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Naître prince. Etre prince…
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Le prince Jean
Duc de Vendôme au Museum d'Histoire Naturelle, le 30 juin
2006 |
Naître prince n’est pas
un choix. Dame Providence est l’absolue maîtresse des cartes.
Etre pleinement prince de sa Maison découle de la seule volonté
de celui qui est né prince. Son Altesse Royale le prince Jean de
France duc de Vendôme : Un vivant témoignage pour aujourd’hui
et pour demain de « Etre prince »…
La qualité de prince de la Maison
de France, distinction due au sang et au seul sang, impose des devoirs.
Il n’y a pas de « police » spécifique
verbalisant tel prince ou telle princesse, pour infraction au préjudice
de cette qualité princière. Il y a l’éventuel
rappel à l’ordre par le Chef de la Maison , le « jugement »
que peuvent porter les princes de même qualité et le jugement
populaire… Le prince Jean de France, dauphin de France, témoigne
sans tapage de cette qualité qu’il porte haut.
Si besoin en était, l’entretien
que le prince a donné à Olivier Rajchman pour Téléstar.fr,
devrait rassurer les Français. Rassurer ? Donner confiance
et peut-être plus encore…
A la suite, nous vous rappelons le
« travail » du « prince qui vient »
Merci Monseigneur.
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Propos recueillis par Olivier Rajchman
pour Téléstar.fr
« JEAN D'ORLEANS,
LA FRANCE EN HERITAGE »
C'est dans un café proche
des Champs-Élysées que Jean d'Orléans, protagoniste
du documentaire "Un nom en héritage", nous a livré
les clefs de son engagement. Prévenant, direct, le petit-fils
du Comte de Paris, descendant des rois de France, se partage entre
son métier de cadre bancaire et ses responsabilités
à la tête de l'association "Gens de France".
Un premier pas vers l'action publique qui ne l'éloigne pas
de ses autres centres d'intérêt et qui font de lui
tout autant un homme de son temps que l'héritier de mille
ans d'Histoire...
Avez-vous créé
"Gens de France" en 2003 dans le but de donner un sens
à votre action ?
Cette association est surtout un outil. Depuis 1997-98, j'ai fait
un certain nombre de déplacements en France et à l'étranger
et je me suis rendu compte qu'il y avait des actions sur lesquelles,
régulièrement, on attirait mon attention. Créer
"Gens de France" m'a permis d'organiser des axes de travail
qui reposent à la fois sur ces demandes et mes propres centres
d'intérêt, à savoir : la culture et le patrimoine,
la francophonie, la vie locale et l'urbanisation, les sciences et
l'éducation, le soutien aux entreprises ainsi que l'aide
aux handicapés, une question à laquelle je suis sensibilisé
par la maladie de l'un de mes frères et l'une de mes soeurs.
Concrètement,
en quoi ces démarches consistent-elles ?
D'abord à donner un éclairage spécifique, médiatique,
à une action – sociale, culturelle - menée sur
le terrain. Cela va d'une visite à un centre qui aide des
enfants tétraplégiques à Pau, à un voyage
que j'ai effectué en Arctique et qui a permis d'organiser
une conférence sur ce sujet au Muséum d'Histoire Naturelle.
Dans un cas je suis spectateur, dans l'autre initiateur, mais, partout,
il s'agit d'être un relais, de participer à des événements.
Lors de ces voyages, je visite des usines, j'assiste à des
rencontres sportives, bref, j'appréhende plusieurs secteurs
d'activité, je rencontre toutes sortes de personnes...
Cette façon de
communiquer est-elle un moyen de mieux vous faire connaître
et de vous positionner comme héritier de la Couronne et recours
éventuel ?
La communication en tant que telle ne m'intéresse pas. Elle
doit toujours servir un projet. Maintenant, vous savez, ma famille
a eu des hauts et des bas... même si là, on remonte
un peu la pente (rires) ! Mais de toute façon, notre
parole ne suffit plus. Il faut s'affirmer autrement, par l'action,
le service du pays. Disons que "Gens de France" rend visible
cette implication. A titre personnel, j'en ai besoin pour ne pas
perdre pied...
Peut-on être
républicain et rejoindre votre association ?
