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Le chef de la Maison Royale de France se prononce...

Alors que des propos faisaient rage autour de l'identité française, nous attendions une parole forte, celle de celui qui est par sa naissance "gardien de l'identité et de la mémoire de notre pays". Le silence a régné.
Le 25 avril 2007, Monseigneur le comte de Paris, s'adressait aux Françaises et aux Français...

Les Français sont appelés à participer "massivement le 6 mai 2007 au choix de celui qui devra exercer le pouvoir exécutif..."

Comme le dit si bien Monseigneur, notre choix est souverain...

Portemont, le 27 avril 2007

Déclaration de Monseigneur le comte de Paris

Françaises et Français,

Porté par mon destin, au-delà des partis et des idéologies, j'ai été averti et formé aux réalités politiques françaises, européennes et, de nos jours, aux défis mondialistes.

Chef de la Maison Royale de France, passionnément attaché au bonheur des Français et au salut de la France, je m'adresse à vous tous et à chacun d'entre vous en particulier, en ces temps qui engagent le présent et l'avenir de la France.

Héritier de ceux qui ont forgé notre pays dans la permanence du principe que j'incarne, j'en revendique les droits et les devoirs qui m'incombent. J'en assume toutes les responsabilités. Nul ne l'ignore, la France doit affronter aujourd'hui une situation des plus grave.

Ce sont les raisons pour lesquelles, gardien de l'identité et de la mémoire de notre pays, je me dois de vous parler des engagements que tous nous devons prendre maintenant, les yeux bien ouverts. Dans un élan de sérénité retrouvé et d'une dynamique d'action positive, une France rassemblée ce dernier dimanche a su retrouver le chemin de l'honneur de chacun dans la plénitude de son exercice souverain.

Je souhaite qu'à nouveau les Français participent massivement le 6 mai 2007 au choix de celui qui devra exercer le pouvoir exécutif et sur qui reposera l'avenir du pays. Libre de toute influence partisane, il sera responsable devant la Nation toute entière. Les Français choisiront et désigneront ce jour-là celui qui incarnera par ses hautes fonctions leur destin.

Le rétablissement d'une éthique et l'anéantissement d'une corruption à grande échelle, du goût de l'effort et celui du travail, de la justice et de la fraternité ainsi que de l'éducation dans la préservation de notre identité géographique, linguistique, écologique et nationale doivent devenir les axes majeurs de cette politique de clarté.

Dans l'absolue nécessité de rassembler les Françaises et les Français, un homme semble vouloir donner au pays la possibilité de se redresser, de croire de nouveau en son avenir et en son destin.

Cette volonté d'espoir, cette volonté d'une France plus forte, plus juste et donc plus libre, au service d'une puissance retrouvée en Europe et pour une Europe confédérée, une France qui pourrait encore croire au caractère universel de sa mission, cette volonté existe.

De part la légitimité qui est la mienne, je vous l'affirme, la France a un nouveau rêve. Ce rêve est une ardente et exigeante obligation.

Cette France que j'aime tant et qui intéresse semble-t-il si peu une certaine élite, cette France, notre pays qui a tant souffert, tant donné, qui s'est partout et toujours relevée, a besoin d'être écoutée, entrainée et gouvernée. La France a besoin d'être rassemblée au service de ce nouveau rêve français.

Mes amis, je vous invite à réfléchir au choix qui s'offre à nous demain, il s'agit d'une grande ambition, celle de redresser notre Patrie.

Dans l'attente de votre choix souverain, je vous redis chères Françaises et chers Français mon bonheur et ma joie de voir notre pays se passionner à nouveau pour son destin et pour que vive la France.

Paris ce 25 avril 2007.

SIGNATURE

 

Nous rappelons l'allocution de Monseigneur le comte de Paris à quelques jours du référendum du 29 mai 2005.

