vendredi 21 novembre 2008

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La moustache de Salvator Dali, marquis de Pubol, n’en revient pas !

Prendre pied en Perpignanais à la descente d’un avion… Seule Son Altesse Royale le prince Jean pouvait oser un tel sacrilège !

Des trains auraient pu dérailler en gare de Perpignan, « Centre du Monde », mais il n’en a rien été, nous vous rassurons.

Et le marquis de Pubol, grand monarchiste devant et chez l’Eternel a repris sa moustache en main…

Le duc de Vendôme visitait le Roussillon et nous oserons dire aussi un peu de Catalogne française…

Arrivé tard le soir, le jeudi 21 juillet 2005, à l’aéroport de Perpignan, le prince Jean prenait ses quartiers à Tautavel…

Parler de Tautavel, c’est d’emblée vous dévoiler le nom du magicien de ce voyage !

 

Qui mieux que le Professeur Henry de Lumley pouvait être le chef d’orchestre de ces quatre jours ? Personne.

Le Vendredi 22 juillet, une journée dense attendait le prince Jean.

A 9 h 30, suivi par de nombreux amis, le duc de Vendôme sous la conduite de l’Homme de Tautavel, pardon ! du Professeur Henry de Lumley, gagne le site préhistorique de la Caune de l’Arago et ce en compagnie de Dominique Barjot, directeur scientifique au ministère de la Recherche et professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne. Tout s’enchaîne : visite du chantier des fouilles, des réserves archéologiques, des laboratoires, sans oublier les ateliers de formation du Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel.

Vers 13 h, il fallait bien se restaurer un peu. Le site des Gouleyroux sur les bords du Verdouble tendaient les bras. Quoi de plus sympathique qu’un déjeuner avec les chercheurs, les étudiants, les stagiaires de ce fabuleux chantier de fouilles ? Rien.
Le prince Jean pouvait s’entretenir dans plusieurs langues avec des étudiants venus des quatre coins de la planète… Prince polyglotte comme il se doit !
Et le prince Jean ne résiste que difficilement à l’appel de l’eau. Le temps était propice pour un bain « delphinal »…

Reprendre le programme du jour par la visite du Musée de Préhistoire de Tautavel de 14 h 30 à 16 h. , poursuivre par un arrêt à l’exposition consacrées aux premiers habitants de l’Europe, installée dans le Palais des Congrès de Tautavel et enchaîner dans ce même palais par une rencontre avec les viticulteurs du Roussillon et du Languedoc. Le temps pour souffler se réduisait comme une peau de chagrin, alors qu’à 18 h 30, le duc de Vendôme était attendu à l’Hôtel de Ville par le premier magistrat de la cité, Guy Ilary et les membres du Conseil Municipal.

Ne croyez pas que la journée fut finie…
Nous avions tous rendez-vous au restaurant « Le petit gris » où plus de 160 convives étaient attendus. Les amis ne manquaient pas, ceux du biterrois, de Montpellier, d’Albi et même de Marseille ! Mais la palme revenait sans hésitation à tous nos amis du Roussillon et de la Catalogne, nous réservant une bien belle surprise…

Pas question de manquer aux bons usages. Monsieur le Professeur Henry de Lumley témoignait en son nom et celui de tout Tautavel de l’honneur et de la joie de recevoir un prince de la Maison de France, fils de Saint Louis.
Il retraçait l’histoire, non sans émotion, des fouilles de Tautavel.

 

Dans une telle ambiance, de bonne humeur courtoise, le prince Jean répondait chaleureusement et ne manquait pas de tirer les leçons de cette première journée.

Rappelant que son ancêtre, le roi Henri IV, avait été le fondateur du Muséum d’Histoire Naturelle, évoquant les legs du Duc d’Orléans et l’intérêt que nombres de ses ancêtres avaient toujours porté aux sciences et aux découvertes, fort malicieusement, le prince Jean se souvenait qu’en 1977, le professeur Henry de Lumley avait reçu le Prix Aumale du nom d’Henri d’Orléans, duc d’Aumale, grand aventurier…

Les convives pouvaient ainsi comprendre l’intérêt non feint que porte le duc de Vendôme à la culture scientifique et à la civilisation des bifaces. La leçon de Tautavel ?