Tout le monde peut adhérer. La république ou la monarchie
ne sont que des moyens. Ce qui est intéressant c'est le but
poursuivi. Trouver un positionnement dans l'espace public. Se battre
pour des causes que l'on estime justes. J'aimerais ainsi aider des
entrepreneurs qui exportent notre savoir-faire à l'étranger.
Mais il faut aussi alerter. Dénoncer le fait, par exemple,
que la France en matière de recherche scientifique, après
avoir été leader se trouve à la traîne.
Trop d'ambitions politiques à courtes vues entravent le bien
commun et le progrès. Elles participent, à mon sens,
du déclin de notre pays depuis une trentaine d'années...
La francophonie, que
vous défendez, est-elle un moyen de relever la tête ?
La culture française élève l'esprit. La francophonie
ne se limite pas à la sauvegarde de la langue, elle défend
un état d'esprit dans un monde par essence pluriculturel.
Vos déplacements
internationaux se font-il en accord avec le gouvernement ?
Oui. Lorsque je vais au Liban ou en Louisiane, je préviens
toujours ! Je garde un lien spécifique avec le Quai
d'Orsay et l'ambassadeur du pays visité. Parce que, là
encore, avant de me servir, j'estime devoir servir mon pays. Mais
c'est vrai que parfois, j'aimerais que nous soyons plus efficaces
et pouvoir, par exemple, apporter au Liban en guerre un soutien
plus concret. En même temps l'association n'a que trois ans.
Nous n'avons pas encore de gros moyens !
Justement, ces moyens,
sur quoi reposent-ils ?
Je reverse une partie de mon salaire, le fruit de mes placements.
Je suis banquier, ça aide ! Le reste provient de dons
directs à "Gens de France"...
Parmi vos rencontres,
laquelle vous a le plus marqué ?
Peut-être celle que j'ai eu avec Mohammed VI. Nous sommes
de la même génération, son père et mon
grand-père s'estimaient beaucoup. Nous avons eu un entretien
très, très sympathique ! Mais aller à sa rencontre
fut particulier. Il faut savoir que le roi du Maroc, sécurité
oblige, tient son lieu de résidence secret. J'avais une équipe
de six personnes avec moi et plus j'avançais pour rencontrer
Mohammed VI, plus mon équipe rétrécissait.
A l'ultime virage d'un des innombrables couloirs du palais, mon
dernier accompagnateur avait disparu (rires) ! En sortant,
afin d'évacuer le stress, j'ai allumé une cigarette,
ce qui m'arrive rarement...
Vous rejetez les étiquettes – ni
de gauche, ni de droite - mais pourquoi ne pas vous exprimer
sur des sujets de société - 35h, précarité,
insécurité... - qui intéressent les Français
et permettraient de vous inscrire dans le débat public ?
Vous avez raison, mais je considère que la parole est le
fruit d'un positionnement. Aujourd'hui, les Français ne me
connaissent pas bien et faire entendre sa voix parmi d'autres n'a
guère de sens. La crédibilité passe par l'action...
Il ne suffit pas d' "être" comme l'affirment les
Bourbons d'Espagne ! L'échec récent de notre
famille tient peut-être au fait que nous avons simplement
pris position, à l'image de mon grand-père, sans que
les services rendus au pays soient connus. C'est un élément
qui a dû peser dans la réflexion de De Gaulle sur notre
avenir... Mes ancêtres ont construit leur légitimité
sur leurs faits d'armes, j'aimerais bâtir la mienne en agissant
dans les domaines culturels, sociaux et scientifiques !
Pourtant, alors que
dans les années 70, avec des gens comme Renouvin, la pensée
royaliste semblait redynamisée, aujourd'hui, elle manque
singulièrement d'échos...
C'est vrai. Parce que mon grand-père avait les moyens. Il
faut avoir les moyens de son action. Et force est de reconnaître
qu'on ne les a plus tout à fait... J'essaie de reconstruire
cette force. Les trois ans à venir seront à cet égard
déterminant... Mais un prince peut avoir son rôle à
jouer dans le cadre du système républicain !
Souscrivez vous, alors,
à la formule de l'historien Marc Bloch selon lequel "
il est deux catégories de Français qui ne comprendront
jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir
du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit
de la fête de la Fédération" ?
