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Le samedi 21 janvier 2006 ? Noël,
Noël !
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Temps fort. Se retrouver, tous, réunis dans la prière
afin d’honorer le roi martyr, c’est chaque année
un temps fort.
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Mais cette année, ce fût
bien plus encore : Nos Princes, vos Princes, les Princes de la Maison
France étaient là !
Nous avons espéré ce jour
depuis de nombreuses années. Nous avons eu chaud au cœur,
chaque 21 janvier depuis trois ans, et ce, grâce à la présence
du « Prince qui vient », Son Altesse Royale Jean
de France, Monseigneur le Dauphin…
Mais nous avons toujours clamé
haut et fort, au déplaisir de certains : Il manque
quelqu’Un !
Et nous avons poursuivi notre besogne
pour que ce grand jour soit.
Nous avons toujours voulu, que le 21
janvier soit aussi un jour de réconciliation. Réconciliation
de la France avec la France, des Français avec les Français.
Pouvions-nous espérer un message de réconciliation plus
fort que celui qui a été adressé par nos Princes ?
Le « Prince qui est »
et le « Prince qui vient » étaient réunis, le
père pouvait enfin sourire à son fils et le fils sourire
à son père.
Ce jour était attendu par tous
les royalistes, de toute sensibilité. Tous, ou presque…Et
les Princes des lys sont passés outre ceux qui ne souhaitaient
pas ce jour.
Ce 21 janvier 2006 restera gravé
dans nos mémoires. Puisse-t-il demeurer gravé dans la vôtre
et donner à tous le courage nécessaire pour poursuivre sur
la voie de la réconciliation de toutes les fidélités
à la Maison de France.
Compte
à rebours
La Messe est à 12h15. Depuis
11h30 des amis ont déjà pris place à l’intérieur
de l’église ou patientent sur le parvis. Nous avons connu
des 21 janvier plus ensoleillés. Le fond de l’air est grave.
Inutile de s’envelopper dans une langue de bois. Toutes les composantes
du royalisme français prennent place selon les affinités.
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L’AF 2000 est comme toujours au rendez-vous et Michel Fromentoux,
directeur de l’I.A.F. n’est pas le dernier, pour la
Nouvelle Action Royaliste, il en est de même...
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| Michel Fromentoux |
La Restauration Nationale et l’équipe de Politique
magazine ne fait pas défaut...
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| Hilaire
de Crémiers et l’écharpe rouge de Benoît
Gousseau, rédacteur en chef de Politique magazine. |
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... et l’Alliance Royale a tenu à
marquer sa présence.
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| Pia
Domergue attachée de presse de l’A.R.
et Patrick de Villenoisy. |
Sont des nôtres aussi, Les Epées, représentées
par Antoine Clapas.
Oui, les fidélités vraies sont là, souriantes,
et il n’est que de regarder la joie de notre ami Philipe
Delorme !
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Les électrons mousquetaires sont
présents, la Dépêche dans les fourreaux ! Et
tous les fidèles connus ou anonymes sont là, s’interrogeant
discrètement les uns les autres : « C’est
vrai que le Prince sera là ? » « Bien sûr
comme l’année dernière et l’année d’avant ! »
« Non, mais je voulais dire le Prince, le comte de Paris… »
Certains ouvrent de grands yeux et n’osent y croire.
11 heures 50 minutes
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Un grand prince prend place avec discrétion. Son Altesse
Royale le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme.
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12 heures
Son Altesse Royale, le Prince Jean, duc de Vendôme s’avance
vers le premier rang, accompagné de Monsieur Corpechot de l’Oeillet
Blanc.
Est-il besoin de rappeler que depuis
des lustres et des lustres, l’Oeillet Blanc veille à la célébration
de cette Messe du 21 janvier, dans la paroisse de nos rois ? Une pensée
pour Patrick Haizet, président de l’Oeillet Blanc souffrant
et absent.
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Le prince Jean et en second plan, Monsieur Guy Steinbach, de
l’Association Marius Plateau, mémoire des camelots
du Roi.
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Nous ne sommes plus loin de l’heure…
12 heures 15 minutes
Le vice-président de l’Institut
de la Maison Royale de France, Thierry de Montaigu peut sourire.
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Le chef de la Maison de France, le comte de Paris duc de France
approche du parvis en compagnie de son neveu le prince Charles-Philippe
d’Orléans duc d’Anjou et de Bertrand Fessart
de Foucaut.
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Sans tarder, le Prince remonte la travée principale et
gagne le premier rang.
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Temps de paix. Le père peut embrasser le fils...
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... et le fils peut embrasser le père.
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Monseigneur dépose au pied de l’autel un bouquet
de dix-sept lys. Nous savons que Ses pensées pour le Roi
Martyr sont aussi pour la Reine.
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La Messe peut commencer, libératrice, et le temps appartient
maintenant à Monsieur l’Abbé Schubert.
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La première lecture est lue
par Christian Wagner, infatigable journaliste à « Politique
magazine ». Diction sûre.
Tous attendent l’homélie.
Les homélies les plus courtes sont souvent les plus justes. Et
Monsieur l’Abbé Schubert d’en faire brillamment la
démonstration :
« Célébrer une messe
à la mémoire d’un Roi est également célébrer
une Messe pour un pays tout entier… Est-ce simplement faire mémoire
? Non. Cela ne saurait suffire. Est-ce une revendication plus ou moins
nostalgique : l’église n’est pas le lieu. »
« Pour mieux comprendre : Qui est le Roi ? Que veut
dire être Roi ? Est-ce simplement gouverner ? Non, ce
n’est pas suffisant.
