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Toujours faire confiance dans l’avenir…
13 juillet 1842 : Mort d’un
grand Prince.
8 décembre 2004 : Renaissance d’une grande Maison.
Sur le chemin de la Révolte,
ce 13 juillet 1842, les chevaux s’emballent.
Peu de temps après le Duc d’Orléans se meurt.
Musset en est très affecté et Victor Hugo voit ses rêves
s’envoler dans ce galop furieux. La France pleure.
Depuis 1830, le Français était devenu la langue de communication
entre l’Orient et l’Occident.
Dès 1826, Mehemet-Ali avait envoyé 50 étudiants Egyptiens
faire leurs études à Paris.
Quelques années après ce drame, Ismaïl Pacha sera formé
à l’Ecole militaire Egyptienne de Paris et les enseignements
de l’Académie militaire de Constantinople seront dispensés
en Français. En ce temps-là, l’Ottoman n’était
pas la tête de Turc…
Paris est capitale de l’Europe et près de 10% de la population
du département de la Seine est d’origine étrangère.
Depuis l’attentat manqué de Darmés, contre Louis-Philippe,
le public cesse de demander la Marseillaise à la fin des représentations
théâtrales.
L’année qui a précédé,
la France a connu les fêtes du baptême du Comte de Paris.
Oui, ce 13 juillet 1842 fut un jour sombre sur la terre de France.
L’architecte Fontaine érigera,
sur les lieux du drame, la chapelle commémorative de Notre-Dame
de la Compassion, éclairée par les beaux vitraux,
d’après des cartons d’Ingres.
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En 1968, le « déplacement
» de la chapelle permit la création de la crypte
paroissiale, réaménagée en 1998.
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C’est dans ce havre de paix et de mémoire que le Chef de
la Maison de France, Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France a appelé
ses fidèles et amis, le huit décembre 2004, Fête de
l’Immaculé Conception, pour la cérémonie de
Titulature de Son Altesse Royale, le Prince Charles-Philippe d’Orléans.
Manantes et manants se retrouvaient dans le froid.
Le Père d’Antin curé de la Paroisse accueillait les
invités en compagnie du Père Dye. Dans les poches, vivraient
les téléphones portables : Ce mercredi 8 décembre
2004, les chevaux allaient au pas. Paris se figeait dans les embouteillages…
Monseigneur le Comte de Paris et sa famille.
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Alors que Monseigneur le Comte de Paris
et sa famille faisait face aux dignitaires et membres de l’Ordre
Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem,la
princesse Adélaïde, Madame Pierre-Louis Dailly et
le Chevalier Edmond Fokker van Crayestein, Aide de camp du 49e
Grand Maître de l’Ordre, nous faisaient lecture du
livre des Proverbes et de la Première lettre de Saint Paul
aux Corinthiens.
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Le moment tant attendu est venu.
Monseigneur le Comte de Paris s’est
avancé au pupitre.
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En ce huit Décembre
2004,
Fête de l'Immaculée Conception, |
Je confère à mon neveu,
SAR le Prince Charles Philippe d'Orléans, Grand Maître de
l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem,
le titre de duc d'Anjou, avec le blason qui lui est propre.
En l'an 864, Robert le Fort acquiert l'Anjou et l'érige en 870
en Comté.
La première Maison d'Anjou compte dans sa lignée Foulque
V (1109-1143), roi de Jérusalem, son fils Geoffroy V le Bel, dit
Plantegenêt, duc de Normandie, et son petit-fils Henri II, roi d'Angleterre.
L'Anjou devient possession anglaise, mais relève toujours de la
Couronne de France.
En 1203, Philippe Auguste met fin à la première Maison d’Anjou.
Il confisque le Comté à Jean Sans Terre.
La seconde Maison d'Anjou débute en 1246. Louis IX donne cette
province à son frère, Charles, qui acquiert la Provence
et conquiert le royaume de Naples. Par le jeu des mariages, l’Anjou
revient à la Couronne en la personne de Philippe VI de Valois.
Jean II le Bon, en 1360, érige l'Anjou en duché pour son
second fils Louis. Dans cette troisième Maison d'Anjou, il faut
distinguer le roi René, grand mécène, roi des Deux-Siciles.
Par testament en 1482 l'Anjou revient définitivement à la
Couronne de France.
Monsieur, frère de Louis XIV, reçoit à sa naissance
en 1640 le titre de duc d’Anjou. Il devint duc. d'Orléans
en 1660 à la mort de son oncle Gaston d’Orléans comme
nous le rappelait encore il y a quelques jours le réalisateur René
Planchon dans son très beau film rediffusé sur la Cinquième
chaîne « Louis, enfant roi ».
A sa naissance en 1710, le petit Louis, futur Louis XV, fut titré
duc d’Anjou. Il conservera ce titre jusqu'à la mort de Louis
XIV, son arrière grand-père, en 1715, deux ans après
le traité d’Utrecht.
Ce soir, je m’adresse non seulement à mon neveu, Charles
Philippe, mais également au duc d’Anjou, grand maître
de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem,
fondateur, je le souhaite, d’une quatrième Maison d'Anjou.