Tout à fait. On ne peut pas gommer deux cents ans d'histoire.
Il faut créer notre propre voie avec ce double héritage
monarchique et républicain...
De ce point de vue,
vous vous inscrivez dans la lignée de votre père et
de votre grand-père...
Oui. Il faut faire la synthèse. C'est un concept d'actualité !
Quelles valeurs vous
a transmis le défunt Comte de Paris ?
J'ai vécu dix ans dans son sillage. Chez lui, la liberté
de pensée et d'expression était essentielle. Sa capacité
d'écoute était extraordinaire, il pesait chacun de
ses actes. Enfin, l'intérêt de la France primait à
ses yeux. Par extension, il se sentait proche des hommes politiques
qui s'identifiaient au pays. A l'image de De Gaulle et de Mitterrand,
même si, sur l'action de ce dernier, je suis en désaccord
avec lui ! D'ailleurs, il n'aimait pas qu'on lui tienne tête
sur un certain nombre de sujets. C'était un homme un peu
seul, surtout sur la fin, compliqué... mais pas au sens négatif.
J'ai eu avec lui de vrais échanges lors de nos déplacements.
Nous parlions de tout, ou presque...
Quels sont, dans l'histoire,
vos autres modèles ?
Parmi les rois, ma sensibilité me rapprocherait de Louis-Philippe.
J'aime aussi Saint-Louis pour son sens de la justice, Henri IV pour
sa proximité avec le peuple. Louis XIV c'est l'apogée,
mais aussi le commencement de la fin. S'isoler n'est jamais bon
et il faut transmettre le pouvoir quand il est encore temps. Plus
récemment, j'admire Jean-Paul II, un précurseur et
un meneur qui a su délivrer des signes forts et, dans un
autre genre, Ronald Reagan, qui a redonné confiance à
une Amérique en proie au doute...
Trouvez vous que la
France doute, aujourd'hui ?
Oui, parce qu'on décourage les énergies vives de notre
pays. Que ce soit ceux qui veulent avoir des enfants, ceux qui se
battent pour créer des entreprises, ceux qui souhaitent embaucher,
ceux qui désirent mettre de l'argent de côté
pour leur retraite ou ceux qui aimeraient transmettre leur patrimoine...
Pour tout vous dire, je pense que les politiques n'ont plus le sens
de l'intérêt général !
Souffrez vous de l'image
– un peu froide, hautaine - que les médias ont pu donner
de vous ?
Par rapport aux médias, ce dont je souffre c'est qu'ils voient
souvent le mauvais côté des choses. J'en ai pris mon
parti et je continue à avancer. Mais c'est vrai qu'il y a
des personnes qui n'aiment pas les Orléans... Nous recevons
des courriers d'insultes terribles. Malgré tout, j'essaie
de tenir bon, de canaliser mon énergie et de l'orienter à
des fins positives...
Lorsque vos activités
se relâchent, quels sont vos loisirs ? Vous êtes
cinéphile, fan de James Bond paraît-il...
Oui, mais mon frère François est encore plus calé
que moi ! Après vous avoir quitté, j'irais voir
Casino Royale... Mon Bond préféré est Octopussy.
Je me rends au cinéma en moyenne une fois par semaine. J'aime
aussi les séries type 24h. La cinquième saison rattrape
la quatrième, d'ailleurs. Je suis également un inconditionnel
d'Audiard. Flic ou voyou m'enchante. Le dialogue entre Galabru et
les chefs mafieux est un régal (il mime une scène) !
Quand j'ai le moral dans les chaussettes, je me repasse ce film
ou un bon vieux Rabbi Jacob !...
Le sport participe
aussi de votre hygiène de vie ?
Certainement ! Petit j'ai fait du foot. A l'université,
du volley-ball et du rugby. J'ai acheté ma première
planche à voile en 1978. A Paris je nage en piscine, mais
je préfère les sports d'extérieur : golf et
chasse.
La lecture ?
Je viens de terminer "la Tragédie du Président"
de Giesbert ; là encore, un constat terrible pour nos
politiques. Au-delà, ce qui me passionne, ce sont les romans
décryptant le fonctionnement des services secrets américains.
J'adore Tom Clancy.