19 mai 2005
Allocution de Monseigneur le Comte de Paris aux Baux de Provence

Monsieur le Maire,
Mes Amis,

Merci de nous accueillir, mon épouse, la Comtesse de Paris et moi-même.
Les Baux-de-Provence, lieu chargé d’histoire, me touche au plus profond de l’âme et de l’esprit chaque fois que j’en foule la terre.

La magie opère à nouveau aujourd’hui, elle me permettra, peut-être, de vous apporter des paroles d’espoir.

La France et les Français vivent actuellement la mort programmée de notre Patrie et l’effacement de notre identité. Certains, dont je suis, osent clamer le danger de la disparition qui guette la France, car il semble exister une volonté d’éradiquer nos racines et de mettre fin à notre histoire, à l’image de ce que firent les américains en Irak, détruisant et volant les merveilleux vestiges de la civilisation plus que millénaire de Mésopotamie.

Ont-ils voulu ainsi en effacer jusqu’au souvenir ? Est-ce cet exemple que nos dirigeants, à cours de ressource veulent imiter ?

Avec la panacée « Europe », poudre anesthésiante de notre entendement, on nous a promis la Paix. Tout au contraire la guerre stupide et meurtrière du Kosovo surgit un jour sur notre flanc. Certes on nous a expliqué, certains médias complices à l’appui, qu’il s’agissait simplement d’une opération de gendarmerie et que les morts n’en étaient pas puisque c’étaient des dommages collatéraux !…
Mais de qui se moque-t-on ?

L’Europe également devait nous garantir un grand marché dynamique d’où le chômage serait extirpé, tel une mauvaise herbe. Je me souviens d’une entrevue que j’eus avec le Président Jacques Delors en 1994. Je lui posais une question :
« Monsieur le Président, quelle solution envisageriez-vous pour résorber le chômage ? » Il me répondit : « Monseigneur, de toute manière 30% de la population restera sur le bord de la route, c’est inéluctable ! »

Comment se peut-il qu’un socialiste, un chrétien, l’initiateur du projet de « Nouvelle société », avec Jacques Chaban-Delmas puisse tenir un discours aussi honteux et qu’il en accepte l’idée ?

La guerre économique, les stratégies de délocalisation et les propositions souvent malhonnêtes de certains patrons pour se défausser légalement, laissent en effet trente pour cent ou davantage de ces femmes ou de ces hommes sur le carreau.

Cela nous rend malade.

Certes on nous raconte la nécessité d’élaguer les branches mortes qui absorbent indûment la substantifique moelle des investissements productifs. A ce compte et à ce rythme il n’y a plus besoin d’ouragan pour mettre à bas notre économie. Laissons agir la majorité de la classe politique qui se défausse sur l’Europe, elle est plus efficace que la tempête de Noël 1999.

Si je vote non au referendum sur la Constitution c’est avant tout parce que j’ai confiance dans le bon sens des Français pour construire solidairement une autre Europe que celle que l’on nous impose.

L’Europe du capital ultra-libéral dont on ne sait plus qui détient quoi et qui décide de quoi, doit mourir ce 29 mai, pour laisser place à l’Europe des peuples, l’Europe des Femmes et des Hommes qui veulent construire ensemble un avenir à l’échelle humaine, respectueux de la dignité de chacun et de l’identité de chaque peuple.

Construisons une Europe enfin démocratique dans laquelle on puisse discuter, cas par cas, des avancées souhaitables à mettre en place par des traités spécifiques, renégociables lorsque cela paraît nécessaire – car bien sûr il faut prévoir que rien n’est statique et l’évolution est souhaitable -.

Une Constitution devrait donc être un Corps de textes succincts et précis, qui ne définisse ou ne devrait définir que les axes et les rouages essentiels à la vie d’un pays, d’une communauté, et les rapports nécessaires entre le pays réel et l’Etat.
Or le fatras de règlements pinaillés que l’on nous propose d’adopter le 29 mai, n’est pas une Constitution. Ce n’est pas, non plus, un traité, c’est un marécage nauséabond où nous perdrons notre liberté, notre identité et notre âme si nous avons le malheur d’y avancer un pied.