« Ici nous mesurons ce qu’est le temps long. Ici, l’humanité se donne à voir et à penser, ici à Tautavel, il n’y a pas de sciences dures et de sciences humaines. »
« Je voudrais aussi vous dire ma sensibilité à l’égard de la civilisation des « bi-face ». Si art il y a, il n’y a jamais d’art pour l’art. Nos objets courants sont dépourvus de sens… »

Et toute cette journée a nourri les réflexions du descendant d’Henri IV :
« La transmission de la culture scientifique est primordiale pour notre société… Rien de grand ne peut se faire sans enthousiasme et sans effort… Il faut dans toute entreprise humaine, s’éprouver, mais jamais seul ! »

Et toutes ces réflexions sont tournées vers l’avenir :
« Je suis très sensible au débat autour du développement durable ».

Et le prince Jean de remettre à sa place l’idéologie du progrès…
Conscient que « L’homme, pour se développer a dû rompre l’équilibre qui le liait à la nature », le duc de Vendôme précise
« Nous devons nous aussi transmettre le meilleur de ce que nous avons reçu… »

Tautavel est le vivant témoignage de la réussite du talent et de la volonté d’une équipe.
Et Son Altesse Royale de préciser :
« La communauté scientifique française est prestigieuse, elle mérite le soutien de tous. Laissez- moi vous dire que la recherche est pour notre pays un axe d’avenir… »

A Tautavel, des chercheurs de tous les pays se retrouvent, mais plus particulièrement les « héritiers » de Rome, d’Athènes, de Jérusalem, d’Alger, d’Alexandrie et de nombreux pays d’Afrique… Le prince Jean appelle ces collaborations à se renforcer.
Et pour communiquer ?
« Le Français doit demeurer une grande langue scientifique… Ne nous laissons pas dérober ce bien ! »

« L’Homme de Tautavel » n’est pas ingrat avec celui qui prend le temps. Il nous permet de « pouvoir remonter humblement à la source » et à Tautavel, Son Altesse Royale nous confie :
« J’y puise une leçon d’espérance… Une leçon très profonde sur l’Homme et sa destinée. L’Homme debout, l’Homme abilitis, l’Homo sapiens… »
Et « travailler au bien commun dans le domaine social, mais aussi dans la ressource… »

Les viticulteurs de la région n’étaient pas oubliés. Le prince Jean louait les choix de qualité qu’ils persistaient à défendre et à développer tout en ne cachant pas combien il était attentif à la crise qui frappait la viticulture du Midi.

Nous n’avions pas vu le temps passer et nous en avions oublié une petite faim et une grande soif ! Tous attendaient que ce soit le « clan » en terrasse...

... ou le « clan » plus frileux de l’intérieur…


La gastronomie catalane palliait aisément au petit creux, – entrée de petits légumes, jambon cru et sa tranche de pain rôti suivis par de dodus encornets farcis, le tout couronné par une fougasse catalane – Pour la grande soif, ce fut plus difficile : le rosé se réchauffait bien trop vite… Ne croyez pas que le duc de Vendôme pouvait s’abandonner en toute tranquillité aux plaisirs de la table. Le prince Jean ne manquait pas de passer saluer tous les convives, s’attardant auprès de chacun. Société civile, élus de la région et fidélités royalistes pouvaient ainsi échanger quelques impressions avec lui. La belle table des royalistes du Centre Royaliste d’Action Française de Perpignan autour de Madame Baux n’était pas en reste, renforcée par des étudiants dont ceux de Montpellier autour de Jean-Baptiste.

C’était l’occasion pour Madame Baux d’offrir de la part des royalistes perpignanais, un témoignage de leur fidélité à la Maison de France : Une épingle de cravate en or ornée d’un grenat catalan (ou du Roussillon afin de ne pas froisser les susceptibilités…)

Et les surprises n’étaient pas finies…
Calme, en avant et droit, Pierre Jonquière d’Oriola avait tenu à être présent… Ce n’est pas dévoiler un secret que de dire qu’il nous est difficile à tous, d’être plus droit que lui !

L’œil plus bleu que jamais, le Cavalier français nous confiait : « Plus je vieillis, plus je suis monarchiste ! » ; Le temps semblait s’être arrêté.


La nuit, sans bruit, s’était bien avancée. Il fallait songer au lendemain…
Une nouvelle journée et non des moindres attendait le prince Jean.

Samedi 23 juillet 2005

Une visite s’imposait à Banyuls-sur-Mer. Le nom peut évoquer pour certains quelques nectars, mais le duc de Vendôme était attendu par le Professeur Gilles Bœuf pour une visite du laboratoire Arago, centre de réputation internationale en biologie marine (laboratoire de biologie marine, océanographique et terrestre de l’Université de Paris VI).