Et la musique ?
Mon séjour aux Etats-Unis m'a fait connaître mon groupe
préféré : U2. Aussi non, j'aime la musique
baroque et le jazz. Je trouve Norah Jones magnifique. Et "les
Indes Galantes" de Rameau, au piano, admirable...
Au fond, à 41
ans, que manque t-il à votre épanouissement : fonder
une famille ou vous accomplir, en tant que prince, en renouant un
jour le fil de la royauté ?
Les deux (rires) ! Mais d'abord, fonder une famille. Cela m'apporterait,
si je puis dire, le troisième pied au trépied qui
me manque. Et puis, avancer au service de mon pays ; ça,
j'y aspire fort !
Propos recueillis par Olivier
Rajchman pour Téléstar.fr
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Florilèges des pensées
et réflexions
de S.A.R le prince Jean de France
Le prince Jean, fidèle à
sa vocation capétienne, ne s’attarde pas à la surface
des êtres ou des évènements. Il travaille en profondeur.
Connaître, comprendre, maîtriser les dossiers. Un souci à
fleur de peau et de cœur : « Le service des autres est au coeur
de mon action, que je souhaite faire avancer et faire partager ».
Et l’amour de la France, du meilleur pour la France !
Quand le Dauphin de France s’interroge :
« Où est le projet national ? Où est l’espérance
française ? » Nous savons quoi répondre…
Il nous reste à faire partager cette réponse à tous
les Français !
Bonne lecture.
Portemont, le 6 décembre 2006
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Le prince Jean est cinéphile. Il y avait
un film qu’il ne pouvait pas manquer…
« Le Retour du Roi », ultime volet de la saga «
Le Seigneurs des Anneaux ».
Janvier
2004. Commentaires du prince Jean dans le magazine « Politique
magazine »
« Mais non, l'aventure
est possible, la belle aventure ! Celle de la liberté !
Elle vaut le coup d'être tentée. C'est la belle aventure
du royaume à reconquérir ou à fonder….
On ne peut pas ne pas penser non plus à Hugues Capet et à
ses premiers compagnons, à la grande aventure capétienne
toujours à reprendre. …La bataille est menée
pour la terre, la vraie terre des pères, et pour la liberté….
Pour qu'enfin, comme il est dit, « vienne le temps des hommes
». »
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Mercredi 30
mars 2004 : Dans le cadre des conférences de l’I.P.C,
Son Altesse Royale Jean de France,
nous entretenait de « Son regard sur la France »
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C’est dans ses mêmes lieux que Son Altesse
Royale Jean d’Orléans, Prince de France, Duc de Vendôme,
a fortifié son goût pour la philosophie. Il nous l’a
dit et à cette occasion a chaleureusement remercié
ses maîtres.
« Bien
penser pour mieux agir »
Les règles du « bien penser » une
fois posées : « Je
pense en prince chrétien, j’agis en prince français »
Aujourd’hui la France va mal. Monseigneur nous dit :
« Les temps sont difficiles,
les temps c’est nous » « Le gémissement,
ce n’est pas une action, ni même une pensée »
« Réfléchir sur nos temps, c’est
réfléchir sur nous »
Nul pessimisme dans tous ces propos posés et pesés :
« Il n’y a pas de
vie sans amour… »
Toute pensée, toute réflexion doit conduire à
l’action. Il faut agir.
« Pourquoi il convient d’agir »
et « Comment il convient
d’agir »
Il convient d’agir parce que : « La
France actuelle ne se définit plus »
Le Prince nous confie avec un humour grave que selon la « Commission
Stasi » : « La
France serait née en 1905 ! »
La plus vieille nation d’Occident ne saurait se satisfaire
d’un tel acte de naissance.
« La France ne se définit
plus comme un être historique et concret »
A quoi sert d’être un pays avec un passé si riche
alors que nous nions l’héritage et faisons la leçon
au monde entier avec une idéologie dépassée,
et sommes infidèles à notre propre mémoire ?
La France « officielle » ne se reconnaît
plus de passé. Dans son discours, elle n’a plus d’avenir.
La « res publica » n’a plus de projet
spécifique et distend tous les liens avec le pays réel.