Concernant l'Ordre de Saint Lazare de Jérusalem, je tiens à
lui remémorer qu’en juillet 1308, le roi Philippe le Bel
déclara « prendre sous sa garde spéciale, et sous
sa protection, le Maître, Général, et les frères
de l'Ordre de Saint Lazare de Jérusalem » afin de leur éviter
toute spoliation
Considérant par ailleurs les origines et légitimations canoniques
de 1255 par le Pape Alexandre IV, et celle de 1772 par le Pape Clément
XIV, et me référant au protectorat exercé par les
différents rois de France depuis 1516 jusqu'en 1830.
II m'apparaît maintenant évident d'assumer en tant que Chef
de la Maison Royale de France cet héritage, et de perpétuer
la tradition de protection de cette vénérable Institution,
l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem.
Ci-après transcription de la partie
manuscrite et des propos du Chef de la Maison de France :
PS : La titulature du Prince Charles Philippe ne saurait modifier
l’ordre de succession dynastique et à fortiori la place de
mon fils le prince Jean duc de Vendôme qui, à l’évidence
me succèdera lorsque le moment sera venu. J’eusse aimé
pouvoir le lui dire en face. Mais le Prince Jean m’a écrit
qu’il ne pouvait être présent.

Fait à Paris
Ce 8 décembre 2004
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L’émotion était grande.
A son tour, Son Altesse Royale le Prince
Charles-Philippe d’Orléans, Duc d’Anjou prenait
place derrière le pupitre et déclarait :
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Monseigneur, mais me permettez-vous, dans
cette assemblée, de vous appeler Cher Oncle Henri (…)
Cher Oncle Henri, donc, ce jour est très important dans
ma vie. Il est unique. Vous venez de me titrer Duc d’Anjou
(…).
C’est une lourde charge, une lourde responsabilité.
Je ne vais pas revenir sur l’histoire prestigieuse de ce titre,
vous venez de le faire avec éloquence. |
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Je vais donc plutôt me tourner
vers le présent, et vers l’avenir.
J’ai beaucoup voyagé
dans ma vie, et, malgré mon jeune âge, j’ai vu beaucoup
de choses. De belles choses, de merveilleuses choses, des cadeaux de Dieu.
J’ai malheureusement vu également
de terribles choses. J’ai vu la misère de l’Homme,
j’ai vécu la guerre, j’ai été témoin
d’épouvantables scènes, et, le pire, j’ai découvert
ce que l’Homme était capable de faire à l’Homme.
Ce que j’ai appris lors de mes
missions militaires, notamment à travers les Balkans, va me guider
tout au long de ma vie.
J’y ai vu des gens dans la misère,
avoir des attitudes de Princes.
J’ai vu des Princes, avoir des attitudes misérables.
Cet uniforme que je porte aujourd’hui
avec fierté, l’uniforme de l’OSLJ, en lui seul, n’est
rien !!!
Ces médailles en elles seules
ne sont rien !!! Elles sont de très belles représentations.
Ce qui est important, c’est de savoir si le soldat qui les porte,
le fait avec dignité, et s’il est, au-delà de l’aspect
élégant de la chose, en harmonie avec ce que cela représente.
Ce qui est important c’est de
savoir si le cœur de ce soldat est à la hauteur de l’armée
qu’il sert.
Les Ducs d’Anjou ont œuvré
pour leur pays. Ils ont luté pour la paix. Les soldats de Saint
Lazare ont bataillé pour aider pauvres et malades, ils sont morts
pour la paix.
Défendre son pays, lutter contre
la misère, se battre pour la paix… Une Utopie me direz-vous…
Surtout en des temps incertains, ou le matérialisme, l’individualisme,
et l’instantanéité, règnent sur la société.
Certes, ce combat c’est une goutte d’eau dans un océan,
mais c’est un combat de Prince. Et pour ce combat, tout homme se
doit d’être un Prince.
Ce Titre de Duc d’Anjou, Cher
Oncle Henri, j’en suis déjà extrêmement fier
et je vais être à la hauteur de ce qu’il est, de ce
qu’il représente, tant dans ma vie privée, que dans
ma vie professionnelle, et bien sur, dans le combat que je vais mener,
avec l’OSLJ, pour aider autrui.
Aujourd’hui vous me faites confiance,
Oncle Henri. Je vais être à la hauteur de votre confiance.
Merci.
Le Duc d’Anjou poursuivait par
la lecture du Te Deum et l’assistance pouvait se congratuler et
féliciter le 49e Grand Maître de l’Ordre.
Un long chemin a été parcouru. Le nouveau duc d’Anjou
est héritier d’une lignée de Princes, pour certains
hors du commun, et nous pouvons dans nos pensées retenir aussi
Don Alfonso, Duc de Cadix. Le temps qui vient est le temps de la paix,
et du travail à accomplir.
Les présents étaient invités
à se rendre dans les salons d’un hôtel du centre de
Paris pour un apéritif, et pour se faire se jetaient dans les embouteillages.
La soirée se poursuivait par un dîner, tard dans la nuit…
Notre ami, votre ami, Portemont regagnant
ses pénates, se remémorait les derniers propos de maître
Jacques Trémollet de Villers, entendu le lundi précédant
ce bel événement : « Ce
qui manque à la France, c’est un maître de maison ».
Ce soir, le Chef de la Maison de France
nous a réaffirmé, sereinement, qui était le maître
de maison. Quoi de plus naturel ?
Retrouvez les principales photographies
en visitant le diaporama.
Portemont, le dimanche 12 décembre,
3e dimanche de l'Avent, a.d. 2004
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