Rappelons que c’est à Banyuls-sur-Mer que fut créé dès 1855, le premier aquarium public de Méditerranée.

Cette visite prenait toute la matinée et à 12 h 30 le prince Jean était attendu à la cathédrale d’Elne.

Accueillie par le Père André Oriol, curé de la cathédrale qui représentait en ce jour Monseigneur André Marceau, évêque d’Elne-Perpignan, Son Altesse Royaliste visitait le cloître roman sous la conduite de Monsieur Jean-Luc Antoniazzi en présence de Nicolas Garcia, Maire d’Elne et de Mademoiselle Odette Traby, adjointe aux Affaires Culturelles de cette belle cité.

La pause déjeuner, vers 13 h 30, se tenait au château de Saint-Martin à l’invitation de Monsieur et Madame Bernard de Roquette Buisson. La cargolade catalane était de rigueur !

A 16 heures, « Les jardins Saint Jacques de Perpignan » prenaient la relève pour accueillir le prince Jean. Le Maître des lieux Jérôme Lliboutry, Président de la SCEA, et son épouse sont bien connus par les gourmets et amateurs de vrais légumes du terroir.

Les tomates rougirent plus que de coutumes à cette princière visite.

Arboriculteurs et maraîchers du Roussillon étaient de la partie.

La soirée se préparait et un buffet dînatoire était dressé dans le cloître de Saint-Genis-des-Fontaines. Le duc de Vendôme y était accueilli par le Premier Magistrat de la cité, Monsieur Michel Berdaguer.
Et « Les Estivales de Perpignan » battaient leur plein… Le prince Jean était attendu au « Campo santo » dans une ambiance musicale grâce au plus « latino » des groupes « américains » Pink martini.

Madame Danièle Pagès, Premier Adjoint accueillait Son Altesse Royale en place de Monsieur Jean-Paul Alduy, Sénateur- Maire de Perpignan.
L’histoire officielle retiendra que le prince Jean prenait ses quartiers de nuit, à 24 h00, peut-être afin d’éviter que les carrosses ne se transformassent en citrouilles… mais cela nous ne l’avons pas vérifié…

Ce que nous pouvons certifier, c’est que le prince Jean était toujours aussi souriant et en grande forme, le dimanche 24 à 10h10, à Lagrasse dans l’Aude voisine ! Il ne pouvait en être autrement dans un des plus beaux villages de France…


En effet nous avions rendez-vous pour la Messe dominicale en l’Abbaye canoniale Sainte-Marie de Lagrasse où Son Altesse Royale était accueillie par Monseigneur Wladimir-Marie de Saint Jean.

 

La Messe fut dite…


Et tous se retrouvèrent dans la fraîcheur du cloître pour échanger quelques mots avec Son Altesse Royale.


Le duc de Vendôme pris le déjeuner au sein même de l’Abbaye et ne manqua pas de visiter dans l’après-midi les travaux de restauration en cours et de prendre connaissance du programme à venir. Un grand et beau chantier dans lequel le Professeur Henry de Lumley ne ménage pas ses conseils.
Les meilleures choses ayant toujours une fin, Son Altesse Royale regagnait Paris par avion de Perpignan et par chance, le marquis de Pibal était afféré à quelque peinture céleste…
Dire que ce voyage en Roussillon et terres catalanes fut un succès, c’est bien peu.

Le dynamisme et les qualités du Professeur Henry de Lumley, toujours soutenu par son épouse et leurs enfants, en ont fait une grande réussite, dont nous n’en doutons pas Son Altesse Royale Jean de France se souviendra longtemps !

Avec quelques fidèles, nous relèverons, toutefois, une ombre au tableau :
Nous n’avons pas, après le dîner du vendredi 22, chanté « La Coupo Santo » !
Avouez qu’il s’agit d’une ombre de taille… Ce n’est pas l’ami Guy qui me contredira…

Néanmoins, un grand bravo à toute l’équipe de l’Homme de Tautavel !

Et gardons cette belle phrase recueillie par un journaliste du Midi Libre, reprise dans l’article de l’édition du 23 juillet : « le prince est là pour réunir quand parallèlement la politique divise »

C’est là le vrai privilège de nos Princes !

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Portemont, le 25 août 2005.

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