Le Prince de s’interroger : « Qu’elle
est l’utilité de l’Etat Français, d’être
une simple interface avec l’Europe et les régions ? »
« Que devient le Politique ? »
« Où est le projet
national ? Où est l’espérance française ?
Il y a mille projets, mais pas de projet d’ensemble »
« L’heure est venue. Il ne s’agit pas d’attendre
que les choses se fassent » Bon sang ne saurait
mentir. Son Altesse Royale nous rappelle cette présence toujours
active, bien particulière, des princes issus de Sa Maison.
Toujours au service de la France et jamais effrayés par la
modernité.
Aujourd’hui encore, la modernité ne doit pas nous
faire peur. Toujours la France a fait face. Elle a su faire face
aux plus terribles déchirements et trouver le chemin des
retrouvailles. Pourquoi en ces temps ne le ferait-elle pas ?
« La France est œuvre
remarquable, unique en son genre » « Oui, je suis stupéfait
des hommes de qualité que possède la France »
Et Monseigneur de regarder avec passion les merveilles de savoir-faire
dont dispose la France, du génie français présent
dans tous les domaines…
« L’heure est venue de
prendre des risques… »
Il y a tant à défendre pour le bien commun. La langue
française, cette langue qui exprime des mœurs, Son Altesse
Royale en mesure l’éclat au cours de ses voyages à
l’étranger. Notre langue est réclamée
de par le monde. Notre langue est l’expression du génie
français, simple et claire. Tout comme l’Art français,
elle permet : « d’être
sans avoir l’air »
« Le génie français
doit s’exprimer dans sa langue ». Tels sont
les conseils du Prince.
Il faut donc agir. Prince chrétien et Prince français,
le Prince Jean de France pose les règles intransgressibles :
« Il n’y a pas d’action
politique véritable, sans charité vraie »
« Il n’arrive de bien que
ce que l’on veut de bien »
Et Monseigneur de rappeler le « Splendor Veritatis »,
du Saint-Père… «
Les Droits de l’Homme n’ont de sens qu’en lien
avec ses références chrétiennes ».
Nous retrouverons alors la beauté du mot liberté,
capacité spécifiquement humaine de choisir le « Bien »,
et le « Bien » français… Dans
une époque de changement, commencer une action si petite
soit-elle, est d’importance. Un jour à terme, elle
peut devenir déterminante :
« L’avenir dure longtemps »
« La France ne s’aime
plus ne se connaissant plus… Nous dressons des réquisitoires.
La France est constamment déchirée, chacun revendique
et fait valoir ses droits ». Sans coordination,
c’est la surenchère démagogique…
« La France doit redevenir
aimable, alors tout sera possible »
Mais « Rien ne peut se
faire sans amour et sans la durée »
En Prince chrétien et Prince français, Jean d’Orléans
nous prend à témoin :
« Les Français valent
la peine qu’on se donne de la peine pour eux ! »
« Je mettrai tout en œuvre pour aider les Français
à réaliser leur vocation »
« Non, la France n’est pas née sous X »
Retrouvez le compte-rendu :
Un
regard qui vient de loin, un regard qui nous porte loin…
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article123.php
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Bordeaux, Octobre 2004
Le Prince rappelle sa vocation
de Prince Chrétien et de Prince Français :
"deux principes inséparables, au coeur de la francité...
que j'essaie de traduire dans mon action".
Il nous fait partager son émotion
à l’issue de la visite du centre Abadie, lieu de soins
et de prise en charge pour les jeunes anorexiques et suicidaires.
Monseigneur nous rappelle ce souci
toujours présent : "Le
service des autres est au coeur de mon action, que je souhaite faire
avancer et faire partager".
Et de poursuivre :
"Il est important aujourd'hui de poser les actes qu'il faut
pour prendre les bons chemins."
Retrouvez le compte-rendu :
Notre
passé est écrit dans la pierre. Notre avenir aussi...