Si je vote non à cette Constitution c’est en effet pour être libre et mieux promouvoir notre agriculture, notre pêche, notre artisanat et notre petit commerce, dans une Europe si possible débarrassée de l’étau mécanique d’un capital aveugle.

Jusqu’à présent l’Europe n’a fait qu’appauvrir les jardiniers de nos terres et les laboureurs de nos mers au point de les mettre à la merci de grands groupes financiers, qui, par le jeu des prêts, des hypothèques et des incitations à se moderniser détiennent déjà 75% de la terre de France, mais également ce qui me semble grave, l’outil de travail de nos agriculteurs, de nos pêcheurs et parfois de nos petits commerçants.

On nous demande de lutter contre l’esclavage. J’en suis d’accord. Commençons par redonner leur liberté aux agriculteurs, aux marins pêcheurs, aux petits commerçants en annulant la dette à la façon de ce qui fut fait pour le tiers-monde. Et construisons une autre Europe qui respire enfin la liberté.

Mes amis, plus que tout autre je me sens européen car je le suis par mon sang. Ma famille est exemplaire en ce sens. Par mariage, ma fille est Autrichienne et mes sœurs Belge, Allemande, Espagnole, et Italienne. Mes cousins sont Yougoslaves, Tchèques, Grecs, Roumains, Bulgares, Russes, Allemands, Danois, Belges, Luxembourgeois, Italiens, Espagnols et Portugais. Mais cela ne suffit pas pour construire l’Europe.

Si je me reconnais européen comme vous c’est parce que nous sommes issus de la même civilisation judéo-chrétienne. Nous possédons en commun une même éthique et parfois nous savons donner le même sens aux mots, héritage commun d’une culture qui a puisé aux mêmes sources dont celles des Arabes du 10e siècle jusqu’au 14e siècle.

Cependant le langage du politiquement correct, sorte de tumeur de l’esprit tente de nous imposer un modèle uniforme jusque dans le texte de cette Constitution déposée à la sauvette dans notre boîte aux lettres.

Car les mots nouveaux ne font que recouvrir les réalités d’autrefois un peu comme Monsieur Jourdain qui s’aperçoit pouvoir écrire en prose… Ainsi à mes yeux l’Europe a toujours existé. Elle s’est construite depuis 2000 ans et nos ancêtres, les vôtres et les miens avons bâti une bonne part de l’Europe en construisant la France.

N’ayons donc aucune honte à voter non pour mieux construire une autre Europe – demain ! – Certes la volonté librement exprimée de chaque peuple est nécessaire pour cimenter la future Europe que nous désirons. Mais elle suppose, cette liberté, elle suppose en contrepartie une écoute attentive de la part de nos gouvernants.

Le gouvernement de quelque pays que ce soit a pour vocation de se mettre au service des peuples de son pays et non se servir auprès d’eux ou sur leur dos.
Toute politique juste a pour vocation le service du bien commun. Les qualités pour bien gouverner sont l’abnégation, l’écoute d’autrui (certains appellent cela l’amour) la force de caractère afin de promouvoir des lois empreintes de justice de paix et de liberté, sachant que la véritable liberté s’arrête où commence celle d’autrui ;

Je voudrais conclure sur ces mots que Saint Louis adressait à son fils dans son testament politique :
« Mon fils lorsque le pauvre entre en conflit avec l’homme riche et que tu doives juger de cela, soutiens le pauvre jusqu’à ce que le droit des parties soit éclairci. »

En lisant le texte de la « Constitution » que l’on nous demande de ratifier, rien n’est éclairci à mes yeux.

C’est pourquoi, soutenant les plus faibles, les plus démunis je voterai NON à la Constitution.

Françaises et Français, mes amis, notre liberté est ce que nous possédons de plus précieux.

Vive la France.

Les Baux de Provence,
Le 19 mai 2005

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