samedi 22 novembre 2008

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Un salubre rappel !

Loin de tous calculs, Monseigneur Henri comte de Paris, nous rappelle des vérités simples qui font cruellement défaut en ces temps difficiles.
Dans les colonnes du Figaro du 22 mars 2004, le Chef de la Maison de France, avec tout le recul qui le caractérise, rend à « César » ce qui revient à «César»…
Nous avons oublié que notre « laïcité » avait pris naissance à la suite du conflit entre le roi Philippe Le Bel et le Pape Boniface VIII qui revendiquait en 1302, la souveraineté mondiale dans sa bulle « Unam sanctam »…Il est bon parfois de nous rafraîchir la mémoire…
Dans cet article, Monseigneur reprend la phrase de Malraux : « Le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas »
Si le Chef de la Maison de France nous invite à nous « immerger dans ce devenir », Il nous met aussi en garde : « Mais de grâce ne confondons pas les symboles et ne mélangeons pas la notion de religion avec celle du spirituel »
« Pour nous déculpabiliser de nos ignorances face aux diverses religions qui ne sont pas d’ailleurs enseignées dans nos lycées et collèges, ni peut-être même au séminaire, le monde politique pactise tantôt avec des sectes, tantôt avec des intégristes de tout bord un peu comme un homme ivre ne sachant à quel réverbère se raccrocher croyant trouver ainsi une sorte de lumière politiquement apaisante »
.
Précisons que tous les séminaires ne sont pas à la même enseigne…Et qu’un réel effort est fait au sein de l’Eglise catholique pour pallier les ignorances auxquelles Monseigneur se réfère. Le constat quant à l’attitude du monde politique est malheureusement des plus limpides…
En recadrant quelques vérités simples du Coran, le Chef de la Maison de France ne pourra pas être « taxé d’anti-islamisme primaire ». Monseigneur a toujours été respectueux et ouvert à la spiritualité de certains courants de la pensée musulmane, et cela se sait en terre d’islam.
Notre monde est partagé en deux :
D’un côté les pays d’islam « dar al islam » de l’autre les pays de guerre « dar al harb » appelés également « dar al kurf » pays de « mécréance »
Monseigneur constate que nous sommes faiblement « armé » face à cette opposition :
« Et notre Eglise manque dramatiquement à ses devoirs et dévie de ses axes originels. Elle fait du social au lieu de nous expliquer comment sauver notre âme. Elle ne nous enseigne plus la justice divine ou la paix des cœurs. Elle ne nous indique pas les arguments humains ou théologiques à opposer à l’islam. En nous rappelant, par exemple, le rôle essentiel de la Femme dans la construction de notre spiritualité… »
Et Monseigneur de conclure :
« Et lorsque la France aura compris que toute reconstruction ne peut aboutir que si l’on emploie le ciment des valeurs sacrées – je parle de nos racines spirituelles – alors peut-être nous sera-t-il possible d’intégrer les diverses composantes des peuples de France dans une acceptation volontaire de nos lois, mais aussi de nos acquis historiques, ce que nous appelons notre civilisation chrétienne qui sait fédérer la différence comme la dignité d’autrui, mais qui ne peut accepter l’apostasie »
Tout est dit. Lequel des politiciens qui nous gouvernent ou qui rêvent de nous gouverner peut nous parler ainsi ? Aucun…
Le Chef de la Maison de France, Lui, peut le faire !

Portemont, le jeudi 25 mars 2004,
en ce jour de la fête de l’Annonciation.

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