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article1115.php
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Entretien
paru dans France Catholique, n° 2977 21 mai 2005
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Extraits des propos
recueillis par Frédéric Aimard
Frédéric Aimard
:
« Monseigneur, nos chemins
se sont croisés récemment au “Festival de Chartres”
où France Catholique avait son stand, et où vous étiez
responsable de l’accueil de personnalités comme le
cardinal Poupard, et aujourd’hui nous nous rencontrons à
la Halte du Cœur où son fondateur, Jacques Humeau, compte
sur vous pour mieux faire connaître son œuvre au service
des familles pauvres. Pourquoi acceptez-vous ce genre de missions
bénévoles ? »
Jean d'Orléans :
« Je serais tenté
de vous dire qu’en ce qui concerne Chartres, c’est parce
que j’aime cette ville et sa cathédrale et que tous
les prétextes me sont bons pour y retourner... Mais pour
répondre plus profondément à votre question,
pour moi, ce qui est important c’est le service de l’autre.
C’est aider, par ce que je suis, des personnes à aller
un peu plus loin dans leur vocation propre qui peut prendre diverses
formes. Et ce qui m’intéresse, c’est d’abord
le service des pauvres. C’est-à-dire de ceux qui n’ont
pas accès à l’éducation, à un
environnement social normal – une situation de famille équilibrée,
un travail… , les malades, les personnes âgées. »
Frédéric Aimard :
« L’aspect culturel
semble vous intéresser autant que l’aspect social... »
Jean d'Orléans :
« La culture c’est la clé
de bien des portes fermées. Vous avez vu ces jeunes en grande
difficulté psychique tout à l’heure. On leur
offre des ateliers de peinture, de sculpture, de musique... Ce qui
compte quand rien ne va plus, qu’il n’y a aucune solution
pratique envisageable à court et même long terme, c’est
d’ouvrir quand même des perspectives. La culture nous
ouvre à tous de telles voies pour sortir de nous-mêmes.
J’ai un peu étudié ces questions de blocages
psychologiques. Pour ce que je sais de la psychanalyse, Freud explique
un problème personnel par un problème personnel, pour
Adler ou Jung on expliquera - je grossis le trait - le problème
par la société… J’ai été
fort heureux un jour de rencontrer un peu longuement, car je lui
servais de “chaperon” lors du premier congrès
de la Famille à Paris et que nous avions bien sympathisé,
le professeur Viktor Frankl, le fondateur de la Logothérapie.
Il était à Vienne, où il est mort il y a peu
d’années, ce qu’avait pu être Freud en
son temps.
Mais pour lui ce qui comptait, quand il voyait un problème
d’ordre psychologique, c’était de trouver une
solution. Souvent celle-ci passe par une mise en perspective, pour
trouver une fenêtre, un point lumineux vers lequel s’orienter,
une porte de sortie non seulement médicale ou sociale, mais
également spirituelle.
Mais je m’intéresse aussi à la culture pour
elle-même et ma démarche dans ce domaine est la même,
parce que je suis le même. C’est encore par ce que je
suis que je peux parfois agir sur un environnement, en facilitant
un parrainage d’honneur ou un conseil scientifique, etc.,
et ainsi aider, comme je vous le disais, tel ou tel porteur de projet
à aller un peu plus loin, par lui-même, pour lui-même,
sur le long terme »
Frédéric Aimard :
« De tous ces voyages en France,
vous tirez plutôt une leçon pessimiste ? »
Jean d'Orléans :
« Bien sûr que non. La leçon
de la Halte du Cœur et de biens d’autres initiatives
que j’apprends à découvrir au fil des mois,
c’est quand même que le bon sens finit par l’emporter.
Je voulais d’ailleurs, à ce propos, vous préciser
pourquoi j’aime tant Chartres et sa cathédrale, c’est
parce que là est tout l’esprit français. On
part de la terre, du bon sens français donc, et on monte
vers le ciel. Voilà ce qu’est pour moi l’esprit
français et, si vous me permettez, l’esprit capétien.
»
Retrouvez le compte-rendu :
Grande
est la tradition des princes de sa Maison…
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article1125.php
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Juillet 2005 Voyage
en Roussillon…
De « L ‘Homme de Tautavel »…
« Ici nous mesurons ce qu’est
le temps long. Ici, l’humanité se donne à voir
et à penser, ici à Tautavel, il n’y a pas de
sciences dures et de sciences humaines. »
« Je voudrais aussi vous dire ma sensibilité à
l’égard de la civilisation des « bi-face ».
Si art il y a, il n’y a jamais d’art pour l’art.
