui devrait
faire l’objet d’un référendum en 2005.
Toutes les Françaises et les Français devraient se réjouir
: Les Princes de la Maison de France ont toujours le souci de la France…
Certains de nos Princes se doivent au silence, leur souci de la France
n’est pas moindre.
Toutes les Manantes et les Manants se réjouissent de la prise de
parole de S.A.R le Prince Charles-Philippe d’Orléans, qui
nous rappelle, comme son grand-père, feu Monseigneur le Comte de
Paris nous y invitait : « Ne renoncez
pas à la France ! »
Portemont, le 24 septembre,
en ce jour des Quatre-Temps, a.d. 2004.
Déclaration
de S.A.R. le Prince Charles-Philippe d’Orléans,
A l'automne 2005, les Français
seront appelés par référendum à ratifier un
projet de "constitution européenne" approuvé à
Bruxelles par les représentants des 25 pays membres de l'Union
Européenne, le 18 Juin dernier.
Après avoir renoncé à sa politique agricole, au contrôle
de ses frontières, à sa monnaie, à la supériorité
de ses lois sur les règlements européens, la France est
invitée à abdiquer sa souveraineté au profit d'un
super-Etat européen. Notre pays devrait tourner le dos à
dix siècles d'Histoire pour devenir un land d'un nouvel Empire.
Il devrait renoncer à une diplomatie indépendante et perdrait
bientôt son siège au Conseil de Sécurité. En
tous domaines, il devrait se soumettre aux volontés majoritaires
de ses partenaires car il ne disposerait plus de son droit de veto.
En tant que membre de la Famille Royale qui, avec le concours du peuples
français, a construit la France et assuré sa défense
et sa pérennité, je n'accepte pas le renoncement national
auquel on nous convie.
A titre personnel, et sans vouloir engager le Chef de la Maison de France,
mon oncle Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France, je dénonce
la menace d'une disparition de la France à laquelle conduit le
texte qui va être soumis aux électeurs. La sauvegarde de
nos libertés est en jeu.
l'Europe actuelle fait fausse route car elle prétend se bâtir
sur une idéologie a priori en niant la réalité des
Nations. Elle conduit soit à l'impuissance, soit à de graves
conflits entre les peuples.
Une autre Europe est possible ; elle serait fondée sur la coopération
entre les États, suivant des formules souples et en fonction des
intérêts communs. C'est la seule Europe réaliste.
Le 21 Avril 1998, Monseigneur le Comte de Paris, mon grand-père,
lançait dans le Figaro un avertissement solennel aux Français
: "Ne renoncez pas à la
France". Il déclarait notamment
: "Demandez une Europe des Nations,
c'est à dire un ensemble où chaque Nation conserve l'intégralité
de sa souveraineté, et ne consente que des délégations
de compétences continuellement contrôlables et toujours réversibles".
Il me paraît plus que jamais urgent de faire passer ce message aux
Français et de les alerter sur les menaces qui pèsent sur
leur avenir et celui de leurs enfants. La situation actuelle exige un
sursaut national.
Le 16 Septembre 2004.
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|

|