|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
« Dieppe en joie ! » Vous le savez, les Princes ne se dérobent jamais à l’appel de nos provinces. Le samedi 22 octobre 2005, le cap était mis sur Dieppe à l’invitation de la Confrérie des Chevaliers du Hareng et de la Coquille Saint-Jacques et de son « Grand Maistre » Michel Mouny !
La place de la Mairie se paraît
très vite, sous un beau soleil normand, des couleurs de nos amis
de la Confrérie des Compagnons des fromages Neufchâtel, de
la Confrérie du Hareng côtier de Berck, de la Confrérie
Saint-Fiacre de Rouen, de la Confrérie des Goustiers du Pressoir
de la Vallée de l’Yères et de la Confrérie
de Saint-Antoine…
Le célèbre port normand
garde la mémoire de ses rois au fond de son cœur. En1532,
l'accueil grandiose par la Ville de la Reine Eléonore de Habsbourg,
seconde femme de François 1er, et du dauphin François, alors
âgé de 14 ans, suscitait l’admiration… En 1617,
Louis XIII était accueilli par les échevins avec faste…
Si le déplacement était plus modeste, le fond des cœurs
était présent. Si Dieppe souriait ce jour-là,
personne n’oubliait les « folies » bruxelloises, les
aberrations des réglementations coupées de la réalité,
la Manche qui se réchauffe et les harengs qui fraient plus au Nord…
sans oublier les « grandes surfaces » et le port qui souffre
alors que planait la menace d’un licenciement de plus de trente
employés… Le sentiment d’être oublié était
fort chez certains de nos amis, gens de la mer. Des lois ? Certes ! Mais
proches des gens, et nous devisions chemin faisant des anciens textes
: Fallait-il rappeler que le Grand Traité des Pêches de 1414
citait « une lettre patente » de 1170 de Louis le Jeune, relative
au hareng salé ? Dans le souci de veiller à la pérennité
de cette pêche, oh combien nourricière, une ordonnance de
Louis XIV d’août 1681, fixait les mailles des filets ( rets)
pour la pêche au hareng, à un pouce carré, et les
bateaux de pêche devaient avoir deux lumières. Sinon, gare
! Cinquante livres d’amende… Notre histoire est riche d’enseignement.
Et nous lui tournons le dos…
Nous poursuivions vers le port, accompagné par le « bouche-à-oreille » : « Oui, c’est vrai, le Comte de Paris est venu ! » Et encore un barrage de circonstance à l’entrée du Quai Henri IV ! Tout autant pacifique que le précédent… Monsieur Varin, représentant la Jurade de Chimay, tenait à nous rafraîchir en son café de la Paix avant que de reprendre le chemin de la Mairie.
Infatigables, nos trois « Ecossais » s’en donnait à cœur joie. Avant l’heure tant attendue, nous prenions le temps de visiter l’exposition des peintures de Nicolas Canu qui ornaient le grand hall de la Mairie.
Tout le Pays réel était là ! Le Maire de Forges les Eaux, le Maire de Saint-Martin-en-Campagne, Jean-Etienne de « France Bleue »,Jean-Baptiste Maître Charcutier de Samay et son compère Jean-Marie de Bapaume. Ceux qui veillent sur les pommiers à cidre étaient aussi à l’honneur : Jacques et Marc, des « Goustiers du Pressoir ». L’intronisation de Jean-Pierre et Jean-Luc honorait Saint Fiacre alors que Claudine et Mauricette rayonnaient pour Chimay !
Les Princes furent de la partie et grossirent comme il se devait les rangs des Chevaliers du hareng après avoir passé l’épreuve du goût ! La liste ne saurait être close - et nous oublions des prénoms…- sans un mot pour Monsieur le Sous-Préfet Henri.
A l’invitation de Monsieur le Maire,tous les récipiendaires pouvaient enfin se remettre de leurs émotions autour de la grande table de coquetel entourés de leurs amis. Une bien maigre petite heure de repos nous était accordée… Le dernier rendez-vous était donné à 20 heures 30 à la salle des Fêtes de la commune de Saint-Martin en Campagne, dont le Maire n’est autre que le nouveau « Chevalier » Bernard. Dans ce dessein, nous prenions la route d’Eu… En Normandie, est-il besoin de le rappeler, toutes les routes mènent à Eu et au souvenir de Madame. Monsieur Pierre-Marie Duhamel premier magistrat d’Aumale, qui était des notre, ne nous contredira pas… Sous une belle charpente moderne rappelant le travail des charpentiers de marine, toutes les Confréries se retrouvaient avec leurs membres et amis pour déguster les délices de la Confrérie …
Une grande soirée française,
d’une France bien réelle, plus porteuse d’avenir que
de nostalgie, réconciliant traditions du passé et temps
présents en point d’orgue d’une journée que
nous n’oublierons pas de sitôt. Au large, les sirènes
chantaient dans les flots : « Ne jamais désespérer
! »
Retrouvez la suite du diaporama... Portemont,
le 27 novembre 2005. |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
©
lesmanantsduroi - Tous droits réservés. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||