Nos objets courants sont dépourvus de sens… »
Et toute cette journée
a nourri les réflexions du descendant d’Henri IV :
« La transmission de la culture
scientifique est primordiale pour notre société…
Rien de grand ne peut se faire sans enthousiasme et sans effort…
Il faut dans toute entreprise humaine, s’éprouver,
mais jamais seul ! »
Et toutes ces réflexions
sont tournées vers l’avenir :
« Je suis très sensible
au débat autour du développement durable ».
Et le prince Jean de remettre
à sa place l’idéologie du progrès…
Conscient que « L’homme,
pour se développer a dû rompre l’équilibre
qui le liait à la nature », le duc de Vendôme
précise « Nous devons
nous aussi transmettre le meilleur de ce que nous avons reçu… »
Tautavel est le vivant témoignage
de la réussite du talent et de la volonté d’une
équipe.
Et Son Altesse Royale de préciser : « La
communauté scientifique française est prestigieuse,
elle mérite le soutien de tous. Laissez- moi vous dire que
la recherche est pour notre pays un axe d’avenir… »
A Tautavel, des chercheurs de
tous les pays se retrouvent, mais plus particulièrement les
« héritiers » de Rome, d’Athènes,
de Jérusalem, d’Alger, d’Alexandrie et de nombreux
pays d’Afrique… Le prince Jean appelle ces collaborations
à se renforcer.
Et pour communiquer ? « Le
Français doit demeurer une grande langue scientifique…
Ne nous laissons pas dérober ce bien ! »
« L’Homme de
Tautavel » n’est pas ingrat avec celui qui prend
le temps. Il nous permet de «
pouvoir remonter humblement à la source »
et à Tautavel, Son Altesse Royale nous confie :
« J’y puise une leçon
d’espérance… Une leçon très profonde
sur l’Homme et sa destinée. L’Homme debout, l’Homme
abilitis, l’Homo sapiens… »
Et « travailler au bien commun
dans le domaine social, mais aussi dans la ressource… »
Belle phrase recueillie par un
journaliste du Midi Libre, reprise dans l’article de l’édition
du 23 juillet : « le
prince est là pour réunir quand parallèlement
la politique divise »
Retrouvez le compte-rendu :
La
moustache de Salvator Dali, marquis de Pubol, n’en revient
pas !
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article1130.php
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Octobre 2005
En Béarn…
Toujours au service de son pays :
« Nous vivons en République,
mais il est bon que la Maison de France ait une présence
active dans le pays… Tous les mois, ou tous les deux mois,
je fais ainsi une visite dans une région. J’écoute
les Français, je discute avec eux : il est important d’être
accessible. Je peux servir de relais, faire avancer des projets. »
« …de contribuer à
l’amélioration des relations entre les personnes, au
bien de la France, et à son rayonnement à l’étranger.
»
Retrouvez le compte-rendu :
«
Lo Biarn » en fête !
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article1136.php
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Novembre 2005
En Tunisie
Le courrier de Monsieur Mohamed
El Aziz Ben Achour, Ministre de la culture et de la sauvegarde du
patrimoine, qui précisait cette invitation ne transcrivait
pas la langue de bois :
« Son Excellence monsieur Zine
El Abidine Ben Ali est attentif à tout ce qui contribue au
renforcement des liens séculaires qui unissent nos deux pays ;
et il n’oublie pas l’accueil chaleureux que votre auguste
aïeul réserva en 1846 au premier chef d’état
tunisien et du monde musulman à se rendre en France. »
Suivons la plume de Raouf Seddik,
journaliste à « La Presse de Tunisie » :
« Dans les murs de l’Académie
Beït El Hikma, le prince est venu parler du « dialogue
des civilisations et des relations tuniso-françaises ».
Un point de vue qu’il développe à partir de
trois mots-clés : tradition, sagesse et modernité.
