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« Aux européennes, je voulais représenter la France »

Le Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris nous avait exprimé son attachement à la Provence et tout particulièrement à la ville de Marseille, dans un entretien dans le quotidien « La Provence », alors qu’Il séjournait dans la capitale phocéenne.
Esprit libre, Monseigneur nous avait livré des pensées plus gastronomiques que politique.
Il récidive dans l’édition du dimanche 9 mai 2004. Point de recette qui pourrait vous faire frémir les papilles.
Dans cet entretien, Monseigneur laisse exprimer sa passion pour les Français et la réflexion politique est chez le Chef de la Maison royale de France, comme une seconde nature.
Le drame qui a frappé l’Espagne, il y a peu, permet à Monseigneur de faire valoir la puissance de l’incarnation de la souveraineté et de l’identité des peuples qui se sont manifestées autour de la Famille royale d’Espagne.
L’élan des peuples espagnols pouvait être d’autant plus grand qu’aucune pensée ou attitude électoraliste ne pouvait être reprochée à la Famille royale. Le souverain est à l’abri de tels travers.
Monseigneur constate et s’interroge :
« Cette incarnation du pouvoir à travers le roi reste très profondément ancrée, même en France. Il y a toujours eu une certaine nostalgie pour la famille royale de France. La royauté attire. Pourquoi tant de faste et de reconnaissance lorsque la reine d’Angleterre est venue en France ? »
Nous pourrions suggérer mille réponses… Mais en ces temps de foire électorale, il est compréhensible que nous soyons plus enclin à reconnaître Celui ou Celle qui incarne dans la permanence un pays, sous une forme qui n’est pas virtuelle.
Le chef de la Maison royale de France fait preuve de beaucoup d’indulgence à l’égard de « l’homme politique ».
Il nous confie :
« Ce n’est pas le système qui est rejeté, c’est l’homme politique à qui les Français disent : nous sommes là, écoutez-nous. »
Il y a pourtant un lien non réformable entre le système politique actuel et les hommes politiques. Ils ne peuvent être à l’écoute des Français, principalement, que pour des motifs électoraux… Les Français le pressentent chaque jour un peu plus.
Dominique Arnoult, du journal La Provence, à l’approche du 13 juin, ne pouvait éviter d’évoquer l’intention qu’avait eu Monseigneur de se présenter aux élections européennes.
La réponse du Comte de Paris est claire et sans ambiguïté :
« Depuis, le mode électoral a changé. Je ne peux pas me présenter au titre d’une seule région car je représente la France entière. C’est pourquoi j’ai renoncé. »
Monseigneur reste toujours confiant. Il ne faut jamais préjuger de l’avenir. L’héritier des « quarante rois qui ont fait la France » ne saurait parler autrement…
Homme de mesures, le Comte de Paris exprime son regard sur l’Europe :
« J’ai une conception très gaullienne. Je pense que les patries, les nations, doivent garder une certaine souveraineté et qu’il faut rappeler aussi nos racines chrétiennes dans la constitution. Il ne faut pas renier notre histoire. »
La Turquie, véritable cheval de bataille de ces élections, ne peut entrer à part entière dans l’Europe selon Monseigneur. Fidèle à la tradition capétienne, le Chef de la Maison royale de France privilégie les alliances. Il aurait pu nous rappeler que la France n’était pas à Lépante…
Mais le jeu de telles alliances et la capacité de les renverser quand cela est nécessaire pour le bien de notre pays, impose une souveraineté pleine et entière…
La Maison royale de France a toujours fait valoir son souci du bien commun et Monseigneur de le rappeler :
« Je crois que nous sommes pour une justice vis-à-vis des hommes et cela passe sur le plan social par une certaine répartition des bienfaits de la société. Mais avant de les répartir, il faut les créer… »
Le plus beau symbole tenu par les rois de France a toujours été la Main de Justice…
Sans être candidat, le Chef de la Maison royale de France représente toujours la France, bien que cette réalité dépasse l’entendement de beaucoup de Françaises et de Français.
A nous d’en faire découvrir toutes les richesses et toutes les espérances !

Portemont, le jeudi 13 mai,
en ce jour de la Saint-Robert Bellarmin, a.d. 2004.

Pour obtenir l’intégralité de l’entretien donné au quotidien « Le Provence » :
Faire la demande par courriel à : fedroyprov@club-internet.fr

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