On confie au Roi, on lui confie un pays, un peuple. Il est Roi pour révéler
aussi la présence et la fidélité d’un Dieu
vivant parmi son peuple.
Etre Roi est un rôle éminemment sacerdotal, une responsabilité
paternelle. C’est donner sa vie pour ceux qui lui ont été
confiés.
C’est cela le rôle de celui à qui l’on a donné
un peuple, non pas en possession, mais pour qu’il en prenne soin
: être la vérité, être la vie… »
Et l’Abbé Schubert de rappeler :
« Le Roi reste le Roi. Mais cette
prière de louange aujourd’hui est une prière d’actions
de grâce pour la France. Cette mort du Roi est une mort pour ce
pays et révèle davantage ce qu’est la vie. »
A graver dans le marbre.
Et la Messe de se poursuivre.
Combien de fidèles recueillis ? 700, 800 personnes ?
Peu importe, l’église est pleine.
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Et il faut se rendre à l’évidence :
« Ite missa est »
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Le temps redevient le temps de Nos Princes..
C’est le temps où la légitimité devient pleine
et entière : la légitimité du fils passe par
la légitimité du père. Cela tous les royalistes français
le savent ou devraient le savoir.
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Les portes de l’église s’ouvrent et dans quelques
minutes pour un temps toujours trop court, Nos Princes seront
tout à leurs amis,...
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... les nombreux amis de la Maison de France
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| Sortie des
Princes |
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Les amis sont nombreux…
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De part toute la France, ce 21 janvier 2006, des Messes ont été
célébrées à la mémoire du roi Louis
XVI. Chaque année un nombre toujours plus grand de Français
se souviennent et appellent à la réconciliation. Et cette
année, nos amis de la Fédération Royaliste Provençale
recevaient le prince Eudes duc d’Angoulême, frère du
duc de Vendôme. Après la Messe qui réunissait près
de 650 personnes, se retrouvaient plus de 150 convives pour un déjeuner
sur le Vieux Port. Nous espérons sous peu vous en faire savoir
plus.
Sans esprit de revanche, sans haine, la France se réveille. Et
pour que ce réveil s’amplifie nous avons besoin de tous nos
princes et de toutes nos princesses de la Maison de France, unis autour
du chef de leur Maison.
L’année prochaine, rêvons
un peu… Le duc d’Orléans à Orléans, le
comte d’Evreux à Evreux, le duc de Chartres à Chartres…
et que toute la France carillonne autour de ses princes dans la plus salutaire
des réconciliations !
En attendant nous remercions Nos Princes,
Monseigneur Henri comte de Paris et Monseigneur Jean duc de Vendôme,
pour ce beau 21 janvier 2006, auquel nous associons Monseigneur Eudes
duc d’Angoulême. Qu’Ils soient assurés que nos
bras sont bien assez grands pour serrer tous Nos Princes sur notre cœur.
Portemont, le 30 janvier 2006.
| Le 21 janvier
2006, à saint Germain l'Auxerrois, vu par notre ami Bezange
:
Le soleil brillait sur Paris mais aussi
dans les coeurs ce samedi 21 janvier, à l'heure où
le flot des 700 participants à la messe commémorative
de la mort de Louis XVI s'écoulait lentement sur le parvis
de Saint-Germain l'Auxerrois, entourant les Princes d'Orléans.
Le comte de Paris, chef de la Maison de France, le Prince Jean,
duc de Vendôme et le Prince Charles-Philippe duc d'Anjou,
auxquels s'étaient joints leur cousin Sixte-Henri de Bourbon
Parme, venaient d'assister au service traditionnel en l'honneur
du roi martyr. Le sermon avait exhorté l'assistance à
prier non seulement pour Louis XVI mais pour la France, les deux
intentions se confondant :
« Cette mort est une mort pour le pays ».
Ecartant toute nostalgie, le célébrant avait également
tenu à souligner toute l'actualité du sacrifice du
roi très chrétien, à l'heure où la France
paraît oublieuse des promesses de son baptème.
La presse était au rendez-vous, la télévision
s'entretenant avec les Princes et Bertrand Renouvin, tandis que
Jean-Philippe Chauvin répondait aux questions de l'AFP. Les
militants royalistes vendaient l' « Action française »,
« Royaliste », « Les Epées »
et la « Dépêche » de
d'Artagnan et Planchet.
Ecrivains, élus, avocats se mélaient aux lycéens,
étudiants et militants.
Une cinquantaine de convives de toutes tendances et générations
se réunirent ensuite comme chaque année dans une auberge
des environs. Le Prince Sixte-Henri avait tenu, comme l'année
dernière, à partager les repas des royalistes. François-Marin
nous fit entendre les récentes versions du « Vive
Henri IV » qu'il a eu la bonne idée de produire
sous forme de CD. Alexandre, flanqué de ses camelots lyonnais
et Thibaud accompagné de son état-major étudiant
prouvaient par leur présence que la jeunesse royaliste se
porte bien. Tous burent un verre à la santé de Portemont
retenu malgré lui loin de Paris mais présent par la
pensée.
Bezange, le 30 janvier 2006.
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