Le personnage est jeune. Mais le ton dégage une impression
de pondération et de sérénité qui ne
manque pas de surprendre. Il parle des « pays de
vieille civilisation » et de leur « quête
de civilité et de civilisation » à
travers les siècles et malgré les révolutions
diverses. Il parle aussi de la figure très méditerranéenne
d’Ulysse, « qui a côtoyé vos rivages
et les nôtres ». Cet Ulysse, ami des paroles
de sagesse dont le voyage et la destinée, mais dont le retour
est aussi une façon « d’honorer sa patrie »,
c’est-à-dire, commente le prince, à la fois
la maison et l’humanité. »
« Toute
la culture méditerranéenne relève de la même
typologie » estime l’orateur pour qui la Tunisie
et la France ont beaucoup de choses à se dire, en tant qu’héritiers
de deux civilisations qui ont fait de l’esprit religieux un
esprit qui conforte la sagesse.
Le dialogue des civilisations
comporte « des enjeux culturels, politiques et géopolitiques
considérables ». Mais il s’agit de promouvoir
d’abord des projets culturels et artistiques, ensuite politiques
et économiques, enfin géopolitiques…
« Sans
avachissement, sans veulerie, dans le culte d’une certaine
sagesse », conclut le prince Jean de France, qui
formule pour l’avenir un vœu de compréhension
et d’entente. »
Leçon à tirer ?
Alors que certains s’attachent à prôner le choc
des civilisations, le prince Jean choisit la voie du dialogue, mais :
« Sans avachissement,
sans veulerie, dans le culte d’une certaine sagesse ».
Lors de cette conférence,
le Dauphin de France a pu souligner sa conception de l’homme
qui met le savoir, la discussion subtile, le goût affiné,
au cœur de la cité humaine, conception de l’homme
incarnée par Ulysse, notre compagnon à tous, le méditerranéen
par excellence.
Ecoutons le prince Jean :
« La culture biblique, la
culture coranique ont apporté leur sagesse propre, façonné
l’esprit religieux des hommes et des peuples. En dépit
de tout – je veux dire au-delà des luttes de sang et
d’influence, l’homme civilisé, l’Ulysse
éternel, sait bien qu’un véritable esprit religieux
ne peut que conforter l’esprit du savoir, l’esprit des
lettres, l’esprit des arts, en un mot l’esprit de sagesse.
Au fond, rien n’est pire que l’ignorance. Par nature,
elle ne connaît que le choc frontal. La France et la Tunisie
doivent, ou sinon devraient, se trouver au premier plan de cette
préoccupation essentielle. »
Retrouvez le compte-rendu :
En
1846, pour la première fois, un prince musulman de la dynastie
des Husseinites, Ahmed Bey, se rendait en France…
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article5313.php
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Juillet 2006
Provence et Pays Niçois
Faisant écho au professeur
de Lumley, le prince Jean précisait :
« Il est indispensable que
je m’intéresse à toutes les grandes questions
qui touchent notre société… questions patrimoniales
et culturelles… Il est en effet du plus grand intérêt
de connaître nos origines. L’Homme est à part.
Il est capable de réfléchir, de construire…
de défendre… mais il est fragile. »
Le souci du prince Jean se précisait
plus encore : « Soutenir
cette recherche scientifique… Je ne puis que vous renouveler
tous mes encouragements. Toujours regarder nos origines. Toutes
les générations sont confondues dans ce travail de
recherche… »
Et nous pouvions dire avec le
prince Jean : « Notre
pays peut être fier de ses savants, ses ingénieurs,
ses techniciens. »
Le patrimoine de ces hommes d’un
autre temps semblait se confondre avec « ITER,
le patrimoine de demain. » « L’Homme
sait aller de bond en bond culturel. »
La Méditerranée
s’invitait à la table princière. Le site était
propice :
« Le pourtour méditerranéen
est un lieu privilégié. La Méditerranée
devrait être une mer pacifique. Il est possible, sur les questions
de fond, de trouver des accords véritables. »
Et Son Altesse Royale de rappeler
la qualité des échanges qu’il avait eu tant
au Maroc qu’en Tunisie.
« Partout dans le monde, on attend
des signes forts de la France. »
Le profil du Prince chrétien
et du Prince français se dessinait plus fermement.
Le prince Jean de réaffirmer : « Il
n’est de véritable légitimité que dans
le service. » « Que vaudrait le principe que
je représente ?… »
Retrouvez le compte-rendu :
Le
« Champollion de l’Age du bronze » et le «
Prince qui vient »…
Nouvelles aventures !
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article1143.php
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